jeudi 30 août 2007

Koxie, épisode 3


Une petite réponse de la part de Koxie suite à message posté sur son skyblog

je suis juste hyper à la bourre
d'abord enn vacances sérieusement méritées
et puis la j'ai trop de taf
t'inkiete ça arrive tout va être mis à jour
comme tu vois je repond au message
biz
koxie


Style télégraphique pas trop impersonnel, donc pas grand chose à part que Koxie s'occupe personnellement (ou pas) de son blog et qu'elle répond au message, un point positif dans une promo à la sauce web 2.0 de se raprocher de son public.

J'attend avec impatience les mises à jour de son blog et surtout la promo de ses concerts (car rien n'est prévu pour annoncer les dates).

j'espère qu'AZ sera plus convaincant....


pour conclure, mon message

Chère Koxie
Pourquoi as tu abandonné ton myspace ? Pourquoi, ton clip prévu en exclu sur ton blog n'est il jamais sortie? Je suis très déçu de ne pas avoir une source d'information fiable de ta part sur tes sorties, ton clips, tes nouveaux morceaux car ni ton blog, ni ton site ni ton myspce nous apporte les infos que l'ont souhaite
Pourquoi avons nous que des extraits sur ton site ou ton blog ?
La renommé de Garçon est bien née sur Internet, masi avec cette stratégie, j'ai l'impression que les responsables de la promo chez universal et AZ ont un peu délaissé ce média.
J'espère qu'à terme ton nom sera associé à garçon (ce n'est que justice)

bonne chance pour l'album. Une tournée de prévue ? un concert pour la sortie de l'album ? en de tout cas ton site n'a même pas d'onglet concert. c'est fort dommage.


J'espère que tu ne subira pas de préjudices de ces choix douteux en matière de communication web.

Il y a surement une explication rationnelle à ces choix, si c'est le cas, j'aimerais la connaître pour mieux la comprendre et mieux l'apprécier.

Bon courage et à bientôt

Fred de Viva Musica
http://viva-musica.blogspot.com/

Articles sur Koxie
http://viva-musica.blogspot.com/search/label/koxie

mercredi 29 août 2007

Music, football and promotion



On parle souvent de Buzz et de vidéos originales pour véhiculer une bonne image ou pour communiquer sur soi (son groupe, son label, son chien, son parti politique...)

Non, ce n'est ni Internet, ni les caméras Hi8 ni le petites DV qui ont inventé de ces jolis vidéos.

Un vide grenier vidéo outre Atlantique a vu (re)naître une vidéo d'un des plus grand labels des années 60's 70's, à savoir Atlantic, label de Crosby Stills Nash & Young, Aretha Franklin, Ben E King, Led Zeppelin...
Produit par John Gibson de la Fox, cette vidéo promotionnelle met en scène Atlantic dans ...une équipe de football. Le mystère demeure sur l'utilisation qu'a pu faire le label de cette vidéo selon le site Digital Music News rapportant l'info.
Pas de Platini ici, l'ambiance est Superball et Touch down et donc Football Américain.

Après une séance de Pom Pom Girls reprenant le Fish Cheer de Country joe racdonald and the fish (Give me a F, give me a U ...) on rentre dans le vif du sujet.

La vidéo met en scène l'entraineur galvanisant ses troupes avant le match. L'entraineur n'est rien d'autre que le très jeune patron d'Atlantic, Jerry Greenberg parlant à ses artistes assis sagement habillés en footballeur (je vous laisse découvrir les noms, le son n'est pas très bon, et je ne suis pas un spécialiste de l'époque)
Une bonne connaissance du label et du football américain est la bienvenue pour vraiment saisir le fond (en anglais d'ailleurs)

Bonne chance !!!

lundi 27 août 2007

Les (vrais) chiffres autour du Neuf


Errarum humanum est

Dans mon bulletin précédent, j'avais converti les 150 000 titres de l'offre Neuf Music en 6 gigas ! C’est possible si c’est du Midi mais pas du MP3, même compressé à la hache. En partant des chiffres références d’un fabricant de baladeur MP3 (Apple)

80 Go jusqu'à 20 000 chansons encodées au format AAC à 128 kb/s La capacité musicale est calculée sur la base de 4 minutes par chanson encodée au format AAC à 128 kb/s. La capacité réelle varie en fonction du contenu.
Je refais mes petits calculs La capacité en giga de l’offre Universal est donc de (80x150000)/20 000 Selon la règle du produit en croix. Si ma calculette dit juste l’offre d’Universal est de 600 Gigas ! (Bravo pour l’erreur de calcul Fred, ce n’est que 100 fois plus !) Le label Naxos, c'est plus de 5000 références (avec coffret et double CD) qui avoisine tous les 60 / 70 minutes. Hors coffret et double, le catalogue Naxos représente :
(nombre de CD x nombre de minutes par CD) / durée moyenne d'une piste pris en standard soit 4 minutes
l'équivalent de 87500 pistes de 4 minutes soit moins de la moitié de l'offre Neuf Music.

600 Gigas de musique ça représente aussi, en comptant toujours 4 minutes la durée moyenne d’un morceaux, 416 jours de musique non stop ! l’offre d’abonnement Neuf Music vous offre donc plus d’une année de musique en location soit 9 années de musique à 8 heures par jour d’écoute pour un cout de 540 € sur les neuf ans !

enfn, la formule à 5€, c'est 60€ de musique par an, largement supérieur à la moyenne nationale. En 2001, les français dépensaient en moyenne 60 € en musique (concert et CD compris) selon le ministère de la Culture.
Donc avec Neuf Music, le consommateur lambda (environ 1, 5 CD / an mais je n'ai pas les chiffres exacts) dépensera plus que son habitude en musique.

Regardons maintenant nos réactions face au téléchargement. Parmi toutes les personnes auditrices de musique de mon entourage (pas les geek qui vont tout télécharger, faire sauter les DRM et redistribuer façon rebel des TIC), les réactions après l’acquisition d’un logiciel de P2P sont plus ou moins les mêmes

Pour le son :
Phase 1, la découverte Explosion de gigas avec l’arrivée d’un P2P dans son ordinateur. C’est magique, on clique et on a. Les premiers jours, on télécharge sans compter, à outrance, des artistes inconnus, des inédits de ses artistes préférés, des conneries (génériques TV, titres ringards, top 50) juste pour le fun.
Phase 2 l’épuisement
Après cette explosion, on manque cruellement de nom à entré dans le champs recherche. De plus, notre disque dur s’est considérablement rempli. Le P2P tournant jour et nuit réduit la bande passante, bref, la phase de jeu est terminé. On rentre dans un téléchargement raisonné. Les fichiers ne sont pas forcément gardé après téléchargement. On télécharge à la demande (pour untel qui veut cet artiste ou pour avoir quelques titres dancefloor pour tel fête)
Phase 3 vitesse de croisière
Le P2P n’ai utilisé que pour un réel besoin. On télécharge à la piste avant de tenter l'album.

Pour la vidéo
La phase d’explosion est un peu la même, mais parmi toutes mes connaissances, l’utilisation du P2P se fait avec une conscience professionnelle très particulière pour la vidéo. On raisonne en intégrale. Les séries participent beaucoup à cette consommation « d’intégrale ». Le téléchargement est plus continu dans le temps, au rythme des séries, des grosses sorties et de besoins ou d’envie de films spécifique.

En règle général, après la phase euphorique, on ne télécharge que ce qu’on consomme. Les anciens consommateurs de musique continuent à acheter des disques, ceux qui n'en achetait pas (ou peu) baisse leur consommation.
Voilà donc pour mon hypothèse personnelle, il ne me reste plus qu'à la démontrer scientifiquement, mais c'est une autre histoire...


Les utilisateurs de Neuf Music réagiront selon toute évidence de la même façon. Le fait de savoir qu’un large flot de musique est disponible légalement n’incite pas au téléchargement pour accumulation (comme sur le P2P, avoir tout et vite) mais un téléchargement à la demande. Ces utilisateurs écouteront-ils moins de musique ? peut être pas mais en tout cas, le pari fait par Universal est clair. Donner un sentiment d’abondance à un prix symbolique (8 centimes les 100 gigas ) pour récupérer les utilisateurs des P2P. Leur consommation sur ces sites est plus ou moins raisonnée mais elle ne rapporte strictement rien aux producteurs.
Universal était le seul à avoir le catalogue suffisamment grand pour se permettre d’offrir un extrait du catalogue mondial satisfaisant.

Cette offre sera une vraie alternative au P2P quand l’ensemble des catalogues seront disponibles. Aucun risque de virus ou de Fake, facilité de payement (inclus dans l’abonnement). Une seule question, la rémunération. Les sites d’abonnement (streaming ou téléchargement) qui existent aux USA, la rénumération fonctionne selon ce schéma :
Le site reverse un pourcentage par titre téléchargé. Le pourcentage est défini selon le prix de la formule et le nombre de titre qu'il donne droit (donc un taux bas). Les consommateurs téléchargeant moins qu’ils ne payent, la différence est du pur bénéfice pour le site.

