mercredi 31 octobre 2007

Vive le spectacle vivant

Soirée les découvertes du Printemps de Bourges & de la Fnac au Bataclan mardi 30 octobre.
Je m’y suis retrouvez par hasard, heureux d’être dans cette salle devenue non fumeur.

Comme pour toutes ces soirées, l’ambiance était scindé entre le fan de musique au devant, debout, et les « plutôt sur invit » agglutiné au fond et sur quelques chaise (on se fait vieux).

Un programme complet avec Imbert Imbert, Cocoon, Gomm et Sharko.

L’occasion entre deux verres de rencontrer acouFun qui propose des solutions préventives pour la protection de nos petites oreilles présentées par un gars sympa.

Avant d’attaquer avec la musique, nous avons eu droit au discours de Monsieur ADAMI, aussi a l’aise à l’oral que le petit Quentin pour son exposé sur les grenouilles en CM1.
Du grand show.
Entre ambiance maître d’école et démago chez les jeunes, cet homme, dont le nom m’échappe, a, en moins de 10 minutes (qui en ont paru 20) propagé un dégoût pour l’ADAMI.
Mission accomplie donc.

« Vous les jeunes, quand vous achetez des CD ou des baladeurs, une taxe sur la copie privée va à l’ADAMI qui organise 4000 événements pour promouvoir la musique et les jeunes groupes. La copie privé, c’est donc bien »
Wahou, ça c’est du discours ultra puissant. Tu veux vraiment qu’on s’intéresse au mode de redistribution de l’argent ?
Après, il s’est embourbé dans le « spectacle vivant » (parce que le spectacle mort avant la Toussaint, c’est mal vu ?) et « les musiques actuelles », une appellation que je supporte de moins en moins.

Le clou de son intervention est a se départager entre trois répliques :

  • « C’est grâce à la copie privé que ces artistes sont là », les labels aprécirons (car ils ont de l’humour), les deux autres partenaires de la soirée, la très téméraire Fnac et le réseau Printemps seront content d’apprendre que les frais de la soirée sont à la charge de l’ADAMI.

  • "On va commencer avec Gomm, puis on aura Imbert Imbert et Sharko puis à la fin Cocoon et on commence par Imbert Imbert". Le monsieur Loyal qui ne connaît pas l’ordre du programme ça fait toujours un peu con, surtout pour un concert de « musiques actuelles » (en oppositon avec "musiques historiques" ?) pour les « djeuns » comme il dit qui se passe bien, en général d’un monsieur Loyal.

  • « Je vais demander qu’on ferme le bar pendant que les artistes joue, car la place est aux artistes, et ici c’est un lieu pour les artiste, pas un bistrot ». On est pas à l’opéra Garnier, mais le Bataclan, qui fait son chiffre (comme la majorité des salles) sur le bar à bien dû se fendre la poire.

Je vous laisse choisir le clou du spectacle.

Côté musique, Imbert Imbert était bien en dessous d’un Loïc Lantoine mais presque plus prétentieux qu’un Francis Lalanne, un vrai carnage.
Cocoon était très bien (à part le clavier midi). Les interventions entre les chansons faisait plus sourire qu’autre chose mais l’ambiance musicale était chaleureuse malgré la configuration de la salle (400 personnes pour un duo clavier/guitare).
Comme disait ma voisine de bar « il aurait dû jouer avec une batterie », c’est sur, il le font jamais, ils sont trop con ces artistes.
La palme revient à une illustre inconnue qui a hurlé contre le bar « fermez vos gueules au bar, putain, on est a un concert ici, vous faites chier » qui, comme les « assis » prête toujours à sourire, la vulgarité en plus…
Rattrapé par une gastro, je n’ai pu voir la fin de la soirée.

