vendredi 28 septembre 2007

Internet, me revoilà



Depuis le 11 septembre, je n’avais plus d’Internet. Une information aussi anodine qu’inintéressante.
A moins que…

Boulimique, voilà, je suis boulimique du web. Netvibes, blog, les sites d’info, youtube, les flux RSS, les podcasts, je consomme non stop du web, entre 6 et 8h par jour.
La cure obligée par décès de ma box m’a ouvert les yeux.

1- En dehors de sa connexion, il est difficile et/ou payant de se connecter à la toile.

2 - De plus en plus d’activité et d’accès à l’info passe par le web. On se sent orphelin quand on n’a plus accès à son site de la météo et ses flux RSS.

3 – Les sites communautaires, les flux RSS, le téléchargement s’appliquent difficilement à une connexion nomade. Même connecté dans un web café avec son propre PC, avoir 150 flux RSS arriver d’un coup (car pas connecté pendant 2 jours) n’a pas de sens.

4 – On peut vivre sans le net. Ils sont nombreux à le faire et ils ont leurs raisons. Voilà, entre un connecté à domicile et un Sans Connexion Fixe, il y a un monde d’écart, et un plus grand entre les connectés et les non connectés.

Webons heureux, webons mobile

Le web sort des bureau et des chaumières pour prendre place en ville. Les accès se multiplient sans toujours garantir les succès.

La ville de Paris a mis en place cet été des accès wifi libre dans les parcs et les bibliothèques de l’agglomérations. D’autres villes ont aussi leurs accès wifi libre.

Le centre Pompidou(voir photo), fut l’un des premier en France à mettre le wifi en accès libre dans son musée. Du wifi dans un musée ? Mais pourquoi faire ? Pour permettre le trait d’union entre le monde de l’art contemporain réel et virtuel.

Certaines enseignes (McDo et Starbuck) l’offre aussi à leurs clients, autres arguments de ventes.

Le web gagne donc du terrain dans notre espace de vie.

Les demandes d’Internet sont centralisées dans des zones bien précises comme les gares ou les cafés et surtout les transports.

Des projet via le réseau de téléphonie mobile sont en cours en Suisse (à des prix exorbitant) pour des connections perturbées par les tunnels et les carences de couverture. Moins cher, le Tahlys devrait équiper les rames d’un même accès wifi.

Pourtant, la généralisation des accès à du mal à gagner la ville. La mise en place du tout wifi dans certaines villes américaines n’est pas toujours un succès. L’exemple de San Francisco ou Chicago relevé par internetactu.net en est un exemple.

Trop cher, pas assez performant, ces solutions pourtant idyllique dans un monde connecter ne semble pas trouver le succès. Seules les communautés ou les zones rurales ont trouver une forme de succès.

Jamais sans mon web

Mais les temps changent. Aujourd’hui iPhone et les nouvelles générations de portable ou de baladeur MP3/vidéo (comme le dernier Archos) sont wifi. Si l’utilisation du web en tant que piéton n’est pas encore généralisé, il existe déjà les outils pour accéder. Alors, quel est le plus urgent, multiplier les points d’accès wifi pour ces nouveau utilisateurs 100% nomades ou développer les services web à ses nouveaux internautes nomades ?

Les cibles de ces nouveaux services et de ces nouvelles connexion ne sont pas les nouveaux Internautes mais les accrocs au web. Pour démocratiser l’accès à de nouveau point web, pour démocratiser le web nomade, il faut inventer de nouveaux services, il faut créer le besoins.

Et la musique dans tout ça ? On peut déjà télécharger de la musique à Starbucks et suivre un concert en live sur son téléphone prtable . Que nous réserve l'avenir ?
Peut on imaginer des salles de concerts wifi pour télécharger sur son portable des vidéos du live ou des bonus, ou les backstages du concert que l’ont regarde ?

