jeudi 28 juin 2007

Plus Vite que la musique…en ligne ?

La grande nouvelle, c’est l’annonce de lUFC que Choisir sur la suppression des DRM sur les plateformes de téléchargements ;

Petit rappel
Les DRM (Digital Right Management) sont associés au fichier numérique et limite artificiellement son nombre de copies, de transfert : permet se reconnaître le fichier, de savoir qu’il a été acheté légalement.

Ce petit procédé a permis de décoincer les éditeurs un peu froids à l’idée de balancer leur catalogue sur le net comme un père Noël pourrait le faire avec des cadeaux dans des pantoufles aux pieds des sapins.
Mais bon, les pères Noël n’existent pas et les réseaux P2P sont déjà très bien alimenté.

Le souci des DRM, dans un monde où les baladeurs ne sont toujours pas compatibles avec tous les formats, l’ajout de DRM limite encore la compatibilité des players avec les baladeurs c’est qui donne pour le consommateur honnête et soucieux d’acheter en ligne de très mauvaises surprises.

De plus, le DRM s’avère être un véritable placebo car une gravure du fichier avec DRM et une réimportation en MP3 fait littéralement sauter la protection.

Peu efficace mais vraiment pas pratique, le DRM, pourtant acclamé en 2005 et 2006 au a pris un coup de chaud. EMI a tiré le premier en mettant à disposition une partie de son catalogue sans DRM mais facturé 1,29€ au lieu de 0,99€. De nombreux indépendants proposent déjà leurs morceaux en MP3 sans aucun DRM.

Le DRM semble vivre ses dernières heures mais pas si vite. Tous comptant d’acheter sur Music Store (la plateforme d’Apple) des fichiers sans DRM, des internautes ont découvert que les fichiers comprenaient des mouchards comprenant des infos (nom, prénoms adresse mail) de l’acheteur potentiel.

Vers un marché Big Brother ?

Non, pas du tout, c’est pas le genre, en tout cas, la parade Privatunes réalisé par Ratiatum.com ne semble par faire que des heureux.

Alors que les pontes de l’industrie tendent lentement vers une forme d’interopérabilité. En effet, Steve Jobs (le boss d'Apple) a condamné les DRM, il a bon dos puisqu’il refuse que d’autres plateformes utilise son fichier propriétaire.
Tout le monde reconnaît que la compatibilité des support et des contenus est une nécessité mais personne ne veut lâcher en premier la barre.

Une fois de plus, l’industrie rate un wagon. Pas d’accord sur le standard alors que la prochaine « révolution » arrive à grands pas. Après la portabilité, c’est l ‘échange entre baladeur (comme le projet Zune de Microsoft) et l’accès wifi (sur le nouvel Archos) qui débarque.

Une musique encre plus volatile, encore moins contrôlable.

Toujours une longueur de retard !

mardi 26 juin 2007

Mangez des pommes…et de la galette


Les chiffres sont tombés :
Apple Music Store est le troisième disquaire américain derrière Wal Mart (15,8%) et Best Buy (13,8%) avec 9,8% de part de marché pour le premier semestre 2007. Il devance le site de vente en ligne Amazon (6,7%).


iTunes arrive derrière deux grandes surfaces dont le gargantuesque Wal Mart. Best Buy se différencie par une offre relativement large pour une grande surface.

212 millions d’albums ont été vendus aux USA soit une baisse 7,5% par rapport au premier semestre 2006. Pali Ressearch estime à 15% la baisse pour 2007 des disques CD. Cette baisse sera accélérée ou pas suivant la stratégie du groupe Best Buy et sa possible réduction d’offre de Cd dans ses linéaires.

Côté numérique, Pali Ressearch (en la personne de Richard GreenField, grand spécialiste) prévoit une baisse de la musique en ligne entre 0,8% et 4,9 %.