Sur les 60 € annuel de l'abonnement Neuf Music, Neuf Telecom va récupérer une bonne partie. Le consommateur, lui, payera sa musique de plus en plus cher car il téléchargera de façon raisonnée.

Si l'abonnement s’avère être un très bon animateur de fond de catalogue sur le numérique, au même titre que la long tail annonce en théorie de bonne retombée financière de l’exploitation de ce même fond de catalogue, le nouveau métier de producteur de musique est confronté une nouvelle problématique :
Où trouver l’argent pour produire, diffuser, promouvoir la musique de demain ? La réponse passe par une réorganisation totale de la profession, mais ceci, c’est une autre histoire.

jeudi 23 août 2007

Offre illimitée et téléchargement : ce que ça veut dire PART 2


L'offre Neuf Telecom va-t-elle révolutionner la vente en ligne ?
Début de réponse en 2 actes



Pensons musique, pensons abonnement

Lors d’une conférence au CNAM, François Moreau maître de conférence au Laboratoire d’Econométrie du CNAM, présentait l’évolution naturelle du marché de la musique d’un strict point de vue économique.

Dans la mesure où les fichiers informatiques sont reproductibles à des coûts marginaux pratiquement nuls et des coûts moyens très faibles, les équipements de copie étant intégrés de façon standard dans la plupart des micro-ordinateurs, la musique numérisée est devenue un bien techniquement non rival: un fichier peut circuler d’utilisateur en utilisateur sans coûts substantiels. La diffusion du réseau internet, en particulier du réseau à haut débit, et la réduction des prix des équipements informatiques permettent ainsi un accès universel à la musique comme aux images animées.

Les conséquences de cette non rivalité du fichier musical implique de nouvelles approches de la musique, tant de la part du créateur (artiste/producteur) que du consommateur.
La logique économique d’un produit non rival est l’abonnement. Vendre à l’unité un phonogramme ne se justifie plus car son coût de fabrication est quasiment nulle. Ce n’est donc pas le phonogramme que l’on paye mais l’accès une offre de phonogramme.


Les contraintes

Côté application, ce principe devra passer quelques barrières


1 – Le consommateur est-il prêt à consommer la musique comme un flux (acheter un accès au téléchargement ou au streaming) plutôt qu’un phonogramme sur CD ou numérique ? Ce le transfert d'un achat de bien (phonogramme physique ou numérique) à l'acquisition d'un service (abonnement).

2 – Les artistes sont-ils prêt à « mettre à disposition » leurs créations aux formules d’abonnement malgré quelconque contrepartie ? Le cas Eminem montre bien que l'artiste à son mot à dire dans la diffusion de sa musique. (Rappel : Eminem est en procès contre Apple car la firme vend sa musique sans son accord).

3 – L’industrie est-elle prête à voir disparaître les certifications ?
Avec ce système, c’est la fin des disque d’or et autres certifications. Certes, on pourra toujours mesurer le nombre de téléchargement pour un morceau, mais, le fichier (protégé ou pas par un DRM) n’étant pas marginal, le nombre de phonogrammes circulant n’est pas mesurable. de plus que veux dire un clic pour un morceau. Acquisition par envie ? Effet de mode ? Test ? L'achat est le seul qui dénote d'un réel engoument pour le produit.

4- Les producteurs et le système de distribution va-t-il trouver un système économique stable et rentable permettant la production et la promotion des nouveaux phonogrammes car les revenus de l'abonnement sont fixe, quelque soit le nombre de connexion. quel modèle pour les artistes en développement.

5 – Le modèle d’abonnement sera-t-il un frein ou accélérateur à la numérisation des catalogues de musique ? Ce système sera-il compatible avec les secteurs de niche ?

La long tail de la révolte

Selon le modèle de la long tail (voir illustration ci-dessus), la mise à disposition du fond de catalogue (Tail ou queue) est plus rentable que la vente des 20% des produits (Head ou tête) qui représente actuellement les meilleurs ventes. Le fond de catalogue assure, selon cette théorie, un revenu permanent supérieur sans aucune dépense en promotion.

