mercredi 18 juillet 2007

La différence entre le Tour de France et l’industrie du disque ?


La Petite Reine et le CD ont ils des points communs ?
Petite présentation avant les Pyrénées….

Connaissez vous une personne qui peut vous parler du Tour de France sans aborder le dopage ?

Connaissez vous maintenant une personne qui vous parle de CD sans parler de piratage et de téléchargement ?
Le voilà le point commun, une image en perdition.

Côté cyclisme, c’est la bérézina. Le dernier vainqueur du Tour de France, Floyd Landis a été déclassé après un contrôle positif. L’affaire Festina en 1998 avec Virenque and Co, les doutes sur le retour gagnant d’Armstrong après un cancer des testicules, les aveux du Danois Bjorn Riis et de l’équipe Télécom….Que du bon ! Ajoutez à cela la fin de la diffusion du Tour par les chaînes allemandes suite au contrôle positif de Patrik Sinkewitz et vous obtenez une belle crise. Bref, le vélo, ce n’est pas la forme, et la plus grande fête populaire de l’été en à pris un coup dans l’aile.

Côté musique, l’arrivée du téléchargement pirate et cet accès gratuitement à la musique, sans contrainte et sans intermédiaire physique a offert (la bagatelle) une baisse de près de 40% en 7 ans (Chute à l’arrière du peloton comme dirait Jean-René Godard).

L’attitude de l’UCI (Union Cyclisme Internationale) face au dopage est fort surprenante. Avec ces vices de formes et ces parapluies à peine masqués, basée en Suisse, le paradis des gens tranquilles l'UCI, la main sur le coeur lutte contre le dopage tout en mettant des batons dans les roues des actions des fédérations nationales ou de grandes compétitions comme le Tour
.

Côté industrie du disque, la lutte contre ce nouvel accès à la musique fut assez désorganisée. Et bizarrement, l’attitude des leaders du marché n’est pas dénuée de paradoxes. Comme l’UCI, les majors semblent se satisfaire de cette situation tout en criant au voleur. Malgré leurs ressources et leurs positions de leader, elles n’apportent aucune nouveauté ni aucune solution à la crise. Car comme pour l’UCI qui veut sauver la poule aux œufs d’or en protégeant les tricheurs, donc les stars donc les sponsors, l’industrie du disque ne se sent pas (encore ?) prête pour le grand saut, c’est à dire un changement radical de la production/distribution/ventes de la musique. Et comme l’UCI, ces entreprises passent pour des priviliégiés et des pourris.

Une impopularité qui ne touche pourtant pas la passion première du public, que ce soit la musique ou le vélo.
Toujours fidèle, le public est là sur les bords des routes ou devant sa TV pour acclamer les coureurs, du premier au dernier, quelques soit la nationalité. (tous égaux dans la douleur).
Côté musique, ces 7 dernières années non jamais été aussi « musicale ». la consommation de musique a littéralement explosé avec la multiplication des supports d’écoute, le retour gagnant de la musique live, la facilité des échanges, les sites Internet d’artistes et les communautés virtuelles ou non.

Seulement, dans l’industrie musicale, c’est le support CD qui à l’heure actuel paye les frais de cette crise d’image due à la numérisation. Le CD et ceux qui les produisent les distribuent et les vendent.
Et comme dans le cyclisme, il y a des abandons. Pour la musique, la route semble s’élever. Pendant que les leaders s’accrochent pour les places d’honneur à sauver des acquis, les labels et les distributeurs et les disquaires rendent leurs tabliers…Pourtant, ils ne manquent pas de talent ces coureurs….

1 commentaires:

laureD a dit…

J'y aurais pas pensé et pourtant excellente association. il est vraiment bon ton blog. bises laure