Artiste n’acceptant pas de prendre des risque (merci de faire silence disait Imbert Imbert), un public qui transforme en musée sa salle de spectacle et le sacro saint bar montré du doigt, vraiment, le spectacle vivant avait hier un drôle de masque mortuaire.

mardi 30 octobre 2007

Les news du web

Bénabar Rancunier ?
Grande surprise dans les linéaires, le nouveau chouchou des meilleurs ventes sort un double best of avec 2 morceaux issus de son premier album, la p’tite monnaie (à savoir Adolescente et le titre éponyme). Rien de surprenant, enfin presque.
Sur le site (officiel !!!) de Bénabar, on remarque que cet album n’y est pas. Zappé par le webmaster. Pourquoi ce boycott ?
Bénabar s'est-il fâché tout rouge avec ses producteurs ? Sony BMG n'est pas d’accord d’avoir un CD d’indé dans le tas et refuse de lui faire un peu de publicité gratuite à ces « minus de Zebuth (actuellement Arion) ? OU Simplement est-ce Bénabar qui n’assume pas la chanson cachée de cet album qui casse un peu avec le chanteur tout public qu’il est devenu :
« viens, viens, viens dans ma roulotte,

viens viens, baisse ta culotte,
viens viens voir ma carotte,
viens viens que je tripotte »
Tout un poème….
En tout cas, les références au premier disque sonnent un peu faux.



Viva Musica, viva classica
Vous avez raté Mozart à 1,99 €, voici Vivaldi à 4,99€ (Quatre saisons, quatre euros) toujours dans un packaging magnifique (et cher) des éditions Atlas qui réinvente chaque fois le concept de vente à perte. Comme pour les volatiles, tout dans le plumage et rien dans la tête. Pour les contenus, je vous renvoi à l’excellent blog de Philippe avec une magnifique analyse de disquaire.

Côté promo, affichage partout et surtout la sacro sainte « pub TV » qui « labellise » le tout.
Mon attention s’est porté sur le macaron « son remastérisé » (voir photo) à croire qu’il ont récupéré les enregistrements originaux de Vivaldi.
Bravo les gars ! Après la flûte enchantée en intégrale sur 1 CD (et donc le fameux CD de plus deux heures), après les tracklistings light (Piste 1, le printemps, piste 2, l’été, piste 3,l’automne…ou les opéras en deux pistes), Atlas nous la joue original, façon AOC du tout public ?

Quoi, ce sont des enregistrements de seconde main de plus de 50 ans avec un son pourri ? mais non… le packaging est super !




(Re)Welcome on the web
Un (re)bienvenu à Tôt ou tard qui reviens avec un site plus clair, plus propre, plus classe, rempli de contenu et avec une once de web 2.0, vous savez, tout ces trucs communautaires avec des blogs, des accès membre (c’est gratuit), des bonus… Le label cultive bien son image de marque. Avec ce site, on les verrez mieux chez Naïve que chez Warner d’ailleurs mais bon….

De beaux CD, de beaux artistes et donc un beau site pour montrer les beaux clips en bonne qualité des belles chansons. Belle réusiite pour ce label qui a su (et sait) cultiver son image de marque.
Un souci, les clips sont classés par titre et album et non par artiste. Dommage !

lundi 29 octobre 2007

Ils l'ont fait


Grande surprise ce week end à la Fnac Créteil, la vente de T-shirt se fait dans les murs de la Fnac.

Après les espaces cafés, voici donc les fringues, sans possibilité d’essayer, vendus dans un magnifique tube plastique qui va ravir les fans du repassage.

C’est bien, des cafés pour boire des coup entre deux balades dans les rayons, des T-Shirt pour avoir la panoplie du fan ou faire un cadeau vachement plus original et tellement moins ringard qu’un CD. Et puis le T Shirt, cç s’utilise plusieurs fois et c’est pas comme les places de concerts, il n’y a pas de prix dessus !
Bref, le T shirt, ça occupe l'espace, à force de diminuer l'espace dédié aux CD, on ne sait plus trop quoi mettre pour boucher les trous.

Le fournisseur (présentoir et T-shirt) est Talents distribution, qui propose sur son site la panoplie des T-Shirt possibles en plusieurs tailles bien sûr, et surtout du choix.

Talents Distribution vous propose un catalogue exclusif de produits, sous licence officielle, représentant environ 70% du paysage musical actuel et de légende depuis les Rolling Stone jusqu’à Metallica, de Pink Flyod aux Killers en passant par les Red Hot Chili Peppers, Linkin’ Park ou encore Bob Marley. Une grande variété de choix pour satisfaire la diversité de chacun…

70% ils y vont un peu fort avec 314 ref de Tshirt dont les très célèbres artistes Nintendo, Halloween, Batman, 24h Chrono et Friday 13th.

70% du marché et 1 seul vainqueur de la star ac (Nolween), un artiste de Jazz (Miles Davis) et même pas un artiste Tôt ou Tard qui font pourtant des T shirts.