Un peu d’optimiste quand même avec ces données du NPD group, l’analyste de la consommation américaine, qui prend sa source d’information aux niveaux des distributeurs. Selon son étude, la somme des ventes de CD, du numérique et des autres formats seraient en hausse de 14% par rapport à 2006.

En résumé, on consomme de moins en moins de CD. Ces derniers sont appelés à limiter leurs espaces en magasins. La vente numérique progresse malgré sa baisse car cette baisse est inférieure à la chute du CD.
Mais, et c’est le paradoxe, on n’a jamais autant consommé de musique. Ces chiffres ne tenant pas compte du piratage, ça ne laisse aucun doute le vinyl est de retour !

Alors, elle n’est pas belle la vie ?

vendredi 22 juin 2007

La fracture numérique aura bien lieu

Vu dans le TGV le mois dernier.

Assis en seconde, descendant dans le sud, j’avais mon iPod sur la tablette et Le Monde entre mes mains. Mon voisin, lui, lisait Les Echos entre deux coups de téléphone avec sa boite (entreprise maritime) situé à Marseille.
Nous voguions gaiement à 300km/h mangeant de l’article de presse avec un zest de musique pour ma part.

Profitant d’une pause dans mon écoute, mon voisin m’interroge sur ce petit engin que je manipule avec un doigt.
« Excusez-moi monsieur, je regarde ça depuis tout à l’heure, mais c’est quoi votre truc ?
- À ça, c’est un baladeur MP3, un iPod, le numéro 1 des ventes.
- Ça marche comment ?
- Vous avez un ordinateur ?
- Oui
- Ba, pour faire simple, c’est comme un petit ordinateur. Vous stockez des fichiers musicaux dedans. Elles se classent toutes seules par artiste / album / genre…Là, j’ai un 4Go, je peux stocker environ une semaine non stop de musique. Après ça fonctionne comme un walkman traditionnel sauf qu’on utilise la petite molette comme ça pour choisir ses morceaux.Ensuite vous mettez les écouteurs et vous écoutez la musique
- Ah…bien, mais comment met on la musique dedans ?
- Avec votre ordinateur. Soit vous achetez la musique en ligne et vous la mettez ensuite dans votre baladeur, soit, plus simple, vous importez de la musique de vos CD. Vous les enregistrez dans votre ordi puis vous les transférez dans votre baladeur.
- A très bien. Mais on ne peut pas écouter de musique classique alors ?
- Ah si, il vous suffit d’enregistrer la musique classique que vous avez sur vos CD sur votre ordi et puis hop, vous le mettez dans votre iPod !
- Ahhh…D’accord…
- C’est comme un mini ordinateur, vous mettez ce que vous voulez, la Callas, du Brassens, du Bob Dylan
- Et on peut vraiment mettre du classique ? »

L’espace d’un moment, j’ai cru que ce brave homme, une petite cinquantaine, niveau de vie aisé, bon niveau d’étude, se foutait royalement de ma gueule.
Mais non, il était on ne peut plus sincère. Voilà, l’image qu’avait cet homme de la musique en ligne. C’était de la variété, de la pop, de la soul (ce qu’on voit sur les pub iPod) mais en tout cas pas de classique.

Bref, la fracture numérique, si chère à notre précédent président est bien plus grande que prévue. Nous voilà beaux, 8h par jour devant un ordi, à bouffer du flux RSS, on oublirait presque que le monde n’est pas comme nous !

Merci Monsieur pour cette prise de conscience !

jeudi 21 juin 2007

Du courant pour de la musique


26 ans et toutes ses dents. Cette manifestation créée par le ministre de la culture Jack Lang est devenue un événement incontournable et France. Un événement qui s’exporte. Populaire, la fête de la musique est présente sur l’ensemble du territoire.

Libre à chaque musicien amateur ou pas de jouer dans la rue sans avoir le moindre centime à reverser à la SACEM pour toutes ces reprises jouées.

Fait du bruit pendant la fête de la musique puisque, cette nuit là, le tapage nocturne n’existe plus.
Bonjour l’été, c’est la fête !

Si en théorie, tout le monde à le droit de jouer, la pratique est moins évidente. Par faute d’électricité, c’est plutôt les enceintes des bistrots (la plus part du temps sans groupes) que des scènes que nous voyons.
Donc beaucoup de bruit, beaucoup de sonos, beaucoup de bières et de barbecue (cool) et beaucoup beaucoup de marche. Sans électricité, tu ne peux exister pendant cette soirée, c'est EDF qui va être content !

Comme chaque année, ma fête de la musique va ressembler à ça : 2 dolipranes et au lit après un bon concert et un coup à boire devant un jeune groupe de musique, même si je doit entendre 47 fois par heure le dernier Mika à 98 db dans mes ballades nocturnes.

Bonne fête de la musique à tous et viva la musica !

mercredi 20 juin 2007

De la distribution numérique à la distribution physique
Introduction

Introduction de mon mémoire, défendu devant jury en juin 2006 à l'université d'Avignon et des pays du Vaucluse, réalisé pendant mon stage à Abeille Musique début 2006. Chaque publication extraite de mon mémoire sera remise à jour et disponible (coming soon) en PDF.


Le MIDEM 2006 marque un tournant vers le numérique pour l’industrie du disque. Encore balbutiante, la vente en ligne est l’Avenir. La technologie web et le développement de la téléphonie mobile et des baladeurs MP3 vont en tout cas dans ce sens. En 2006, les premières percées du marché semblaient efficaces, la progression depuis 2005 était exponentielle.

Pourtant, la vente des CD dégringole et le numérique incontestablement le nouveau terrain de la vente et de la promotion musicale malgré la baisse des ventes de téléchargement enregistré durant l’année 2007.
Actuellement, aucun des distributeurs, des producteurs, des labels, des artistes et des structures de vente – malgré les efforts développer ces dernières années, ne peuvent se prononcer sur la mise en place du marché en ligne, en manque de modèle économique fiable.
La technologie évolue vite, bien plus vite que le marché du disque.
L’industrie du disque, troisième produit culturel derrière le livre et le DVD, perçoit l’avenir avec une visibilité d’à peine six mois, du jamais vu dans aucune industrie. Le marché mondial de la musique commence sa mutation. C’est donc la transition du support physique vers le tout numérique qui s’engage.

Cette transformation se fait à tous les niveaux de l’industrie musicale. Les majors comme les indépendants s’orientent et investissent le numérique. Abeille Musique est un distributeur indépendant. Son catalogue, majoritairement orienté classique, jazz et musique du monde, s’ouvre à l’électro, le rock, le reggae, la musique pour enfant, la variété française et internationale... Abeille Musique bénéficie d’une notoriété et d’une croissance accélérée par le succès du coffret Mozart.

Dans une économie en pleine mutation, le rôle de distributeur indépendant s’avère complexe. L’entreprise évolue vers le numérique sans aucun indice sur la disposition future de ce marché. Depuis 1999, Abeille Musique a su utiliser au maximum le potentiel d’Internet pour accroître son développement. Site de vente en ligne (une première pour un distributeur), site d’information sur la musique et le monde de la musique, web, radio… sont des exemples qui marquent la profonde volonté pour Abeille d’utiliser au mieux l’outil numérique.

La situation économique dans la musique manque de visibilité. Une crise profonde, à chaque échelon de la production, de la distribution, et de la vente intensifie les rapports de force entre les différents partenaires et réduit les marges de manœuvre de chaque acteur, au détriment des plus faibles, condamnés à la disparition. Pour aborder le marché numérique et percevoir les nouveautés, il est indispensable de situer son discours selon un point de vue et de l’intégrer ensuite dans l’ensemble du système économique.

