mercredi 31 octobre 2007

Vive le spectacle vivant

Soirée les découvertes du Printemps de Bourges & de la Fnac au Bataclan mardi 30 octobre.
Je m’y suis retrouvez par hasard, heureux d’être dans cette salle devenue non fumeur.

Comme pour toutes ces soirées, l’ambiance était scindé entre le fan de musique au devant, debout, et les « plutôt sur invit » agglutiné au fond et sur quelques chaise (on se fait vieux).

Un programme complet avec Imbert Imbert, Cocoon, Gomm et Sharko.

L’occasion entre deux verres de rencontrer acouFun qui propose des solutions préventives pour la protection de nos petites oreilles présentées par un gars sympa.

Avant d’attaquer avec la musique, nous avons eu droit au discours de Monsieur ADAMI, aussi a l’aise à l’oral que le petit Quentin pour son exposé sur les grenouilles en CM1.
Du grand show.
Entre ambiance maître d’école et démago chez les jeunes, cet homme, dont le nom m’échappe, a, en moins de 10 minutes (qui en ont paru 20) propagé un dégoût pour l’ADAMI.
Mission accomplie donc.

« Vous les jeunes, quand vous achetez des CD ou des baladeurs, une taxe sur la copie privée va à l’ADAMI qui organise 4000 événements pour promouvoir la musique et les jeunes groupes. La copie privé, c’est donc bien »
Wahou, ça c’est du discours ultra puissant. Tu veux vraiment qu’on s’intéresse au mode de redistribution de l’argent ?
Après, il s’est embourbé dans le « spectacle vivant » (parce que le spectacle mort avant la Toussaint, c’est mal vu ?) et « les musiques actuelles », une appellation que je supporte de moins en moins.

Le clou de son intervention est a se départager entre trois répliques :

  • « C’est grâce à la copie privé que ces artistes sont là », les labels aprécirons (car ils ont de l’humour), les deux autres partenaires de la soirée, la très téméraire Fnac et le réseau Printemps seront content d’apprendre que les frais de la soirée sont à la charge de l’ADAMI.

  • "On va commencer avec Gomm, puis on aura Imbert Imbert et Sharko puis à la fin Cocoon et on commence par Imbert Imbert". Le monsieur Loyal qui ne connaît pas l’ordre du programme ça fait toujours un peu con, surtout pour un concert de « musiques actuelles » (en oppositon avec "musiques historiques" ?) pour les « djeuns » comme il dit qui se passe bien, en général d’un monsieur Loyal.

  • « Je vais demander qu’on ferme le bar pendant que les artistes joue, car la place est aux artistes, et ici c’est un lieu pour les artiste, pas un bistrot ». On est pas à l’opéra Garnier, mais le Bataclan, qui fait son chiffre (comme la majorité des salles) sur le bar à bien dû se fendre la poire.

Je vous laisse choisir le clou du spectacle.

Côté musique, Imbert Imbert était bien en dessous d’un Loïc Lantoine mais presque plus prétentieux qu’un Francis Lalanne, un vrai carnage.
Cocoon était très bien (à part le clavier midi). Les interventions entre les chansons faisait plus sourire qu’autre chose mais l’ambiance musicale était chaleureuse malgré la configuration de la salle (400 personnes pour un duo clavier/guitare).
Comme disait ma voisine de bar « il aurait dû jouer avec une batterie », c’est sur, il le font jamais, ils sont trop con ces artistes.
La palme revient à une illustre inconnue qui a hurlé contre le bar « fermez vos gueules au bar, putain, on est a un concert ici, vous faites chier » qui, comme les « assis » prête toujours à sourire, la vulgarité en plus…
Rattrapé par une gastro, je n’ai pu voir la fin de la soirée.

Artiste n’acceptant pas de prendre des risque (merci de faire silence disait Imbert Imbert), un public qui transforme en musée sa salle de spectacle et le sacro saint bar montré du doigt, vraiment, le spectacle vivant avait hier un drôle de masque mortuaire.

3 commentaires:

jacinthe a dit…

Très très bien raconté ta soirée ! Merci beaucoup :)

toli a dit…

J'étais tout devant, heureusement. Imbert Imbert le "roman-trique" m'a laissé de marbre, mais Cocoon, j'ai adoré ! Cocoon c'est un voyage tamisé au pays des câlins. c’est un sublime hymne aux câlins délicats et aux bisous tendres.

Fried a dit…

C'est con que t'aies loupé Sharko, j'aurais pu faire mine de connaître au moins un des groupes présents.
Dis-donc, t'as lu cet article du Monde ?