mercredi 4 juillet 2007

Autopsie d'un Buzz

On parle souvent de buzz sur Internet. Un outil marketing très à la mode dans la fin des années 90 et très utilisé par les agences de pub pour faire monter la sauce. Le principe est simple, organiser artificielement un énorme bouche à oreille qui paraissent naturel.

Avec Internet, les sites communautaires et les sites de diffusions de vidéos, nous n’avons plus que ce mot à la bouche.

L’exemple en musique de Buzz pour l’année passé est Kamini. Vous devez tous connaître cette vidéo (Marly Gaumont)





Derrière la succes story, Kamini s’est fait connaître par Internet. Le buzz a pris très vite car son clip a été diffusé par les internautes via les mails et les blogs.
Les médias traditionnels ont pris la suite. Kamini quitte la notoriété numérique pour la une diffusion sur les médias traditionnels (presse, radio, TV) il est partout et même en juin dans les bac avec la sortie d’un…album.

A l’origine donc, un buzz. Pour bien comprendre comment ça marche, je vous propose cette magnifique analyse réalisée par Sylvain Weber.

Une approche pragmatique avec l ‘évolution d’une vidéo diffusée sur différents sites (yahoo, youtube, Dailymotion….)
Une analyse in vivo puisqu’il diffuse aujourd’hui les premiers résultats de son expérience sur myspace.

En complément de ce (très bon) travail, commen disposer le concept Buzz à la musique.

les exemples ne manque pas,pour bien délimiter les zones à Buzz, je propose la création d'un buzzomètre qui ne mesure pas le buzz de la vidéo diffusée (format propice au buzz) mais sa capacité à créer un buzz.


Pour faire un bon buzz, il faut une vidéo qui crée du lien.
Le lien on l'obtient grace à l’humour, l’originalité, l’interdit ou le spectaculaire (liste non exhaustive)
Toutefois, une certaine dose de cohérence doit exister. Cohérence technique avec un minimum de qualité technique mais peut être aussi une cohérence avec une mise en situation.

Dans l’exemple de Sylvain Weber, la cohérence technique est là (c’est propre, cadré, calé)
Le détournement de l’objet escalator apporte une cohérence à la situation. C’ets absurde mais l’internaute comprend immédiatement la situation.

Pourra t on créer une échelle de mesure du potentiel buzz d'une vidéo ? A suivre...

La difficulté donc pour le communicant, c’est de produire une vidéo qui tienne compte de l'ensemble de ces paramètres. Ça marche pour Kamini, Fatal Bazouka ou en audio pour Anaïs (le buzz autour de ses premiers concerts) ou The Brassens et son succès sur Myspace.

Sorti de l’humour et de la parodie, que reste-il du buzz ? La provoque ? le cul ? la reprise décalé ?

Le buzz devient très vite difficile à mettre en place pour la majorité des productions musicales.

Le Buzz est-il compatible avec tous les genres musicaux ? Peut être...mais faire un coup de buzz pour se faire connaitre peut très être un coup dans l'eau si l'offre artistique est trop en décalage avec le reste de la production.

A moins que….l’on diffuse un concerto de Brahms joué entièrement nu pour faire un buzz sur le classique ? Des volontaires ?

0 commentaires: