vendredi 27 juillet 2007

Fac B – Les niches dans l’arène


Deuxième volet d’analyses des chiffres des deux premiers trimestre 2007 par l’Observatoire de la musique.


1 – La place des indépendants

Voilà une demi-surprise dans les deux bilans des deux premiers semestres 2007. Une progression des indépendants progressant de 20,9 à 22,01%
Explication : Cette année, malgré les belles performances de Naïve, Pias et Wagram, il n’y a pas eu de « hit » chez les indépendants. Pas de Carla Bruni à 1 000 000 d’unités, pas de coffret Mozart à 100 000 unités en 5 mois mais de bons disques faisant leur bonhomme de chemin comme Les Rita Mitsouko (Wagram) Pink Martini (Naïve), Aaron (Discograph), ou Artic Monkey (Pias)…
Par contre, la place des indépendants dans le classique, le jazz et la musique du monde est en pleine croissance, et donc, sur la moyenne, cela suffit pour avoir une augmentation générale de la part des indépendants.


L’écart premier / second semestre 2007
En six mois, la tendance se déssine. La part d’indépendant passe de 41,3 à 42,4% en classique, de 30,6% à 37% en jazz/blues et de 52,5% à 61,3% en musique du monde. Explosion des indépendants ou recul des marjors ? On remarque que les majors sont omniprésentes dans les charts de ces trois catégories. Quelques indépendants viennent troubler le top 10 comme par exemple Harmonia Mundi avec Alexandre Tharaud et Abeille Musique avec son coffret Chopin pour le classique.

En analysant un peu plus les données de l’Observatoire de la musique, malgré une omniprésence des Majors dans les Charts (c’est une tradition) les indépendants occupent la plus grande place de ces secteurs dit « de niche » car pas « tout public ». Plus de références moins vendues donnent plus de volume que moins de références vendues plus, logique. On peut noter donc une augmentation de la production Indépendante face à un recul de l’offre des majors.

Le nombre de références vendues à au moins une unité, soit 194 176, est en augmentation de +5% par rapport au 1er trimestre 2006.
Le nombre de références vendues à au moins une unité, soit 177 229, est en augmentation de +4% par rapport au 2ème trimestre 2006.
Malheureusement, impossible de savoir à quelle hauteur les majors reculent en termes d’offre dans ces catalogues (baisse des fonds de catalogue) illustrée par la recrue d’essence des rééditions d’album de majors par des indépendants. L’augmentation de la part de marché des indépendants se réalise donc en partie pour les secteurs de niche.
Malgré la théorie de la long Tail, on ressent un recul des majors dans l’exploitation du fond de catalogue. Attitude logique si ces entreprises souhaitent appliquer la théorie de l’anglais sur le numérique : créer un manque sur le support physique pour orienter le public vers le choix infini du numérique. Toutefois, pour l’instant, l’offre sur plateforme légale ne va pas (encore) dans ce sens…

2 – Le recul des GSA


La nouveauté de cette année 2007 sera le recul des GSA (grande surface alimentaire) qui vont perdre l’étiquette de premier disquaire de France. En valeur c’est déjà fait, la perte de la première place en volume est à prévoir pour les mois à venir.

A cela, on peut poser deux causes à ce recul. L’augmentation des GSS (Grande surface spécialisée) avec l’ouverture de centre Culturel Leclerc et d’autres enseignes (nouvelles Fnac, Cultura) en zone péri-urbaine.
Avec une baisse des ventes très fortes ces dernières années, le CD n’a plus la valeur ajoutée des années 90 pour les grandes surfaces. Sa fonction produit d’appel est remplacée par le DVD mais aussi les jeux vidéo (en pleine explosion actuellement avec un choix de jeux et de console digne de la grande époque) mais aussi la place plus importante accordée à la High tech (écran plasma, baladeur MP3, ordinateurs…)
Là encore, ce n’est pas une nouveauté. L’augmentation de part de marché des GSS se fait en symbiose avec le changement de politique de son leader, la Fnac, qui tend vers une stratégie de grandes distribution tant sur sa négociation avec ses fournisseurs que sa stratégie commerciale. Le plus significatif est plus bas…
La décroissance la plus marquée est relevée pour le canal « autres » (VPC, disquaires, petites librairies…) dont les ventes accusent une baisse de -27,4% en volume et de -29% en valeur. Ce canal ne représente plus que 5,8% des ventes de CD audio en volume et 6% en valeur, en retrait respectivement de -0,8 et -1,1 point par rapport au 2ème trimestre 2006.
En résumé, plus de productions dues à une augmentation de l’offre des indépendants dans les secteurs de niches ; En contre partie, les magasins sont en baisse (de – 22,9% en volume et –18,5% en valeur pour les GSA et –10,4% en volume et –12,8% en valeur pour les GSS).

Baisse de valeur plus importante que la baisse de volume pour les GSS ?
Ça voudrait dire que la baisse des ventes serait compensée par des ventes sur « opé » à prix sacrifiés. Théorie plus que plausible au regard des rayons des GSS tout au long de l’année avec les prix verts, rouges et de toutes les couleurs de l’arc en ciel.

Pourtant, avec la baisse de vendeurs alternatifs et indépendants, les GSS sont les principaux points de ventes pour les secteurs de niche avec respectivement 69,6% du classique, 73,2% en Jazz/blues et 70,4% en Musique du monde.

En conclusion, le principal vendeur de disques indépendants (devenu leader par la non participation des GSA et la disparition des disquaires) détient dans ses bacs l’avenir de la production indépendantes mais tend, en réponse au marché, vers une politique de grande distribution peut compatible avec une offre de niche.
En clair, les secteurs de niche sont dans l’arène, au côté de Christophe Willem, Tokio Hotel et Fatal Bazooka !

jeudi 26 juillet 2007

Vente en baisse…comme d’habitude


L'observatoire de la musique diffuse les chiffres du second trimestre 2007.
a première vue, il n'y a pas grand chose à dire
Le site Ratiatum en fait un bon résumé :

17,7 millions de supports ont été vendus dans l'hexagone, pour un chiffre d'affaires de 249 millions d'euros (- 17,1 %)
À part peut être cette info « utile » sur le support. Le single perd 53% (enfin !!!!) Avec une offre qui enveloppe quasiment l’ensemble des meilleures ventes, les singles tendent à disparaître des bacs. Dommage pour les marges énormes que faisaient les producteur/distributeur/vendeurs sur ces produits vendus (très) cher pour pas grand chose (3 titres, boitier carton) L’héritier du 45T sera donc le MP3 avec ou sans DRM, avec ou sans vidéo bonus, avec ou sans téléphone portable. La disparition prochaine du single n’est pas une surprise. Il était temps. Je me rappelle du single de Schnappi Krokodil, par ULM/Universal, sorti en septembre 2005 pendant mon CDD à Actes Sud. On en avait commandé deux pour rire (j’avais depuis janvier, grâce à Internet, exaspéré mes amis avec cette chanson allemande). A ma surprise, il y avait sur la pochette carton IMPRIME (et non stické comme le voulait la tradition) « Téléchargez la sonnerie de Schnappi au numéro suivant » en blanc sur un fond rouge des plus choux. Bein quoi, avec tous ces portables et ces connexions internet, qui peut bien encore acheter des singles ? Ceux qui n’ont ni Internet, ni accès à la vente en ligne, ni envie ? A oui c’est vrai, on les avait oublié ceux-là….
Autre grand perdant de ce trimestre (et ce n’ai pas non plus une surprise) le DVD.
– 30% en valeur (paf) et -24 % en volume (ouch)... pour celui qui devait sauver le CD en 2002, bonjour la gueule de bois.
Pourquoi une telle baisse de cet ex-produit phare ? D’abord l’offre, voyant la poule aux œufs d’or se profiler, la tentation a été trop forte pour beaucoup et de nombreuses « bouses » ont envahi les bacs, à des prix assez virulent (à l’époque compté environ 20 euros pour un live de 45 minutes mal enregistré). Juste retour à la normal pour l'offre d'où la baisse de valeur. Second hypothèse, la pratique du DVD musical. Je n’ai pas (encore) fait de recherche dans ce domaine, mais l’utilisation du DVD musical est moins habituelle que le CD, moins courante malgré un caractère plus convivial. Enfin, il monopolise son et image, alors qu’on peut voir tout ça sur Youtube ou Dailymotion, de façon plus libre et plus décontracté, sans monopolisé un appareil (TV, lecteur DVD) en surfant sur net, à son boulot, à la maison....

Tout baisse donc, comme d'habituuuuuuuuuuuuuuudeeee

Fin de la face A
a suivre, la face B, les vraies infos qu'on peut tirer de ce rapport.

mercredi 18 juillet 2007

La différence entre le Tour de France et l’industrie du disque ?


La Petite Reine et le CD ont ils des points communs ?
Petite présentation avant les Pyrénées….

Connaissez vous une personne qui peut vous parler du Tour de France sans aborder le dopage ?

Connaissez vous maintenant une personne qui vous parle de CD sans parler de piratage et de téléchargement ?
Le voilà le point commun, une image en perdition.

Côté cyclisme, c’est la bérézina. Le dernier vainqueur du Tour de France, Floyd Landis a été déclassé après un contrôle positif. L’affaire Festina en 1998 avec Virenque and Co, les doutes sur le retour gagnant d’Armstrong après un cancer des testicules, les aveux du Danois Bjorn Riis et de l’équipe Télécom….Que du bon ! Ajoutez à cela la fin de la diffusion du Tour par les chaînes allemandes suite au contrôle positif de Patrik Sinkewitz et vous obtenez une belle crise. Bref, le vélo, ce n’est pas la forme, et la plus grande fête populaire de l’été en à pris un coup dans l’aile.

Côté musique, l’arrivée du téléchargement pirate et cet accès gratuitement à la musique, sans contrainte et sans intermédiaire physique a offert (la bagatelle) une baisse de près de 40% en 7 ans (Chute à l’arrière du peloton comme dirait Jean-René Godard).

L’attitude de l’UCI (Union Cyclisme Internationale) face au dopage est fort surprenante. Avec ces vices de formes et ces parapluies à peine masqués, basée en Suisse, le paradis des gens tranquilles l'UCI, la main sur le coeur lutte contre le dopage tout en mettant des batons dans les roues des actions des fédérations nationales ou de grandes compétitions comme le Tour
.

Côté industrie du disque, la lutte contre ce nouvel accès à la musique fut assez désorganisée. Et bizarrement, l’attitude des leaders du marché n’est pas dénuée de paradoxes. Comme l’UCI, les majors semblent se satisfaire de cette situation tout en criant au voleur. Malgré leurs ressources et leurs positions de leader, elles n’apportent aucune nouveauté ni aucune solution à la crise. Car comme pour l’UCI qui veut sauver la poule aux œufs d’or en protégeant les tricheurs, donc les stars donc les sponsors, l’industrie du disque ne se sent pas (encore ?) prête pour le grand saut, c’est à dire un changement radical de la production/distribution/ventes de la musique. Et comme l’UCI, ces entreprises passent pour des priviliégiés et des pourris.

Une impopularité qui ne touche pourtant pas la passion première du public, que ce soit la musique ou le vélo.
Toujours fidèle, le public est là sur les bords des routes ou devant sa TV pour acclamer les coureurs, du premier au dernier, quelques soit la nationalité. (tous égaux dans la douleur).
Côté musique, ces 7 dernières années non jamais été aussi « musicale ». la consommation de musique a littéralement explosé avec la multiplication des supports d’écoute, le retour gagnant de la musique live, la facilité des échanges, les sites Internet d’artistes et les communautés virtuelles ou non.

Seulement, dans l’industrie musicale, c’est le support CD qui à l’heure actuel paye les frais de cette crise d’image due à la numérisation. Le CD et ceux qui les produisent les distribuent et les vendent.
Et comme dans le cyclisme, il y a des abandons. Pour la musique, la route semble s’élever. Pendant que les leaders s’accrochent pour les places d’honneur à sauver des acquis, les labels et les distributeurs et les disquaires rendent leurs tabliers…Pourtant, ils ne manquent pas de talent ces coureurs….

mardi 17 juillet 2007

Et maintenant, un peu de promo

La promo, c’était ce que je détestais le plus à Abeille.
La promo, c'est indispensable pour la réussite d'une sortie d'album.
Elle se fait à plusieurs vitesses

1) Le minimum syndical, l’envois de CD promos aux journalistes spécialisés, avec si possible, un dossier de presse.
Là, on touche au mythe du sujet

Le journaliste : je n’ai pas le Cd intel
La promo : je vous ai envoyé une copie de son nouvel album
Le journaliste : oui, mais je n’ai pas eu le définitif
La promo : a biensûr, vous l’aurez au pus vite
Le journaliste : j’ai besoin du def pour chroniqué

Dans la tête de la promo, on se dit que journaliste c’est un beau métier, qu’il suffit d’aller à Gibert revendre tous ses promos, et on se fait tous les mois un treizième mois.

Dans la tête du journaliste, je reçoit une demi palette de CD par jour, si j’ai pas un visuel, le tracklisting et les noms du livret à porté de main, je suis paumé. Les gravés, j’en peu plus, je les utilise dans le jardin pour faire peur aux pies, cette année, au moins, j’aurais des cerises.

Ce qui très vite peu nous faire dévier sur des considérations sociales très caricaturales (même si pour Gibert, y a pas mal de vrai)
La promo : les journalistes, ils n'ont que ça à foutre, récupérer les disques et les vendre chez Gibert

Le journaliste : ils ont la belle vie ici, il écoute de la musique, pas de bouclage et tous les CD qu’ils veulent

Autant vous dire que lorsqu’on reste dans cette logique, on ne fait pas long feu (soit on en tue un pour l’exemple, soit on fuit)


2 A cela, s’ajoute l’option relance téléphonique et tout ce qui va avec. Le coer du métier de promo, connaitre ses journalistes, les séuire, leurs vendre notre nouveauté, entretenir une relation unique avec chacun d'eux, un vrai boulot de titan l'air de rien.

3 Puis on passe à la taille supérieure avec un attaché de presse attitré. Un travail sur la longueur, entrer en contact avec les journalistes, création d’une relation privilégiée, être aux services du journaliste, organisation d’interview, de conférence de presse…

4 et plus, campagne de pub, voyages promo avec les journalistes, cadeaux, concerts privées tous ce qui existe dans le haut du panier.

Quelques soit le modèle choisi, la promo, ça coûte.

Au minimum, une promo c’est un
le nombre de contact x (CD+un doc de presse+un envoi+relance) + temps d’envoi et de rédaction du doc de presse

En sous-traitant l’envoi par le stock, on gagne du temps mais il est facturé pas la logistique
En faisant appel à des stagiaires, on obtient un bonne rentabilité sur l’envoi et la réalisation des docs de presse mais on perd en qualité sur les relances. Le temps qu’une relation de confiance s’installe, le stagiaire à fini et part avec le fichier promo.

En faisant appel à un professionnel, on obtient une promo de qualité mais voilà, il y a un coût.

Donc, puisque la moindre promo demande un minimum d’investissement, on se doit de promouvoir les artistes qui peuvent offrir un retour sur investissement, en d’autres termes, faire des choix.

Les victimes de ces choix sont les productions qui n’ont pas de tournées lors de la sortie de l’album (grand atout pour une visibilité de l’artiste dans les médias) et les albums moins accessibles soit parce qu’ils sont totalement pourris (et il y en a) soit parce qu’il s’adresse à un public spécifique (ex : musique médiévale, free jazz…)

Autres problème, la visibilité dans les médias n'est pas extensible, les rédactions doivent elles aussi faire des choix, et dans un monde où les médias sont financé par la publicité, les choix éditoriaux ne répondent pas exclusivement aux critères artistes.


Côté locomotive, un seul mot d’ordre, occuper l’espace. Médiatique mais aussi commercial car dans ce marché du disque, la visibilité appelle la visibilité. entre plan promo totallement loufoque (du genre Schnappi invité au JT de PPDA, c'est costaud pour un personnage de dessins animés), et ribenbelle de logo façon coupe de monde du foot sur la super promo identique à chaque disque, on en perd un peu son latin.
Aucune chance d’avoir une opération commerciale pour votre sortie de disques si vous n’avez pas un plan promo. Aucune chance d’avoir une tête de gondole si vous n’avez pas acheté de la pub dans un média. Ca c'est juste pour la réalité du terrain, pour ne pas oublié qu'un bon disque, ça ne sert à rien sans visibilité.

La loi du plus fort, ce n’est pas une nouveauté, c’est juste un peu en décalage avec un public tiraillé entre une logique traditionnelle dans laquelle il se retrouve (média, promos, magasins, des identités fortes qui ont unsens pour lui, une logique par laquelle il a découvert la musique) et le monde virtuel où tout est accessible en théorie, dans un gros bordel à la sauce hypertext aux antipodes du système commercial traditionnelle.
Mais ça, c’est une autre histoire

vendredi 13 juillet 2007

Y a quelqu’un chez AZ ?


Ce n’est pas dans mes habitudes de parler du haut du panier, des tubes et autres grosses machines de nos amis les majors mais là, le label AZ d’Universal m’oblige à l’ouvrir.

C’est l’histoire d’une jeune fille d’une banlieue à la mode, Neuilly, qui part au US fait des cours de danses et Hip Hop, qui revient en France pour faire une école de danse (Fame) et un enfant et décide de tout arrêter (sauf l’enfant bien sûr) pour se consacrer à la chanson. Depuis plus de 10 ans, cette jeune femme compose, écrit et chante dans un registre qu’elle qualifie elle-même de Glam Rap ou de Rap Chic (la Te Ci des Porche Cayenne).

Son nom Koxie.