Si cette théorie s’applique à la vente à l’unité, peut-elle s’appliquer à une formule d’abonnement ?
Avec un abonnement, le revenu pour la structure de vente est fixe, et ce, quelque soit le nombre de phonogramme télécharger.
Quel est donc l’intérêt d’avoir l’ensemble de son catalogue disponible en téléchargement avec son espace disque et bande passante à fournir en conséquence ? À attiré l’abonné. A priori, c’est bénéfique sauf bien sûr pour les marchés de niches pas vraiment populaires comme le baroque ou le free jazz.

La généralisation des abonnements doit être accompagné de la long tail de la révolte. Un lobby permanent de mélomanes faisant pression (avec quoi ???) sur les FAI et plateformes pour avoir un accès à toute les musique.
La révolte peut passer par une fidélité au CD à condition que des structures (magasins ous ites Internet) proposent une offre cohérente, informée et complète et que les labels et les distributeurs de ces secteurs de niches puissent encore financièrement produire, fabriquer et distribuer ces disques rares (donc chers?).

Une nouvelle offre est née avec la formule de Neuf Music. Comme toujours, cette offre s’ajoute aux différents mode existant d’accès aux phonogrammes (physiques ou numériques) SANS LES REMPLACER.
Toutefois, côté marché en ligne, peut-il coexister un système d’achat au morceau et un système d’abonnement. Pour le bien être du consommateur, les deux doivent exister mais la faiblesse de vente de l’achat au morceau peut être fatal à l’achat à l’unité. Toutefois, l’exclusivité d’un catalogue et les contraintes techniques associées à l’offre de téléchargement (DRM, catalogue limité) et la non-lisibilité des phonogrammes une fois l’abonnement rompu peuvent venir en aide à la vente en ligne. tant que ces offres sont exclusives, la vente à l'unité n'est pas en réel danger.
Une chose est sûre, les deux systèmes vont évoluer pour être complémentaire.

Faire de l’abonnement un système exclusif d’accès à la musique serait un carnage pour l’ensemble de la production musicale mais aussi la diversité culturelle.

Enfin, ce modèle d'abonnement, au sens "club Dial" va selon toute logique se transformer pour devenir à terme, l'abonnement avec accès et téléchargement libre, qui n'ai rien d'autre que la fameuse licence globale, tant décrié par nos amis d'Universal.


Rappelons pour conclure une bonne logique

L’augmentation des activités culturelles et de loisirs d’un individu n’augmente ni son temps libre ni son budget dédié aux loisirs.

En créant une offre d’abonnement, on délégitime l’acte d’achat. Ces quelques euros dans un abonnement suffisent à ne plus « investir » dans la musique. Et oui, qui, possédant une carte illimitée UGC va aller payer sa place à Gaumont pour voir un film qui ne peut vois dans son cinéma ?

Personne sauf une poignée de passionnés

Passionnés, comptez vous !

Offre illimitée et téléchargement : ce que ça veut dire PART1


L'offre illimitée de Neuf Telecom va-t-elle révolutionner la vente en ligne
Début de réponse en 2 actes



La bonne nouvelle, c’est que l’année 2007 va se finir avec la réouverture du fameux dossier de la licence globale sous un œil plus économique qui s’appelle l’abonnement. L’effet domino a commencé avec l’annonce d’Orange d’une formule simulaire et celle plus oportuniste de Free, en partenariat avec un site de musique en ligne, Deezer.


Toutefois, cette offre sent un peu l’effet d’annonce. D’abord, derrière le terme « téléchargement illimité » se cache un abonnement à un accès à la musique. La fin de l’abonnement rend inutilisable les fichiers téléchargés.
L’offre est limitée : 150 000 titres répartit sur 9 genres musicaux, ça donne une moyenne de 16 667 titres soit, à la louche entre 1 100 et 2000 albums (en comptant entre 8 à 15 pistes par albums).
C’est beaucoup à l’échelle du petit mélomane, mais c’est une paille face au catalogue complet d’Universal, sans parler d’une comparaison avec toutes la production musicale, concurrents majors et indépendants inclus.

Derrièer le joli terme "illimité se trouve une forme complexe d'accès à la musique.

  • Fichiers protégés (et donc absence d’interopérabilité entre les differents supports d’écoute de l’utilisateur)
  • Offre réduite. 150 000 morceaux représentent beaucoup d’album, mais ça ne reste QUE de l’Universal
  • Acquisition limitée. Derrière ce sentiment de liberté de télécharger librement se cache une grosse réduction de l’offre pour le consommateur.
Dans les années 2002, les majors avaient créé ses plates-formes de téléchargement payant dédié exclusivement à leurs catalogues. Le manque de visibilité pour le consommateur associé aux prix et à la qualité de l’offre avaient tué dans l’œuf ce fiasco tandis qu’Apple décollait avec une offre TRANSVERSALE sur les différents catalogues des distributeurs (Indé et majors compris).