Le classique et la musique du monde doivent faire parti des 30% non représenté « du paysage musical actuel et de légende ».

70% des disques avec 314 T Shirt ca fait un marché total à 449 artistes, soit très peu, mais tellement beaucoup pour une Fnac

vendredi 26 octobre 2007

Google syntax error


Un pas dans le monde d’Internet avec ce terrible drame qui se joue sur la toile.
C’est l’histoire d’un blog qui n’a jamais été référencé.
Un bug, un simple bug.

Ce blog, matv.hautetfort.com, est introuvable par les moteurs de recherche. Et pourtant, le service Google est :

1 conscient qu’il ne trouve pas le site

2 ne voit aucun problème

3 a ses robots qui fonctionnent parfaitement sur ce site

4 fournit les statistiques de recherche existe pour se blog que Google ne reconnaît pas.

Magie du numérique et mondialisation oblige, Mathieu Sicard (l'auteur de ce blog bien sympatique) n’a aucune réponse et aucun recours pour avoir son blog tout bêtement référencé. Bon courage à Mathieu Sicard, que le Geek soit avec toi.

Le retour de Daft Punk



Et voilà, c'est fait, Daft Punk revient avec un zeste d'originalité comme le veut la tradition. Les premier à avoir offert un titre en MP3 ou offrir des bonus en ligne nous font le coup de la pub.

L'idée est simple et diablement efficace. Une petite vidéo avec les liens sur tous les sites communautaires auxquels appartient le groupe (Myspace, Facebook, mais aussi Dfttalive.com et youtube).
Mieux qu'un petit lien, cette vidéo propose un mini site complet sur l'album live du groupe. news, Bio, Tracklisting, photo, vidéo, newsletter et même shop pour télécharger directement les morceaux sur la plate-forme de son choix.

Les fans le mettent sur le blog et leur site et vous permet d'avoir une communication ciblée en plein dans le coeur de cible.


Du marketing viral associé à un site dédié à l'événement le tout avec une bonne dose de communautaire, Daft Punk frappe un grand coup.

C'est la société ibernatus (spécialiste en Sites full Flash dynamiques, Sites communautaires 2.0, Ecards virales, Jeux interactifs ) qui réalise le projet.

Malins les Versaillais !

jeudi 25 octobre 2007

Libérer le marché ?



Merci à Mathieu Sicard de nous révéler dans son (excellent) blog la pub en 4ème de couv du nouveau libé du 15 octobre. Du grand Michel Edouard Leclerc qui part en croisade contre…les marges arrières et les distributeurs dans son blog.

Michel Edouard Leclerc devient (sans rire) le premier militant pour la suppression des marges arrières (les services de coopération commerciale en français dans le texte), c'est à dire, tous ces petits bonus payés rubis sur ongles pour avoir son produit au niveau des yeux de la ménagère, une tête de gondole, une place dans le magazine….

Alors pourquoi Michel Edouard Leclerc s’attaquerait il à cette avantage cash qui pose plus de problèmes aux fournisseurs qu’aux grandes surfaces ?

A cause du projet de réforme de Luc Chatel de « dispositions relatives à la modernisation des relations commerciales ». Ce projet propose, sous pression d’un autre lobby, l'Ilec (Institut de Liaison et d'Etudes des Industries de Consommation). Ce projet, qui a pour but de relancer le pouvoir d'achat a pour objectif de « de permettre aux distributeurs de réintégrer les marges arrière dans le calcul du seuil de revente à perte »
Objectif, limiter les abus et augmenter la « transparence » autour du prix et lutter contre la vente à perte.
De leur côté, les distributeurs souhaitent la libre négociation des prix, projet qui rebute les industriels. MEL ne manque pas d’air dont voici un extrait :

Nos dames patronnesses de l’industrie auraient donc aujourd’hui des scrupules ? Je propose que les entreprises de l’Ilec appliquent à leurs fournisseurs PME la recette qu’elles attendent des distributeurs. Je propose que les Nestlé, Unilever, Danone et autres Pernod prennent « à leurs frais » la hausse des produits agricoles en s’engageant à réduire leurs propres marges pour l’année 2008. Comme ça, ils pourront même revendiquer d’avoir contribué au co-financement de la stabilité des prix !

Pourquoi tant de vague autour de ce projet ?