Un titre, Garçon mieux connu sur Internet sous le titre gare aux con, circule sur le web. Le Buzz prend. Elle décide de faire une page myspace (car tout le monde à un myspace) pour donner un nom et une image à ce morceau. Des fans réalisent des faux clip pour illustrer cette chanson.
Donc, hop, AZ débarque, sort un single fin juin avant un album fin août. Le morceau tourne sur NRJ, donc la machine est lancée.
Jusque là, tout va bien. Sauf que Sur le myspce de Koxie, on peut lire :

BONJOUR A TOUS "Garçon" SORT ENFIN LE 25 JUIN !!! ET L'ALBUM LE 20 AOUT ... J'AI ETE TRES HEUREUSE DE COMPTABILISER 21 870 ECOUTES ET 2 MILLIONS DE VUES SUR YOUTUBE!!! MERCI A TOUT CEUX QUI M'ONT ECOUTEE ET SOUTENUE, C'EST GRACE A VOUS QUE L'AVENTURE VA ENFIN COMMENCER POUR MOI ! VOUS POUVEZ QUAND MEME PASSER SUR MA PAGE, ME LAISSER DES COMMENTAIRES ET JE VOUS TIENDRAIS AU COURANT DE MON ACTUALITE MUSICALE A TRES BIENTOT DANS LE VRAI MONDE
Un message d'adieu, d'abandon de myspace ? Et on peu lire un peu plus bas….
Comme je ne peux plus mettre ma musique, je mets la musique que j'aime...
Là, je craque. Avec la force de frappe que possède Universal, ca sent un peu la loose.
Primo, toujours pas de clip ou une petite video officielle d’un extrait de Koxie qui chante son tube pour la promo et le web, c’est moyen. Deuxio, il n’y a plus d’extrait de son album en écoute sur son MYSPACE !!!!!! Les seules source d’infos sur Internet sont son myspace (sans musique), son site Internet (une page en construction qui annonce la sortie de son album) et un lien sur AZ pour un podcast interview. Seul son son skyblog possède un extrait son. ouf, on a frolé le 0 sur 20.

Que le clip ne soit pas fait, c’est limite pardonnable (d’expérience, certains artistes chez Abeille avec bien moins de moyens (mais vraiment beaucoup moins) étaient arrivée à faire une petite vidéo au moins pour la promo tv et web). Mais supprimer une promo qui ne coûte rien c’est littéralement minable.
Le morceaux est visible sous d’autres noms sur youtube et dailymotion avec des clips plus ou moins bons d’amateurs et de fans.
Se priver de pub gratuite me paraît injustifié. Un gaspillage inutile qui sera compensé, je le pense, par un bon matraquage publicitaire sur tout les médias. Quand on sait que certains groupes se sont appropriés la parternité de la chanson...

Pauvre Koxie, bon courage

Mort aux artistes (aux humains plutôt)


Comment rénumérer justement un artiste sur Internet ?

En le supprimant biensûr !


Le site Ratatium nous présente Sweet Ann, un pur projet virtuel, car cette chanteuse est née de Yamaha et de sa technologie Vocaloid 2 exploité par le nouveau logiciel PowerFX.
Bon, une voix artificielle, je sais c’est pas nouveau. On connaît tous les voix des charmantes virtualis operatus de nos téléphones (vous av-ez 3 nou-veaux mess-ages) enregistré avec de vraies voix (façon SNCF) ou pas (façon téléphonie).

Ça, c’était la préhistoire car Sweet Ann est capable de chanter n’importe quoi. Comme un orgue de barbarie, on rentre les paroles et les partitions d’un côté et il en sort la chanson chantée comme en vrai. Le résultat n’est pas médiocre sans être pour autant exceptionnel. Le plus désolant, c’est qu’on peut entendre bien pire sur la bande FM et dans les fêtes foraines (Corona n’a qu’à bien se tenir).

Maintenant que notre chanteuse ne vous coûtera rien en frais d’hôtel et de téléphone pour appeler son René, il ne vous reste plus qu’à faire une chanson et pourquoi pas un tube.

Rien de plus simple grâce à ce logiciel espagnol Hit song Science. Ce logiciel calcule suivant des paramètres très précis le potentiel succès de votre morceau. Une note apparaît à la fin du test. Si elle est supérieure à 7, c’est un tube. Une formule mathématique et c’est joué. C'est scientifique donc c'est fiable (CQFD). De là à dire qu’il y a une uniformisation des tubes, qu’on entend toujours la même chose….