Inventons, inventons sinon on ne vendra jamais assez d’iPhone !

lundi 17 septembre 2007

A l'ancienne

Retour aux années 90. Je n'ai plus Internet et je doit attendre encore un petit peu avant d'avoir des accès plus long et moins cher à Internet.
En parallèle d'une réparation de ma connexion, je travaille activement pour une surprise (qui prend un peu de retard).
A bientôt, donc.
C'est très constructif et formateur de vivre dans la peau d'une personne sans connexion Internet stable et gratuite.
Relation avec les sites communautaires, pertinence des information cherché (ou va droit au but) Pertinence de l'information : des problématiques qui touchent une bonne partie de la population et que nous oublions un peu, nous les toujours connectés.

mercredi 5 septembre 2007

Viva Musica au Bureau de l’export – Face B

Les participants de la troisièmes table ronde : l'action du bureau Export pour la diversité culturelle. De gauche à droite, Jean-Philippe Allard, Bernard Batzen, Nicolas Galibert, Daniel Winkel, Laurent Bizot, Philippe cohen Solal

Le bureau de l’export de la musique Française organisait mardi 4 septembre une série de table ronde sur la place de la diversité culturelle, le rôle des nouvelles technologies et les missions du Bureau de l’export. Une journée en deux face comme un bon vinyle.
Face A, une approche plus globale de la notion de diversité avec des acteurs du physique et des acteurs du numérique.
Face B les missions du Bureau de l’export s’appuyant sur ses actions, l’importance de l’export pour un artiste et les problématiques liés.


Début de l’après midi avec la présentation du combat mené par la France au niveau international pour la mise en place de la diversité culturelle.
Avec le soutien de l’UNESCO, la diversité culturelle (alias la fameuse exception culturelle française) passe les frontières et séduit autant les pays en développement que nos voisins européens. Le défi, défendre devant l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) cette notion très chère à la France et au centre des débats sur la diversité culturelle musicale.

Après cette mise à jour du « combat » par Bernard Miyet, président du directoire de la SACEM, Patrick Zelnik a conclu l’introduction de l’après-midi par un appel généralisé aux artisans de la musique. Majors et indépendants appelés à s’unir pour faire face à l’industrie informatique.
Pour une Europe de la création, Patrick Zelnik et l’IMPALA (syndicat Européen des PME d la Production Musicale) invite l’Union Européenne à soutenir le secteur en créant un environnement favorable aux PME culturelles.
C’est avec les 180°, c’est-à-dire une ouverture vers la production de l’image et du texte, que Zelnik propose une des solutions à la crise. Une solution déjà mise en place par Naïve depuis longtemps déjà.
En conclusion, une phrase pleine d’espoir (rare dans ce secteur)

« un master (Enregistrement original) aura toujours une valeur et d’autant plus grande que les moyens de diffusion sont importants »
Une nouveauté donc dans la musique avec un appel au soutien, à la solidarité, à l’état et l’Europe.
TABLE RONDE 3 : L’ACTION DU BUREAU EXPORT POUR LA DIVERSITE CULTURELLE
Animateur : Jean-François Michel, Directeur Général du Bureau Export de la Musique Française
Intervenants :

Jean-Philippe Allard, Directeur du label Polydor Universal Music et président du Bureau Export de la Musique Française

Bernard Batzen, Directeur d’Azimuth Productions, du label Rue Bleue et du festival Les Méditerranéennes
Nicolas Galibert, Président de Sony/ATV Music Publishing et DG de Sony Music Editions
Daniel Winkel, Directeur Adjoint du Bureau Export de la Musique Française à Berlin
Laurent Bizot, Directeur du label No Format ! et manager de Salif Keita
Philippe Cohen Solal, Directeur du label Ya basta et fondateur du groupe Gotan Project
Thèmes :

L’importance de l’export et de la diversité culturelle pour les entreprises françaises de la musique.

Pourquoi un bureau export : quelles missions et quelles actions ? Quels bénéfices pour les professionnels, la culture française et la diversité culturelle ?

La musique n’a pas de frontière comme le rappel Philippe Cohen Solal, fondateur de Gotan Project : « Je n’ai jamais pensé faire de la musique pour les français ».

L’export a commencé très tardivement en France. Avant la création du Bureau de l’Export en 1993, exporter un artiste français était impensable comme le raconte Bernard Batzen avec son expérience dans les années 80 avec le groupe Mano Negra.