Dans la grande distribution, les industriels se plaignent des conditions commerciales avec ce qui représentent 99% du marché, les grandes surfaces.
De leur côté, les grandes enseignes aimeraient une libre négociation des prix (et non les prix fixés annuellement par le marché) pour proposer des prix « encore plus bas pour le consommateur » car n’oublions pas que le secteur de la grande distribution est un secteur altruiste.

Plus concrètement, la distribution doit faire face à une baisse de prix mais personne ne veut payer l’addition. Dans le cas actuel, avec les marges arrière, les distributeurs payent l’addition. Avec ce projet, Michel Edouard Leclerc redoute une augmentation des prix. Les distributeurs les augmentent obligeant le commerce a accroître les marges arrière pour compenser la hausse. Les marges stagnent et les prix montent.
Avec une libre négociation des prix, les distributeurs feront le sacrifice de marge sous pression des revendeurs (logique, ils contrôlent le marché) tout en payant les marges arrière pour assurer la visibilité en magasin.



En quoi ça concerne la musique ?

Ces règles s’appliquent aussi aux GSS et au GSA soit 90% du marché du disque. Malgré l’image de gros vilains des majors, le secteur musical est ridicule d’un point de vue financier face aux autres industries de produits culturels mais aussi aux autres secteurs industriels. La négociation en grande surface est déjà un sport de combat. La balance va tendre vers l’une des parties mais, quoi qu’il arrive, le rapport de force sera augmenté, et la loi de la jungle est létale pour les petites structures.

Il faut libérer le marché (qui comme chacun le sait est prisonnier). C’est bien connu. On ressort les joli argumentaire de titulaire au CAC 40 sans se soucier de l'ensemble de la production.

Déjà, dans un souci de transparence et de libre concurrence,les collectivités territoriales et locales doivent réaliser des appels d'offres nationaux ou européen.
De nombreuses librairies et commerces indépendants se sont retrouvé en concurrence avec grandes surfaces et grossiste.
Pourquoi une bibliothèque Arlésienne achèterait-elle ses livres dans la librairie d’Arles en faisant sa sélection avec sa libraire quand elle peut payer moins cher avec un grossiste de Lille sans aucun autre avantage ?

Le prix. Toujours le prix. Gagner plus.
Faire l'économie du prix même si cela implique une baisse de la qualité ou des services.

Pour un WC, une maison, une porte métallique, une lessive, un baladeur MP3, un téléviseur, des poires ou un manteau, choisissons uniquement au prix ?
Le prix a un sens. Mais voilà, pour chacun de ces produits, d’autres facteurs rentrent en compte. La marque pour l’électroménager, la performance pour la lessive, la qualité pour les poires ou le manteau. Le prix n’est que l’un des facteurs décisifs pour l’achat.


Dans la culture, le prix n'est pas la principal préoccupation du consommateur, et ce, même dans le numérique.

L’album de Radiohead (prix libre) a été téléchargé gratuitement que pour la moitié des acheteurs. Plus d’un tiers à choisi un prix supérieur à 4£. En moyenne, les 1,3 millions album s ont été vendu 3€ l’unité.
Media Ressearch démontre, après une étude sur 800 internautes Anglais que la majorité est prêt à déboursé 10£ pour un service légal et facile d’accès à la musique sur Internet.
L’arme première du P2P n’est pas la gratuité. Une étude réalisé en 2005 par le ministère de la culture montre que l’internaute télécharge à :
61% pour découvrir et tester
43% parce que je trouve tout ce que je cherche

41% pour écouter qu’une seule fois

39% simplicité et facilité d’usage

36% pour le conserver

21% pour éviter de le payer

4% pour l’échanger


Il en est de même pour le support physique. Les auditeurs sont prêt à payer le prix pour avoir le disques ou la musique qu’il souhaite, à condition bien sûr, qu’il le trouve.

Nous allons vers un durcissement des échanges commerciaux entre les distributeurs et les commerces. Ce combat plus rigoureux est sensé rendre service au consommateur. Qu’on ne s’y trompe pas, si certains produits de consommation courante peuvent subir une baisse, le contexte actuel d’augmentation des matières premières et agricoles et les coûts de transport risque d'anéantir une baisse significative et durable des prix.