Économie d’échelle avec les chanteurs virtuels, garantie du tube avec Hit Song Science, décidément, si TF1 se plante avec sa prochaine Star Ac, c’est qu’il ne mettent aucune bonne volonté.

lundi 9 juillet 2007

Petit focus sur La Mine de Rien


En relisant certains message de mon jeune blog, j'ai vue que je parlais souvent "d'artiste indépendant" mais bon, cette appelation est suffisement grande qu'elle n'est pas très explicite.
Représentant(mine de rien) 80% de laproduction musicale, j'ai décidé de vous présentez (de temps en temps) des exemples de production indépendante juste pour le plaisir de voir et d'écouiter de la musique.

J'inaugure donc ce nouveau "tag" (ou chaiptre au coix) avec
La mine de Rien

Jeune groupe Lyonnais composé de 7 (!!!!!! c'est énorme) membre sdont aucun ne dépasse la trentaine mais qui joue comme un groupe bien calé, bien pro sans perdre une miette de festivité et de sincérité.

Ambiance tzigane avec cuivres, clarinette, contrebasse, percussion et violon (incarné par Claire, la seule fille du groupe) accompagnant la voix du chanteur et guitariste Yoshka.

Produit par Médiatone (producteur de concert sur Lyon et sa région) distribué par Anticraft (u autre indépendant).
Leur second album est dans les bacs depuis le 21 mai.

La mine de Rien organise depuis le web la Street team, une façon origiale de faire participer le public à la promotion du groupe par bouche à oreille mais aussi lancer un réseau de street marketing avant les concerts.

Je vous invite à découvrir ce groupe sur leur myspace et sur scène !

je vous laisse avec Roumaine de leur premier Album enregistré en live au Woodstower en 2005, festival au sud de Lyon.



mercredi 4 juillet 2007

Vous ne viendrez plus chez nous par hasard



Qui possède un large choix d'album de tous les genres ? un accueil personnalisé ? des conseils d’achats ? Des espaces détentes ? Qui défend une politique d’offre et de soutien aux indépendants ? Qui est un vrai havre de culture ? une porte d’accès à l’Art pour l’ensemble de la population ?

Oui c’est elle, la seule, la vraie, l’unique, LA FNAC. Ouf, heureusement qu’elle est là La FNAC, pour sauver la Culture La FNAC, défendeur de la veuve et de l’orphelin, portant haut et fort l’étendard (sanglant élevé) de l’exception culturelle Française. Avec un grand F comme FNAC.

Mais attention, méfiez vous des contrefaçons. Il existe partout dans notre pays, de vulgaire remake des ces hauts lieu de la culture. Vous voyez, ces magasins en centre ville. Il n’y a pas de parking (c’est comme ça qu’on les reconnaît). A l’intérieur, c’est froid et glacial. Le personnel peu disposé est débordé. Les disques sont rares, les offres sont toujours les mêmes, le choix est (de plus en plus) limité. Les écoutes de CD sont limitées. Il n’y a plus de conseil, que des caissiers. On trouve les mêmes têtes de gondole qu’au Leclerc du coin. …

Mais attention, ce ne sont pas des FNAC, que des contrefaçons, de vulgaires temples de la consommation, où l’on vend de la marchandise (bouh c’est mal) pour faire des sous, alors place aux gros artistes. N’espérez pas trouver un disque de plus de trois mois n’étant jamais passé sur les bandes FM.

Ces lieux sont à l’opposés des FNAC. Beurk, des lieux de commerce, d’argent de marge arrière, d'opération commerciale, de cotation en bourse (et peut être même de drogue ou de prostitution). Vade Retro Satanas !
Pourtant, tout ressemble au pays magique et merveilleux de la FNAC.
Les sacs FNAC, les gilets verts FNAC, les cartes Adhérents FNAC (qui ne marche pourtant pas chez Leclerc !) et même les queues interminables pour aller retirer son écran plat. Honte à eux ! Ces horribles magasins utilisent l’enseigne pure et chaste de la FNAC

SACRILEGE !!!

Ouf, la grande direction pleine de sagesse et de compassion éternelle pour la culture et sa distribution parmi les pauvres et les malheureux a pris conscience de ce mal. Dieu Olivenne est grand et dans son rôle de super ministère de la culture (la vraie avec un grand C, pas-celle- qui-s’achète-comme-on-achète-des-chaussettes) a créé un monde de paix et de joie ultime : Un site communautaire FNAC. Allélulia !
Le meilleur de l’esprit FNAC dans un site à la Myspace avec pleins de gentils artistes tout très indépendant chez des majors et des jolies vidéos (voir ci-dessus) réalisées par les employés de la FNAC. Un monde de rêve loin des magasins sales où l’ont fait des choses horrible avec la culture…..Bouh…on la vend !