Si la vente de musique à l’export n’est pas encore dans toutes les habitudes des producteurs et distributeurs, les éditeurs ont toujours importé et exporté des chansons comme par exemple My Way / comme d’habitude ou la mer de Charles Trenet….
La nouveauté provient donc dans le déplacement de l’artiste à l’étranger.
Jean-Philippe Allard raconte son expérience avec Paris Combo (produit par un indépendant en France) mais exporté en Australie et aux Etats Unis par Universal avec de nombres tournées dans ces deux pays.

Sur le label No Format !, l’export représente 50% des ventes. Salif Keita s’est produit et a vendu dans le monde entier en chantant dans une langue d’une région sud du Mali. La preuve que la diversité culturelle et l’exportation de la musique ne font qu’un.
Salif Keita a pu, avec l’aide de Vivendi et de l’UNESCO, construire un studio au Mali pour les artistes locaux.

Daniel Winkel
, responsable du Bureau Export de la musique Française en Allemagne nous a décrit son travail.
Etudes de marchés par pays et par genres, conseils privilégiés, aide aux tournées et à la distribution, prospection du marché, mise en contacts des professionnels allemands et Français…
Le bureau de l’export s’adresse à tous les professionnels de la musique, quelques soit la taille de l’entreprise ou le genre musical. Il est primordial, soutient Daniel Winkel, de garder cette notion d’échange. Les œuvres doivent circuler entre les pays et dans les deux sens. Suite à la création du bureau de l’export de la musique Française, de nombreux pays réalisent le leur comme l’Autriche, le Luxembourg, la Hongrie et très prochainement l’Allemagne.

Le manque d’uniformité crée un manque de visibilité pour les professionnels. Chaque pays a sa spécialité juridique, sa protection des droits d’auteurs qui lui est propre. C’est la loi du pays qui s’applique pour tous les artistes en diffusion et production dans le pays, il faut aussi tenir compte des droits voisins et d’éditeurs dans chacun des pays. Ces difficultés s’ajoutent aux obtentions des permis de travail pour les tournées à l’étranger (surtout aux Etats Unis) et la difficulté pour les artistes non européen (surtout Africains) à venir en France.
Enfin, au sein de l’union Européenne, les disparités juridiques et fiscales rendent très complexes les tournées européennes.


Pour Philippe Cohen Solal, il faut, pour réussir un groupe à l’export, répondre à une attente et surprendre le pays ciblé pour créer un engouement de la population. Envoyer les grands noms de la variété n’a pas toujours un sens, ça ne parle pas aux américains ou aux vietnamiens.
Pour aborder de nouvelles musique, il propose des workshop entre artistes de pays différents
« j’ai eu cette expérience avec la musique chinoise. J’étais là-bas pour la musique d’un film. Au début je trouvais ça inaudible, après 15 jours, je commençais à apprécier. En faisant travailler des musiciens chinois et français ensemble, on pourra mieux découvrir cette musique et les chinois découvriront la nôtre »

Sans générer des ventes extraordinaires, le bureau de l’export permet l’essor de productions françaises à l’étranger.
La prochaine étape est le numérique. Si Internet permet d’accéder aux musiques du monde entiers, ses applications légales sont encore à mettre en place. Il est impossible en France d’acheter un morceaux sur iTunes Germany, iTunes Belgique ou bien iTunes japan.

TABLE RONDE 4 : COOPERATION ET ECHANGES
Animateur : Jean-François Michel, Directeur Général du Bureau Export de la Musique Française
Intervenants :
Frédéric Bouilleux, Directeur du département « Langue française, diversité culturelle et linguistique » de l’Organisation Internationale de la Francophonie

Ali Diallo, Trésorier du Bureau Export de la Musique Africaine
Jean-Claude Kuentz, Directeur Général adjoint Radio France Internationale
Olivier Laouchez, P.-DG de Trace TV
Roland Sandberg, STIM / Emo-Suède


Thèmes :
L’importance des échanges, en termes économiques et artistiques. Le partage d’expérience et de savoir-faire dans le domaine de la promotion des musiques, en Europe et dans le monde, notamment en Afrique.

La diversité culturelle au coeur de la politique européenne de la culture La musique, vecteur privilégié des échanges artistiques et économiques entre l’Afrique et l’Europe

Pour Frédéric Bouilleux, la diversité culturelle permet un rapprochement entre le nord et le Sud. Si l’on laisse faire le marché, il y aura qu’un seul type d’expression. Les aides publiques ne suffisent pas, il faut une véritable synergie entre les acteurs publics et les acteurs privés de la filière culturelle.
La création d’un bureau de l’export de la musique Africaine est a l’initiative de Mamadou Konté, aujourd’hui disparu. La première étude est en cours sur le marché Africain. La piraterie (Internet et cassette audio) est au maximum. Les ministères de la culture des différents pays (pays francophone de l’ouest africain) sont dépourvus de moyens pour lutter contre cette piraterie mais aussi pour soutenir les artistes, protéger les droits d’auteurs…. La situation en Afrique et très précaire pour les artistes. L’absence d’industrie comme relais aux initiatives locales est un frein au développement de la musique.
Analyses, mise en place de structures et de réseaux, formations de personnels, Le bureau d’export de la musique Africaine ne manque pas de missions pour produire, diffuser et valoriser la musique et les artistes Africains sur la scène internationales.

Avec le Festival Africa fête, le bureau peut promouvoir les artistes africains et les faire connaître par delà les frontières africaines et, bien sûr, en Europe.
Comme le rappel Jean-Claude Kuentz, grâce à RFI, une partie de l’Afrique connaît les artistes et la musique des pays voisins. Dans la partie anglophone, les artistes du Zimbabwe ne connaissent pas les artistes du Kenya.
Malgré une place de plus en plus forte à l’information, RFI a pour volonté de promouvoir la musique africaine sur le continent et en Europe.

Une politique d’ouverture que possède aussi Trace TV, ex MCM Africa. Cette chaîne est une plateforme des musique urbaines (world, musique noire soul, Antilles…). Elle touche plus de 15 millions de foyers dans le monde et près de 30 millions par le piratage (surtout en Afrique). "Il est primordial d’avoir des médias puissants pour défendre une diversité culturelle, explique Olivier Laouchez, Trace TV est face à des machines de guerre très puissante qui assoit la domination de la culture américaine".

Changement de décors radical avec Roland Sandberg, au bureau de l’export des musiques suédoises. Pays d’Abba, la Suède à une approche plus libre de la musique.
Pour Roland Sandberg, la base de l'export est le dialogue. "Avant les grands événement, c'est d'abord la rencontre entre deux personnes, c’est un dialogue, un échange. Les quotas sont des menaces et des obstacles pour la diversité culturelle."
Pas de quotas, donc, comme en France mais 30% d’artistes suédois sur les radios.
La liberté demandée par les professionnelles semble être efficace. L’Etat suédois intervient au niveau de la production de certains artistes. Le choix est fait album par album. Des aides à la tournée en Suède existent aussi pour les jeunes groupes. Ces aides restent insuffisantes face à la demande et aux besoins de la production locale.
Contrairement au Danemark qui finance un réseau de salles de concert sur l’ensemble du territoire, l’état suédois n’intervient pas à ce niveau, seulement les villes.