Bienvenue dans une nouvelle ère

Avec l’apparition de l’offre Neuf Music, le groupe Vivendi frappe un grand coup et propose ce mode d'accès à la musique via un FAI via un abonnement.
La formule économique la plus cohérente pour la vente de la musique en ligne est adopté. Toutefois le succès de cette formule n’est pas garanti, en effet, le public est-il prêt à l’abonnement ?
Petite analyse à chaud de ce nouveau mode d’accès à la musique

1 les craintes
La dure loi des monopôle va sûrement frapper le petit monde de la musique avec cette offre coup de poing du leader du marché.

Logiquement, la SACEM et quelques organismes vont se dresser pour savoir comment les aillant droits sont rénumérés avant d’être invité à se rassoire calmement car tout se passe en interne, dans la même entité.
Universal met à disposition une partie de son catalogue à une partie de ses internautes, la rémunération des artistes, c’est son problème économique .

2 les ripostes
Ses trois concurrents vont s’empresser d’emboîter le pas à Universal, pensant que la marché est « assez mûr » pour passer à l’abonnement.

Les concurrents de Neuf Telecom vont faire de même ainsi que les filiaile du groupe Vivendi (Aol, Club Internet...) Orange annonce déjà une offre pour 2008 !
Plusieurs questions en suspens : Universal mettra-t il à disposition son catalogue aux concurrent de Neuf Telecom ? Orange arrivera-t-il à signer un accord avec l’ensemble des majors ?

3 Révolution des Moeurs
Avec cette offre ciblée sur un distributeur, la notion de catalogue prend une tournure inédite. On achète l’accès à un catalogue et non plus un ensemble de phonogramme. On consomme la musique comme un flux ou comme un service, donc le FAI ou la plateforme offrant le plus grand nombre de catalogues qui sera valorisé. Toutefois, ce téléchargement de musique est un produit d’appel aux services Internet d’un FAI. Malgré l’importance du contenu, l’offre risque de se limiter aux plus populaires comme le fait actuellement Universal en proposant (MAJ 27 août) 600 gigas, deux fois plus que le catalogue du label de musique classique Naxos !


4 La réponse des plateformes
De toute logique, pour survivre, Apple se doit d’avoir une offre d’abonnement elle aussi proposant tous les catalogues, iTunes Music Store aura-t-il les licences ? Les autres plateformes de téléchargement comme Virgin Mega et Fnac music auront-elles aussi les licences ? Ces structure ne doivent pas voir d'un bon oeil la situation privilégiée que risque de prendre les FAI.

Si cette formule réussit, les FAI auront un pouvoir accru dans la vente de musique. De toute évidence, FNAC, SACEM and co vont se précipiter pour associer une taxe « à la copie privé » pour les droits d’auteurs à ses formules.

Ah ! j’allais oublier !
5 Les indé, comment font-ils ?
La création d’une plateformes est impensable pour eux, ils sont peu connus et n’ont pas une offre suffisante pour suffire à elle-même.
S’associer à une plateforme (mais avec quelles rémunérations) ou s’associer à une FAI sans que les phonogrammes apportent une vraie valeur ajouter au fournisseur paraît difficile.
Et oui, entre le tube de Mika Relax (take easy) et les frères Capuçon, sans hésiter, en tant que FAI, je choisis Mika, et je suis même prêt à payer une exclu plutôt que les Capuçon et tout ces trucs de niches comme le Jazz, le classique, la world, les jeunes artistes, bref, toutes ces merdes qui se vendent pas comme on dit.
Dans quelle(s) mesure(s) une formule d'abonnement peut il favoriser la possession d'un catalogue de la part du FAI ou de la plateforme concernée ?

Avec ces formules illimitées, à renouveler chaque mois, on offre un sentiment d’infini à l’internaute. Ce leurre donne un sentiment de posséder sans réellement avoir.
Pour séduire, ces offres proposent plus une vitrine de la musique qu’un vrai catalogue.

Avec un catalogue qui peut, à lui tout seul, faire une bonne discothèque, Universal a sa vengeance face à l’hégémonie d’Apple. D’une part, elle propose une exploitation originale de son catalogue et d’autre part s’attaque en frontal au modèle même de l’achat au morceau. Soucieux de reprendre le pouvoir dans le monde du disque, en pleine translation vers les FAI et autres acteurs du web, Universal semble remettre « l’église au centre du village » en donnant les clefs du pouvoir à une filiale du groupe, Neuf Telecom.