Autopsie d'un Buzz

On parle souvent de buzz sur Internet. Un outil marketing très à la mode dans la fin des années 90 et très utilisé par les agences de pub pour faire monter la sauce. Le principe est simple, organiser artificielement un énorme bouche à oreille qui paraissent naturel.

Avec Internet, les sites communautaires et les sites de diffusions de vidéos, nous n’avons plus que ce mot à la bouche.

L’exemple en musique de Buzz pour l’année passé est Kamini. Vous devez tous connaître cette vidéo (Marly Gaumont)





Derrière la succes story, Kamini s’est fait connaître par Internet. Le buzz a pris très vite car son clip a été diffusé par les internautes via les mails et les blogs.
Les médias traditionnels ont pris la suite. Kamini quitte la notoriété numérique pour la une diffusion sur les médias traditionnels (presse, radio, TV) il est partout et même en juin dans les bac avec la sortie d’un…album.

A l’origine donc, un buzz. Pour bien comprendre comment ça marche, je vous propose cette magnifique analyse réalisée par Sylvain Weber.

Une approche pragmatique avec l ‘évolution d’une vidéo diffusée sur différents sites (yahoo, youtube, Dailymotion….)
Une analyse in vivo puisqu’il diffuse aujourd’hui les premiers résultats de son expérience sur myspace.

En complément de ce (très bon) travail, commen disposer le concept Buzz à la musique.

les exemples ne manque pas,pour bien délimiter les zones à Buzz, je propose la création d'un buzzomètre qui ne mesure pas le buzz de la vidéo diffusée (format propice au buzz) mais sa capacité à créer un buzz.


Pour faire un bon buzz, il faut une vidéo qui crée du lien.
Le lien on l'obtient grace à l’humour, l’originalité, l’interdit ou le spectaculaire (liste non exhaustive)
Toutefois, une certaine dose de cohérence doit exister. Cohérence technique avec un minimum de qualité technique mais peut être aussi une cohérence avec une mise en situation.

Dans l’exemple de Sylvain Weber, la cohérence technique est là (c’est propre, cadré, calé)
Le détournement de l’objet escalator apporte une cohérence à la situation. C’ets absurde mais l’internaute comprend immédiatement la situation.

Pourra t on créer une échelle de mesure du potentiel buzz d'une vidéo ? A suivre...

La difficulté donc pour le communicant, c’est de produire une vidéo qui tienne compte de l'ensemble de ces paramètres. Ça marche pour Kamini, Fatal Bazouka ou en audio pour Anaïs (le buzz autour de ses premiers concerts) ou The Brassens et son succès sur Myspace.

Sorti de l’humour et de la parodie, que reste-il du buzz ? La provoque ? le cul ? la reprise décalé ?

Le buzz devient très vite difficile à mettre en place pour la majorité des productions musicales.

Le Buzz est-il compatible avec tous les genres musicaux ? Peut être...mais faire un coup de buzz pour se faire connaitre peut très être un coup dans l'eau si l'offre artistique est trop en décalage avec le reste de la production.

A moins que….l’on diffuse un concerto de Brahms joué entièrement nu pour faire un buzz sur le classique ? Des volontaires ?

mardi 3 juillet 2007

Le combat des chefs

Universal, Major numéro 1 mondial tant en chiffre d’affaires qu’en référence vient de marquer un grand coup ce dimanche 1er juillet. Elle refuse de renouveler son contrat pour deux ans avec la plate-forme de téléchargement Apple Music Store.

Universal, bien conscient de l’importance que prend Apple sur le marché en ligne (70% du marché) et s’inquiète (à juste titre ) du monopole du tout nouveau troisième disquaire au USA.

Universal a toujours fait pression sur Apple pour vendre « plus cher » ses morceaux et élaborer un prix nouveauté, supérieur à un prix de fond de catalogue. Apple a toujours refusé d’avoir plusieurs prix dans son catalogue. Pourtant la firme a cédé pour EMI avec iTunes Plus et le service sans DRM facturer 1,29€ le morceau.

C’est trop pour Universal et la sortie de l’iPhone est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

Universal a refusé de renouveler son engagement pour 2 ans et négociera donc mois après mois sa licence de distribution. La firme souhaite toucher une participation financière aux ventes des baladeurs iPod et iPhone (rien que ça) comme elle l’a souhaité pour le baladeur Zune de Microsoft.
Universal souhaite aussi choisir le prix de ses morceaux.

Plus qu’une mise en garde c’est une déclaration de guerre. Universal s’oppose nettement au monopole d’Apple sur la musique en ligne.