Odile Quintin, Directrice générale Education Culture, Commission européenne, a conclu la journée. La défense de l’article 151 du traité de Maastricht de 1992 est toujours d’actualité. C’est la patrimoine commun Européen, une certaine idée de la culture qu’il faut défendre. Depuis mai 2007, une véritable stratégie culturelle s’est mis en place sous l’impulsion du président de la commussion Européenne José Manuel Barroso : "La culture et la créativité sont en rapport direct avec la vie quotidienne des citoyens. Ce sont d'importants moteurs de développement personnel, de cohésion sociale et de croissance économique. Mais elles sont plus encore, ce sont les éléments fondamentaux d'un projet européen, basé sur des valeurs communes et un héritage commun, et qui, en même temps, reconnaît et respecte la diversité. La stratégie adoptée aujourd'hui, en promouvant la compréhension interculturelle, confirme la place de la culture au coeur de nos politiques".
La Commissions s’engage avec la Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, Comité économique et social européen et au Comité des régions relative à un agenda européen de la culture à l’ère de la mondialisation
Parmis les objectifs, on trouve :
  • la promotion de la diversité culturelle et du dialogue interculturel;
  • la promotion de la culture en tant que catalyseur de la créativité dans le cadre de la stratégie de Lisbonne pour la croissance et l’emploi;
  • la promotion de la culture en tant qu’élément indispensable dans les relations extérieures de l’Union
  • le renforcement du rôle promotionnel des culture
  • répondre aux problèmes de circulation d’œuvres et de personnes.
Le but n’est pas d’opposer la culture à l’économie mais d’avoir une économie au service de la culture. Avec 2,5% du PIB (contre 1,9% pour l’agroalimentaire) la culture a un rôle économique majeur et une place privilégié sur la scène internationale par l’image qu’elle véhicule. Pour bâtir ce projet, un forum culturel européen aura lieu fin septembre à Lisbonne où tout le secteur de la musique sera présent. L’objectif de ce Forum est de remettre la culture dans le débat européen.
Absents pendant le dernier référendum, les artistes et les professionnels de la musique doivent se manifester et intervenir dans ce débat européen. Pour « créer un modèle de service d’échanges équilibrés et de développement durable.»

Viva Musica au Bureau de l’export – Face A


Le bureau de l’export de la musique française organisait mardi 4 septembre une série de table ronde sur la place de la diversité culturelle, le rôle des nouvelles technologies et les missions du Bureau de l’export. Une journée en deux face comme un bon vinyle.
Face A, une approche plus globale de la notion de diversité avec des acteurs du physique et des acteurs du numérique.

Face B les missions du Bureau de l’export s’appuyant sur ses actions, l’importance de l’export pour un artiste et les problématiques liés.

TABLE RONDE 1 : LA FRANCE ET LA DIVERSITE MUSICALE : UNE SPECIFICITE A DEFENDRE Animateur : Philippe BAILLY, P-DG de NPA Conseil Intervenants :
* Stéphan Bourdoiseau, P.-DG de Wagram
* Jean-Michel Grapin, Directeur général de Yacast

* Hervé Rony, directeur général du Snep

* Yves Riesel, P.-DG de Abeille Musique

* Marc Thonon, Directeur général d’Atmosphériques


Thèmes :

Etat des lieux de la diversité en France : production, publics, médias.

Le producteur, un acteur de la diversité musicale : la mutation des métiers.
Cri du cœur unanime envers le ministère de la culture (et peut être aussi de l’économie) pour une régulation des marchés, la création d’un régulateur français et/ou européen pour le maintien de la diversité culturelle le tout en renforçant la lutte contre le P2P.

Voici un petit bilan réalisé par les invités :

  • Le nombre de CD produit est en augmentation, toutefois, il n’a jamais été aussi difficile de produire un disque. En opposition totale, chaque année, 70 000 titres différents sont diffusés à la radio et la télévision. 3% des titres représentent 70% du nombre de diffusion.
  • La production musicale ne modernise pas sa mentalité de production. « On continue à penser comme dans les années 50 » Yves Reisel.
  • Selon Marc Thonon, le numérique ne baisse pas le coût de production d’un album mais a des effets positifs sur la promotion.
  • Les GSA (grandes surfaces alimentaires) sont en recul et se désintéressent de plus en plus aux disques. Fnac et Virgin, les deux plus gros réseaux de GSS sont à vendre, appelant les plus grandes inquiétudes.
L’industrie du disque était dans les années 80 en négociation face à des grands groupe comme Fnac, TF1 et NRJ. Le nouveau rapport de force ce fait aujourd’hui face à Apple, Google et Microsoft. Les grands sont devenu des géants.
Face à eux, la production musicale attend le soutien d’opérateurs locaux français et européens. L'idée est d'équilibrer le rapport de force entre les géants de l'informatique et cette "minuscule industrie". Sans parler de protectionnisme, l’idée d’une régulation des marchés de la musique par des institutions (publiques ou sociétés civiles) fait l’unanimité autour de la table.