Une stratégie gagnante ?

à suivre…

mercredi 22 août 2007

Le Neuf passe à quatre


La surprise de la rentrée ou de l’été, c’est bel et bien Neuf Telecom qui grille gentiment la politesse à tous ses concurrents et qui ouvre une brèche dans la vente de la musique.

Mieux que Free, l’innovateur de service chez les FAI, Neuf Telecom déjoue les pronostics des spécialistes en proposant avant l’heure une offre 4 play .
Après les 3 play des fameuses box (tv, Internet Téléphone) Neuf Telecom ajoute une piste pour le moins inattendue, le téléchargement de musique. On attendait l’offre 4 play (tv, Internet Téléphone, mobile) orienté un peu par Orange, mais c’est l’offre de téléchargement illimités que préconise Neuf Telecom.
Un catalogue (un extrait de catalogue) est proposé aux internautes, il s’agit …d’Universal !!! Universal est bel et bien le roi de l’été dans l’actualité musicale. Après une renégociation sévère avec Apple renouvelé tout les deux mois, Universal revient sur le devant de la scène en jetant le premier pavé dans l’abonnement à la musique.


Le Principe

Les internautes choisissant ce forfait peuvent télécharger librement, en "illimité" les quelques Gigas disponibles. C'est la première offre d'abonnement à un téléchargement de musique de la part d'un FAI. Enfin, c'est plutôt de la coation a en croire cette petite phrase dans la présentation du projet :

  • Les titres téléchargés sont accessibles tant que vous êtes inscrit au service Neuf Music
  • La licence doit être renouvelée toutes les mois sur neufmusic.fr
Illimités jusqu'à ce que la mort ou le recommandé de fin de contrat nous sépare ?

Le catalogue
150 000 titres en téléchargements illimités et, promis, ce n’est qu’un début. Environ 6 Gigas pour un début réparti sur 17 labels
Universal (Mika, Bob Sinclair…) AZ (Grand corps malade, Koxie…) Polydor ( Gwen Stéfani, The Who…) Barclay (Noir Désir, Philippe Katerine…) Mercury (Elton John, Just Jack…) Island et sa filiale Def Jam Recordings (Soul, elctro & Hip Pop) Motown (Stevie Wonder, Lionel Richie…) Atmosphériques (Louise Attaque, Les Wampas…) ULM TV (le roi de la compil à la con) Geffen (Aerosmith, Blink 182…) Interscopes (Yeah Yeah Yeah, Enrique Igliesias…).

Emancy, Verve (Diana Krall) et ECM pour le Jazz et Decca et Deutch Grammphon pour le classique (seulement 2 labels, mais du lourd)

D’après le site de Neuf music, il ne figure pas Philips et le doute persiste sur la présence ou non des « sous label » d’Island Pulse et Verve ainsi que sur la quantité de titre par label.
Le tout réparti en 9 catégories :
Variété Française
Rap et R'NB
Classique
Pop
Jazz/Blues
World
Electro
Disco/Funk
Rock

Toujours les mêmes ambiguitées pour la répartition des genres. Ayo sera-t-elle en Variété Française (catégorie où elle a été nominé au victoires de la musique), Pop ou Musique du monde


Avec cette sélection de label, certaines catégories seront peu gâté. Un clic sur le site de Neuf Music pour voir que la part belle est faite à la pop, rien de surprenant.

Deux formules sont proposées :
  • La basique sans supplément de prix à l’abonnement ADSL 3play, donnant accès au téléchargement illimité à 1 genre musical l’intégralité de téléchargement.
La musique est donc un produit d'appel, sans valeur propre car l'accès, même à une part limité du catalogue, n'augmente pas le prix de l'offre.

  • "l'optimal" à 4,99 €/mois donnant accès aux vidéos clips (3 000) et à tous les genres musicaux. L’offre des vidéos clip à télécharger annonce-t-il un futur branlement de combat contre youtube et dailymotion et tous ces clips gratuits que l’on peut voir ? A suivre, en tout cas, c’est déjà la tendance actuelle…
Les phonogrammes sont livrés en format WMA avec DRM limitant le transfert à 3 ordinateurs et 3 baladeurs. L’appellation DRM ne figure en aucun cas sur le site Neuf Music (trop compliqué ou trop effrayant pour le chaland). La conséquence de cette protection prive l’offre à la petite tranche de population utilisant des iPod, les meilleures ventes de baladeurs depuis leurs existence. Une paille !