Un combat qui a l’avantage de mettre au premier point une situation pas si évidente. En effet, Apple règne en maître sur la musique numérique et sa stratégie sert bien plus ses intérêts de vendeur de baladeurs que ses intérêts de disquaire numérique et les intérêts de la filière musicale (majors et indé confondu).

Est ce qu’Universal va être la seule à tenir tête à Apple ? Les indépendant n’ont pas de poids face au géant américain mais d’autres majors moins en vogue sur le net pourrait rejoindre Universal. A part EMI qui suit une stratégie de vente en ligne sans DRM en dehors des « sentiers battus », Sony, qui a essuyé plusieurs échec avec son format audio propriétaire pourrait suivre la brèche ouverte par Apple…Au risque de se fâcher avec le premier point de vente virtuel ?

Au delà du partage du gâteau qui n’est pas en la défaveur des producteurs, l’objectif est de limiter le pouvoir décisionnel d’Apple sur les prix, la promo et la visibilité des produits en ligne. Steve Jobs avait condamné en début d’année les éditeurs et leurs DRM qui limite l’expansion du marché numérique. Un chantage insupportable pour Universal qui souhaite vendre sa musique comme elle l’entend.

Tout ce qui attaque un monopole ne peut être foncièrement mauvais.
Pourtant le combat s’annonce rude. D’un côté on ne peut que souhaiter une répartition du pouvoir d’Apple. D’un autre, on ne peut souhaiter qu’un producteur reconstitue en ligne le même monopole qu’il exerce sur le marché physique.

A suivre….

lundi 2 juillet 2007

Demandez le programme

Vendredi 29 juin la terre ne s’est pas arrêtée de tourné malgré l’événement planétaire : la sortie de l’iPhone d’Apple.

Pendant que les pommes s’invitait dans le secteur de la téléphonie, le CNAM organisait à Paris le premier volet de quatre conférences :
« Economie du numérique et filières information-communication »

Ce premier séminaire se donne pour objectif d’approfondir certaines entrées majeures permettant de comprendre les transformations en cours des métiers de nombreuses filières information communication. Les entrées privilégiées seront ici l’économie numérique, l’économie des réseaux, la stratégie des acteurs, le cycle de vie des produits et services, les technologies associées et la dimension organisationnelle.


Cinq chercheurs :

Thierry PENARD, Professeur d'économie, CREM, Université de Rennes 1
Responsable du Master 2 Services en réseaux et e-business
« L'intermédiation électronique, tendances générales »

Manuel ZACKLAD, Professeur systèmes d’informations et sciences cognitives,
Tech-CICO, Université de Technologie de Troyes (UTT)
« Economie de la connaissance, cognition collective et distribuée »

Benoît EPRON, ATER, Ecole nationale supérieure des sciences de l’information et des
bibliothèques
« Analyse des convergences contenu-contenant dans différents secteurs des industries
culturelles »

François MOREAU,
Conservatoire National des Arts et Métiers, Laboratoire d'Econométrie
« Convergence contenu-contenant et impact sur l'organisation des filières »

Jean-Michel SALAÜN , directeur de l’École de bibliothéconomie et des sciences de
l’information, université de Montréal.
« Cyberinfrastructures et redocumentarisation »


Trois professionnels :

Sylvie GRESILLAUD & Ruth MARTINEZ
GFII - Groupement Français de l'Industrie de l'Information
« Economie de la connaissance et évolution de l'industrie de l’information professionnelle »

Patrick DUGUE, APROGED, GB Concept - Directeur Marketing
« Cycle de vie du document numérique : nouvelles donnes»


Le second volet le 5 octobre sur le rapport création / réception s’annonce incontournable.


Merci à l’équipe du CNAM pour cette très réussi conférence ainsi qu’aux intervenants !
Je reviendrais dans ce blog sur certaines de ces interventions concernant le contenu / contenant en particuliers et donc l’intervention de Thierry PENARD, François MOREAU et Benoît EPRON.


En guise de programme, si tout va bien de mon coté, le premier chapitre de mon mémoire sera disponible en PDF via se blog. Je finis les dernières corrections.

Je vous annonce l’arrivé d’un nouveau venu dans la Blogosphère en la personne de Philippe De Rodat. A lire son premier post très intéressant sur la place du CD dans le marché.
http://www.lendemainsquichantent.com/


Et pour finir, puisque le iPhone occupe l’espace médiatique, ne « lâchons rien » avec cette fausse pub réalisée en février je crois et diffusée sur NBC .
L’occasion de travailler un peu son anglais (je ne serais pas le seul) !