Par contre, les consommateurs seront confrontés à moins d’offre, et ce, dans tous les domaines.
Le secteur musical sera touché inévitablement. Moins d’espace de vente, une concentration de l’offre dans les linéaires.
Et pourtant, les producteurs indépendants sont en danger malgré les 80% de la production qu'ils représentent, tout comme les PME de l’agro-alimentaires ou d’autres produits manufacturés qui souhaitent être présent dans les grandes surfaces.

mercredi 17 octobre 2007

La Valse des prix


Une flânerie hier matin à Virgin m’a fait perdre la tête. J’avoue, je n’avais pas traîné mes guêtres dans les rayonnages depuis quelques semaines. Dans ce nouveau magasin tout neuf et tout beau gare de l’Est, j’ai pu voir le strict minimum en livres, CD et DVD : la routine. Ce qui m’a sauté aux yeux, ce sont les prix. 4 nouveautés au pif, et c’est la claque.
Bruce Springsteen, Magic – Colombia / Sony BMG – 20,40€ (digipack)
De la part de Sony, j’ai l’habitude d’avoir des prix élevé pour des nouveautés. J’avais vécu ça déjà en tant que disquaire avec Devils & Dust en 2005 du même Springsteen. De mémoire, il était moins cher dans les rayons de mon disquaire indépendant.


Maria Callas Eternelle, 2CD digipack plus DVD Edition Limitée, EMI classics/EMI
– 19,99€
Trois fois moins cher que Bruce Springsteen. A noter, le cover est celui de l’affiche de l’expo Callas à Paris.

Katie Melua, Pictures, Dramtico / Naïve – 15,99€

Keren Ann, album éponyme Capitol Records / EMI – 9,99€ Neuf !


Voilà, pour des nouveautés exclusivement. Côté rééditions, EMI sort un coffret de deux albums d’un même artiste à 9,99€. Rien de nouveau, c’est juste passé sous la barre des 10€. Deux albums de Daft Punk ou deux albums d’Edith Piaf, bizarrement, c’est avec Piaf qu’EMI gagnera plus d’argent.

Pourquoi tant de disparité dans les prix alors que, pour les trois artistes vivant, l’album arrive à un moment propice de leurs carrières. Keren Ann a son public, Katie Melua décolle avec cet album et l’on ne présente plus Bruce Springsteen. Une plus grosse promo pour Bruce Springsteen ?
Pour la Callas, EMI a compilé ses albums déjà édités et déjà rentabilisé. Le talent sur ce produit est la qualité de présentation, un beau double CD digipack avec DVD plutôt un mid price tout moche à moins de 10€. Le tout avec un bon arrosage de promo et une grosse visibilité de la Diva pour cause d’anniversaire, le succès est assuré.

Côté fnac.com, le Springsteen est à 17,99 € et le Keren Ann à 11,99€ !
Il n’y a pas de raison d’une si grande différence de prix. Le produit fini est distribué au magasin au même prix : le PGHT, Prix de Gros Hors Taxe. Chaque magasin applique un coefficient incluant frais, TVA et marge. Le coefficient moyen ou standard au choix, oscille entre 1,7 et 1,72. Par exemple le Bruce Springsteen a un PGHT de 11,80€ avec un coefficient de 1,72. A la FNAC, le CD est à 17,99€ soit 12% moins cher qu’à Virgin. FNAC a négocié une grosse remise (ou sur-remise) et en a fait bénéficié le produit. Le disque de Bruce Springsteen est moins cher à la FNAC car elle doit avoir une remise de 15 ou 20% (qui augmente sa marge au passage).
Avec les mêmes coûts, la même TVA, la même marge de base, la FNAC vend moins chère grâce à une négociation de gros volume en amont pour le Springsteen mais vend plus cher Keren Ann en absence de cette même négociation.


C’est encore plus drôle avec l’intégrale Beethoven, Brilliant Classics / Abeille Musique. Prix conseillé, 99,99€ pour 100 CD.

A Virgin, il est à 99,99€ prix spécial nouveauté !. Son PGHT est fit pour être vendu à 99,99€ avec le coefficient de 1,72 appliqué par un maximum de détaillant (GSS comme indépendant).
Alors, la feinte de la FNAC et de Virgin, c’est de gonflé la marge sue ces produit (vendu « non prix nouveauté à 117,40 €, soit une augmentation de marge de 25% !!!). A noter que E.Leclerc, Alapage, Amazon ou chapitre.com proposent des coffrets à des prix inféieurs ou très inférieurs à 99,99€.