La semi-surprise


Qu’il est bon de s’appeler Universal. Le choix de Neuf Telecom n’est pas une surprise en y regardant de plus près. Le FAI Neuf Telecom appartient, depuis le regroupement avec Cegetel au groupe Universal via la filière SFR. C’est à dire, la filière musique Universal utilise le dernier achat de sa filière téléphonie (SFR) pour tester en grandeur nature l’offre d’abonnement à la musique. Aol puis Club Internet suivront le pas dans la foulée, histoire de faire profiter toute la famille du groupe Vivendi.
Ca donnera toujours une impression de libre concurrence aux détracteurs de cette offre.


To be continued comme on dit de nous jours...

vendredi 10 août 2007

Un disque bio s’il vous plait


Au grand jeu Viva Musica des comparaisons improbables, aujourd’hui, l’industrie du disque se compare sur à …l’agriculture. A ma droite donc, une industrie du disque qui vit une crise sans précédent, baisse des ventes, baisse de l’offre dans les points de ventes, augmentation d'enregistrement d'album et concurrence entre le support phare et lucratif, colonne vertébrale du marché, le physique et Internet, volubile et pas très rentable (voir pas rentable du tout quand il est pratiqué de façon illégale sur des P2P). En résumé, l’industrie du disque vit très mal cette phase de mutation au point d’être en plein paradoxe. Alors que les ventes baisses et que le téléchargement et la copie touchent principalement les meilleures ventes, les majors ont, depuis les années 2000 augmenté de façon exponentiel les budgets liés à la promotion atteignant souvent le million d’euros en pub radio et tv, street marketing et exclusivité pour opérateur téléphonique.

A ma gauche, l’agriculture.
Besoin vital pour l’humanité, l’agriculture doit faire face à des besoins de plus en plus croissante pour l’alimentaire mais aussi pour l’énergie avec le développement des bio carburant. Le souci de productivité est flagrant car, chaque seconde, il y a trois nouvelle bouche à nourrir sur cette planète.

Pour faire face à la demande et ne plus connaître les situations de faim en Europe comme elles ont existé pendant la guerre, l’Europe a mis en place la PAC, Politique Agricole Commune, qui mécanisa et modernisa l’agriculture pour en faire toujours plus sur ces mêmes surfaces. 40 ans après, on remarque que la mécanisation à outrance et l’exploitation sans demi-mesure de la terre à des conséquences dramatiques pour l’environnement. De plus, ces méthodes à base de pesticides et engrais chimiques, aussi néfastes pour la santé que chères pour l’agriculteur s’avèrent très peu rentable. En d’autres termes, les exploitants agricoles sont pris aux pièges d’une agriculture « industrialisée » qui leurs coûtent chère, leurs rapportent peu, et comble du système détruit leur principal outil de travail , la terre.
La Beauce, haut lieu de la culture céréalière façon « industrie lourde » a vu son taux de matière organique passé de 3% dans les années 70 à moins d’un pour cent aujourd’hui !
Sans matière organique, la terre est morte et aucune culture n’est possible. Pas grave, on rajoutera des engrais. Voilà le cercle vicieux qui remplit nos assiettes à hauteur de 90%, en coûtant toujours plus cher (trois fois plus qu’une agriculture paysanne), en étant de moins en moins rentable et en détruisant de plus en plus l'environnement.
Pas d’alternative ? Si le bio et l’agriculture modéré, l'agriculture payasanne et de nombreuses méthodes qui permttent d'avoir le maximum d'une terre sans pour autant la détériorer en utilisant très peu d’engrais et d’insecticides, en renouvellant des cultures pour exploiter au mieux la terre. Mais ces méthodes ont un coût d'adaptation qu’aucun agriculteur peut franchir sans l’aide de la collectivité.


Alors en agriculture comme en musique, on s’obstine dans un schéma contre-productif et complètement destructeur. Oui, et pour les mêmes raisons de profit dans un monde de mondialisation et la libre concurrence. Edgard Pisani, ancien ministre de l'agriculture à l'origine de la PAC l'expliquait très bien sur France Culture jeudi 9 août :

La mondialisation : il faut que tout le monde soit soumis au même régime, que les exportations commandent le marché mondial et peu importe des résultats qui auront lieu du fait de cette politique. (...) Le marché est un bon système mais on en voulu en faire un système absolu, il ne peut pas être un système absolu.
Contrairement à l'agriculture ou au théâtre, il n'existe pas de producteurs publics qui financent l'intégralité d'un enregistrement. Chaque disque doit faire face au marché.