C’est le cas d’Abeille Musique, distributeur indépendant, avec une large offre classique et une offre croissante dans tous les autres genres musicaux (hors Rap). C’est pourquoi l’ensemble des genres musicaux est abordé et pas seulement le classique.
Dans ce marché du disque en pleine mutation, il est essentiel de comprendre le fonctionnement et le contexte économiques d’un point de vue général pour définir les obstacles à la distribution classique des indépendants et définir les objectifs de la distribution numérique.

À Abeille Musique, la distribution physique, cœur de l’activité, est associée depuis 1999 à une vente en direct pour les particuliers (20% des ventes) et sera, à partir de septembre 2006, associée à une distribution numérique. Concurrence ou complémentarité, comment un acteur de la distribution physique aborde-t-il le marché numérique ?

Pour cerner les enjeux, il est indispensable de définir les acteurs du marché physique actuel, ainsi que sa situation. La crise du disque est au cœur du support physique, au niveau du téléchargement pirate mais aussi, et surtout dans le cas d’un distributeur, au niveau de l’offre. La distribution numérique est en pleine croissance exponentielle et une organisation apparaît. Qui en sont les acteurs ? Comment cette organisation fonctionne-t-elle ? Quelles sont les contraintes pour un distributeur numérique pour diffuser son offre en ligne ? Enfin, objectif de la troisième partie, quels sont les enjeux de la distribution numérique pour un distributeur indépendants fortement axé sur le classique ? Le numérique est-il un concurrent ou un complément au support physique ? Quelles seront les conséquences sur la consommation ?

Tout au long de ce mémoire, je souhaite mettre l’accent sur une nouvelle façon de concevoir l’industrie du disque. Aujourd’hui, il n’est plus question de parler de marché de la musique mais des marchés de la musique.
L’avenir de la musique, qu’elle soit dématérialisée ou non, passe par la segmentation du marché où Internet sera d’abord un outils avant d’être une solution à part entière.

mardi 19 juin 2007

En avant vers le futur !


Tout va décidément très vite en technologie et dans ce domaine, le Japon a définitivement une bonne longueur d’avance sur nous.

Le site Génération Nouvelles technologies nous rapporte le dernier gadget high-tech inventé par Bandaï, surtout connu en France pour ses jeux électroniques mais redoutables producteurs et distributeurs de musiques. Bandaï présente donc un programme qui permettra d’accéder à une musique en… photographiant son visuel.
150 000 CD sont déjà répertoriés, nous annonce la firme nippone.

Pour nous, pauvres européens aux portables 3G (max) c’est tout bonnement de la science fiction.
Finis les drames de l’Homme moderne ne connaissant pas l’orthographe ou le nom de l’artiste : une simple photo de la pochette (CD), d’un article, d’un prospectus ou d’une affiche vous donne accès à sa musique. Plus fort que les liens Bluetooth sur certaines affiches en villes qui vous permettent de télécharger gratuitement un extrait de l’artiste, ce système est un véritable outil de reconnaissance visuel pour la musique, inimaginable dans le plus vieux des James Bond.

L’air de rien, Bandaï vient d’inventer le moteur de recherche par image version tout public. Invention sans suite ? A suivre…
Cette « trouvaille » serait facilement exploitable par les locomotives du marché (qui n’ont pas toujours le même visuel suivant les pays) mais de nombreux artistes passeraient encore à travers les mailles du filet : si votre visuel n’a pas de visibilité, cette invention ne vous est d’aucune utilité.
Joli paradoxe entre les inventeurs de technologie et l’industrie du disque. L’un invente un outil et l’autre crie la mort du CD.