Le cri d’alarme de Stéphan Bourdoiseau résume bien la situation. La diversité musicale est là par la production mais les médias (baisse de la diversité sur les ondes) et les points de ventes sont de moins en moins accessibles aux disques.
Au delà de la musique, c’est l’ensemble du modèle de production et développement de contenu (artistique, culturel, mais aussi d’information ou d’éducation) qui est remis en question. Avec le numérique, un outil universel d’accès est possible mais les monopôles de grands groupes anglo-saxons sont une vraie menace à cette diversité culturelle et informationnelle de l’offre. Il faut absolument que la régulation comprenne les mécanismes de développement de réseau et du numérique pour permettre plus de diversité dans les contenus.


Evidemment, l’offre Neuf Music (dont les invités regrettent l’exclusivité Universal pour les 6 premiers mois) a été au centre des débat tout comme les nouveaux contrat 360 ou intégration verticale.
Pour Hervé Rony, le problème de fond c’est la valeur de la musique, le prix nécessaire pour faire vivre la musique. Selon lui, la solution ne provient pas d’un buisness model mais d’un panels d’offres mais tant que le P2P existera, il sera impossible de faire face à la gratuité.

A propos de nouveaux contrats 360, Jean-Michel Grapin met en garde. Avec ce genre de contrat (incluant production album, concert et merchandising) l’artiste devient une marque que l’on vend comme un produit.

TABLE RONDE 2 : QUELS ENJEUX ET QUELLES OPPORTUNITES POUR DEVELOPPER LA DIVERSITE MUSICALE?
Animateur : Philippe Bailly, P-DG de NPA Conseil Intervenants :
* Borey Sok, membre du bureau des Catalyseurs Numériques et blogueur
* Vincent Frèrebeau, Directeur du label Tôt ou Tard
* Gilles Babinet, Directeur de MXP4
* Jean-Marc Tassetto, Directeur général SFR

Thèmes :
L’importance des nouvelles technologies dans le processus de production, du studio à la diffusion, pour le développement des carrières d’artistes et la relation au consommateur.
Diversité culturelle et révolution numérique: une opportunité majeure sous conditions.
Changement de décors pour une table ronde très orientée téléphonie mobile.

L’initiative de SFR date des années 2000 et le marché est mûr avec 10 millions de téléphones équipés de lecteurs MP3 et d'accès au téléchargement. Cette année, il se vendra plus de téléphone faisant baladeur MP3 que de baladeur MP3 simple.
Avec l’arrivée de iPhone, la musique sur portable va décoller. « quand c’est SFR qui le dit, personne écoute, mais quand c’est Steve Jobs, tout le monde le croit »s’en amusent Jean-Marc Tassetto.
SFR est dans une phase de test pendant 12 à 24 mois à choisir et trouver la solution la plus adaptée selon le principe « d'évolution Darwinienne ».
Enfin la politique musicale de SFR est simple : l’opérateur est un technicien qui ne s’intéresse pas aux contenus « La technologie ne sert à rien s’il n ‘y a pas d’expert de la musique pour fructifier et valoriser la programmation. »


Le point de départ pour aborder la musique, c’est le consommateur, explique Gilles Babinet et il faut imaginer ses envies et ses besoins sans se soucier des barrières et de la rigidité de l’industrie du disque.

Borey Sok
a insisté sur les ouvertures qu’offrait le Web 2.0 aux artistes pour communiquer et entretenir des contacts forts et inédits avec son public.


Le seul représentant de la production musicale autour de cette table, Vincent Frèrebeau, se dit perdu dans tous ces termes et ces problèmes d’interopérabilité. Il faut clarifier et uniformiser la musique vendue en abandonnant les DRM peu efficace car supprimé par une gravure sur CD :
« N’importe quelle grand-mère peut graver un CD sauf la mienne, elle est morte. »
L’ouverture vers de nouveau marché (principe du contrat 360) implique d’autres financements, qui allongent la liste des coûts sans pour autant assurer des retombées immédiates.

Illustré par de nombreux exemples autour de la téléphonie en majorité, le débat a mis en avant l’importance de tenir compte en priorité des besoins du consommateur et l’urgence de trouver un modèle économique fiable en phase avec ces nouveautés.