Que ça soit dans un secteur de loisir et un secteur vital comme l’agriculture, on marche littéralement sur la tête. Pour le disque, les conséquences, contrairement à l'agriculture, sont peu dramatiques, juste la disparition de labels et une offre musicale en baisse.

Comme un kilo de pêches bio bien juteuses ne veut pas un kilo de tomates OGM cultivées hors sol, un disque de variété à gros renfort de promo ne veut pas un disque de jazz west coast ou de chant grégorien.

Alors, à quand des disques labélisés bio, produits, distribués et vendus dans le respect de l’environnement ?

jeudi 9 août 2007

Homo Modernus

Bonjour à tous
la famille viva musica s'agrandit avec un myspace
wahou, trop tendance (bon, je sais, je ne suis pas très fier) mais je vous promet une surprise pour la rentrée (pour septembre)

Bien à vous




mardi 7 août 2007

AZ et Koxie, suite...




A la sortie du single de Koxie, j’avais été surpris de la stratégie d’AZ. Pourtant, c’est pas n’importe quoi AZ comme label.
Sortie précipitée pour cause de buzz, extinction du myspace ( !!!!) et report sur youtube vers des clips fait par des fans ou une simple photo de la pochette du single avec le morceau en fond. Bref, rien de très funcky et surtout peu de raccord entre la chanteuse Koxie et son morceau. Le plus comique, c’est que Koxie met des vidéos de youtube des « artistes qu’elle aime » alors que les producteurs commencent à partir en guerre contre youtube et ces vidéos d‘artistes disponible gratuitement. Un bel exemple de pied dans le plat.
Le site officiel est un désarstre, du flash pour rien, des extraits de 30 secondes… Seul son skyblog nous permet d’avoir un peu d’info fraîche et surtout un peu de musique. Après Garçon, un second extrait est disponible (enfin !!!!). Le single Garçon a été écouté 868 412 fois et Rêver de ça déjà 36 909 fois en une semaine. Pas mal pour des extraits de (WAHOU) 1 minute 07 !

3ème vente de single, 2ème sur Fnacmusic,12ème sur iTunes, le plus drôle est sur le blog. Quand on clique sur, pour me télécharger c’est ici, on arrive sur la page fnac.com du …..single !!!!! enfin, on apprend sur Chart in France pourquoi, le site myspace n’a plus de musique :

Aujourd’hui, le titre n’y est plus car des malins s’amusaient à le télécharger. Il a été décidé de mettre une maquette du titre sur YouTube et l’histoire se répète de nouveau : plus d'1,2 million d’écoutes du titre et une vingtaine de parodies d’internautes chez eux avec leur webcam : Koxie est devenue un véritable phénomène en quelques mois.
Parmi les parodies, on trouve « garçon, par anti-mec » façon karaoké (avec juste une erreur du nom d’artiste) une brochette de webcam avec plein de jeunes skyblogueur en herbe et un clip de Ludovik qui fait l’unanimité. Sur son skyblog, Koxie nous annonce le 26 juillet 2007
LE CLIP DE GARCON SERA DISPO TRES TRES BIENTOT EN EXCLU ICI!!!!
Et pourtant sur chart in France, et sur Youtube on voit ça :
Quelle bonne surprise, le clip officiel, joli exclusivité !
pour l’anecdote, mis en ligne par Ludovik qui avait réalisé (y a plus d’un mois) un clip sur le même modèle mais nettement plus marrant !
On récapitule :
Limiter artificiellement le buzz car « on pourrait télécharger le morceau ». Bienvenue sur Internet, y a un risque sur la toile, faut passer outre. Un site (pour l’instant) sans intérêt. Un blog qui ne tient pas ses promesses d’exclusivité. Erreur de lien hypetexte pour télécharger le morceau, ça craint.
Alors, puisque AZ n’a pas de site Internet, puisque vous n’avez pas de visibilité sur le net, puisque Valery Zeitoun ne va plus sur son blog depuis plus d’un an, pourriez-vous m’expliquer comment, en ayant le plus gros distributeur en la personne d’Universal, en ayant des moyens financiers, du budget Marketing, du personnels compétents, AZ qui n’est pas le premier venu quand même, avez vous pu faire autant d’erreurs primaires sur la sortie de son single ?

A combien s’élève le préjudice de ces ratés Internet ? Impossible à dire, mais malgré ça, ça vend…