En tout cas, le mélomane averti et le fan de musique ultra consommateur veulent aller plus loin.
Et oui, la musique, c’est d’abord du son avant d’être de l’image… Alors, à quand le portable karaoké qui retrouvera albums et discographie du morceau chanté ?
Imaginez la Callas chantée par votre voisine dans le métro qui vous ramène à Tokyo.
Vive le futur et vive la technologie !

lundi 18 juin 2007

Le logo de trop


A quelques jours de la fête de la musique, une initiative de quelques artistes, Christian des Têtes Raides en tête ouvre un débat forum :
Comment rémunérer justement les artistes ?
Quel avenir pour le disque ?
Quelle place pour la musique aujourd’hui ?

Un blog très enrichissant est d’ailleurs en ligne pour toutes âmes mélomanes qui souhaitent intervenir.
On y retrouve de nombreux artistes issus de ce que la presse bien pensante appelle la « nouvelle scène Française » (distribués par Warner Music et Universal Music, à l’exception de Lola Lafon, produite par Label Bleu, distribution Harmonia Mundi).
Des vidéos illustrent le propos avec, en clou du spectacle, un « chut » d’une minute de chaque artiste lors de leurs concerts de la fête de la musique.
J’applaudis des deux mains cette initiative mais mon enthousiasme pour ces artistes émérites s’est arrêté net à la vue de l’immense logo qui traîne en haut à gauche : Fnac.com, partenaire de l’événement.

Super.

Monsieur Denis Oliviennes, directeur de la Fnac, derrière la bannière « agitateur culturel », lâche les chiens.
Pour information, les magasins Fnac sont classés en 4 catégories. Les plus petites catégories ne sont plus libres d’acheter leurs CD. Seuls les disques centralisés (décisions d’achats prises par le siège) sont disponibles, un freins à l’offre et à la diversité. De plus, une partie du catalogue, pourtant disponible sur fnac.com n’est pas disponible en magasin, même sur commande. Pour lutter contre la baisse des ventes de disque, les magasins Fnac accumulent les stars du showbiz (tous en tête de gondole) fortement téléchargées et ce, au détriment de groupes moins connus, moins populaires, plus en marge mais aussi moins victimes du piratage. En d’autres termes, la Fnac ne remplit pas son rôle de disquaire, mais fait dans le volume…le gros volume.

Réductions des espaces de vente, suppressions des postes de vendeurs et faible nombre des bornes d’écoute, une visite à la Fnac « nouvelle génération » de Cergy vous montre comment la Fnac tente de vendre des albums avec des visuels (plus de bac à farfouiller, que du facing), ce qui réduit le nombre de références. Et la présence de l’espace cafétéria n’arrange rien à la chose. Plus de baladeurs MP3 et d’écrans plats, moins de disques, voici donc à quoi ressemble l’enseigne Fnac qui pourtant tient tellement à la diversité culturelle.
La Fnac, leader des Grandes surfaces spécialisées, a une offre de plus en plus proche des grandes surfaces alimentaires, certes sans les vulgaires compil’ 4 CD mega mix à 5€ mais avec une offre et une qualité de service de plus en plus proche de nos Auchan et autres Carrefour, temples de la consommation.

Alors oui, Monsieur Olivennes, c’est pas joli-joli de faire les bons samaritains en aidant cette belle initiative pour dorer le blason de la Fnac qui devient de plus en plus .com. La Fnac est le principal point de vente des labels et producteurs indépendants (au minimum 50% de leur chiffre d’affaires) puisqu’il n’y a plus de disquaires en France, ou si peu….
Ce choix arbitraire totalement opposé à l’image « d’agitateur culturel » continue d’avoir des conséquences dramatiques sur la diversité de l’offre musicale en chanson, en variété mais aussi en jazz et classique…dont bon nombre d’artistes et de disques sont réduits à bien plus qu’une minute de silence.

Au programme

Bonjour et bienvenue sur mon blog. Découvrez tous les jours coups de gueule, coups de coeurs et quelques pistes de réfléxion extraites de mon mémoire "de la distribution physique à la distribution numérique", rédigé en mai 2006, en pleine remise à jour.
A bientôt !

Frédéric Neff