jeudi 13 décembre 2007

le web marketing dans la musique classique


Dernier volet de la table ronde organisée par le bureau de l'export, la promotion de la musique classique. Vaste débat. Autour de moi, Trois invités venant de 3 domaines différents :
Alban Cerisier, responsable du site Internet de Gallimard
Frédéric Lalanne
, responsable de l’interactivité à Radio Classique

Dominique Pavlin de I-Ozo, venu nous présenter le NCD.

En guise d’introduction, un diaporama présentait le web marketing.
Ce document est disponible ici en PDF. J’en suis l’auteur alors n’hésitez pas à me poser des questions, soit par mail, soit par ce blog.
Les intervenants nous ont ensuite proposé des applications réelles de web marketing.


Du Web 1.0 au Web 2 .0


Gallimard, c’est un peu l’Universal de l’édition, la passion en plus. Un grand groupe (mais plus forcément le plus grand) une offre exceptionnelle que l’on peut résumer en deux chiffres :

  • 2000 nouveautés par ans
  • 60 000 références
Un catalogue allant de la Pléiade à Harry Potter, de Pennac aux Folio découvertes. Le monde de l’édition a beaucoup à apprendre du marché du disque mais il a surtout beaucoup à nous apprendre. Vendeur d’écrit par essence, les éditeurs sont bien présents sur la toile, et peut être mieux présent que les éditeurs de musique. L’exemple de Gallimard est flagrant.
Un premier site « catalogue » proposant l’offre Gallimard (web 1.0) a été, dès 2004, remplacé par un site plus interactif. Voici les principaux points de leurs évolutions :
  • l’offre. Un site portail donne accès à une multitude de sites spécifiques (un part collection) voir un par événement (dernier Pennac, dernier Harry Potter…)
  • La cohérence. Tout en gardant l’identité Gallimard, chaque site est à l’image de la collection, et composé pour son public.
  • L'interactivité. Infos, sorties, références de livres sont complétées par des interviews vidéos, des quiz (très sympa), des liens thématiques vers d’autres sites, des blogs, des concours….
  • Un pied dans le futur. En attendant la nouvelle version « encore plus web 2.0 » au salon du livre 2008, Gallimard, qui a lancé un grand projet de numérisation de ses ouvrages, propose déjà en ligne la recherche par mots clés à l’intérieur de l’ouvrage et le feuilletage via flash, du livre.


De la playlist à la base de données

Radio classique
a lancé en 2007 un programme de web radio thématique et multiplie donc ses canaux.
En complément de l’hertzien, l’auditeur peut écouter en direct la radio via Internet. Nouvelle étape donc avec la création de 9 webradios sortant des thématiques traditionnelles (époques, genres…).

Des webradios pour des primo écoutant
  • Radio classique cinéma
  • Radio classique 100% tubes
  • Radio classique R’classique
Des webradios pur des moments dans la journée
  • Radio classique zen o buro
  • Radio classique lounge
Des webradios thématiques traditionnelles
  • Radio classique baroque
  • Radio classique les voix
  • Radio classique synphonique
Et enfin, une webradio qui a fait débat devant les éditeurs de musique, la webradio HD, diffusée en 5.1, pour répondre à une demande croissante d’auditeur équipé en home cinéma… « Radio Classique propose une expertise en musique classique, c’est notre savoir faire. »Pourquoi Radio Classique fait-il le pari des webradios ? Quels sont les objectifs de Radio Classique avec cette politique de flux ? Radio Classique expérimente avec ces webradios et apprend un nouveau métier, celui de gestionnaire de bases de données. Un exemple donc d’un média qui évolue avec le numérique.


Physique, numérique et live


Enfin, Dominique Palvin nous a présenté le concept NCD. Un marquage unique sur chaque CD pressé permet d’offrir des accès privilégiés aux détenteurs du CD. Une fois dans son ordinateur, comme avec l’opendisc, l’auditeur a accès à un espace personnalisé. L’objectif de I-Ozo et de Sony DADC est d’offrir des offres cohérentes autour du CD. Accès inédit sur Internet, réduction à des concert. Le CD devient une clé, un accès un des zones privilégiées. Comme dans une stratégie de web 2.0, le rapport entre l’émetteur de musique et l’auditeur est changé. On développe ici un accès privilégié.

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