Alors oui, on peut se poser plein de question sur les prix des CD.
Pourquoi seul les indépendants ont stabilisé leurs prix d’album depuis plus de 10 ans ?
Ou est la marge du producteur/distributeur (la majors EMI) quand elle vend le dernier Keren Ann à 5,81€ marge comprise ?
Comment le consommateur s’y retrouve ?

Un album physique vendu en nouveauté à 9,99€ dévalorise l’échelle des valeurs pour le support physique mais aussi pour le numérique car un album numérique est vendu…9,99€ avec DRM et 12,99€ sans !

A quoi joue les professionnels de la musique a baissé les prix, occuper l’espace et gratter des marges comme peut le faire mon ami Pascal, commercial dans…les pommes de terres. Son combat est quotidien pour avoir ses pommes de terres bien placé dans les linéaires des grandes surfaces mais pour la musique ? seul la position en magasin fait l’acte d’achat ? Le nom de l’artiste, sa renommé ou tout simplement la musique n’a t elle pas plus de valeur qu’un simple prix et une place sur un étale ?

Actuellement, c’est au distributeur mais aussi et surtout aux producteurs de faire l’effort pour baisser les prix des albums tandis que les marges des revendeurs se stabilisent ou augmentent. C’est celui qui investit le plus dans un album qui dit faire le plus d’effort sur ses marges pour baisser le prix du CD. Un prix qui baisse par une dévalorisation du produit dû entre autres, aux opérations coup de poing des distributeurs avec les CD à 9,99€ ou 6,99€ pour…écouler du stock.


Pour info, c’est au détaillant de faire l’effort quand un produit est en baisse de régime en magasins. C’est une règle dans le commerce que les clients connaissent très, ça s’appelle les soldes. Or, les disques soldés en magasins sont des opérations des distributeurs (c’est pourquoi on trouve toujours les mêmes disques soldés aux mêmes endroits). De son côté, FNAC et Virgin retournent joyeusement les disques (qu’il peuvent garder en rayon 1 an mais qui reparte chez le distributeur le plus tôt possible). C’est la logique du système disque.


Oui monsieur Olivennes, vous avez des frais, du personnel (qui disparaît jour après jour des magasins), des loyers en augmentation car en centre ville et des factures d’électricité qui vous servent aussi à vendre des écrans plats et des baladeurs, des produits tendance, cher et high tech avec une grosse concurrence, idéal pour « marger » comme un gros cochon.

jeudi 11 octobre 2007

Madonna rime avec 4 par 3

Et voilà, après Radiohead, Nine Inch Nails, c’est au tour de Madonna de franchir le cap.
Radiohead fait un buisiness 100% indépendant très malin, Nine Inch Nails claque la porte d’Universal et appel au vol des CD. La Madonne(a) fait donc sa rebelle pour séduire la cible des 14-18 ans qui vont chez Jennifer.
Une semi-révolution. Fini donc avec Warner mais bienvenue à Live Nation, un tourneur producteur américain qui a, pour seulement 120 millions de dollars, à sa charge, la production de 3 albums studios et bien sûr plein de concert. Rien de nouveaux donc ? Ah si ! L'exploitation de la Marque Madonna et un gâteau coupé en 2, 90% pour la chanteuse et 10% pour le producteur multi-carte.

Ou un producteur a-t-il trouvé autant d’argent ?
Live Nation
appartient à……Clear Channel, vous savez, le meilleur ennemi de notre très cher faiseur de panneau publicitaire national, JC Deceaux. L’inventeur des Vélib’ voit son concurrent (et peut être future filiale) faire dans la musique. Intéressant, après l’image, le son pour la pub, rien de mieux vous dirons les experts.

Évidemment, différents sites et blogs ont déjà révélé l’information. Tous les commentaires (ou presque) sont ravi de voir "ces majors de se faire mettre après tous ce qu’elles ont pu piquer ces P****".
Certes, la politique des majors n’est pas des plus douces et des plus artistiquement correctes (le papa pingouin version house, Zidane y va marquer, Crazy frog…) mais bon, à leurs cœurs défendant, ils font de leurs mieux.
Et oui. Dans ces majors, il y a des producteurs dont le métier est de produire des disques, de soutenir des artistes. Il y a aussi des responsables du marketing, des média planer, et surtout, des objectifs à réaliser, donc du chiffre à faire.
Si la politique du chiffre n’est pas la meilleure solution pour résoudre l’immigration, pourquoi la serait-elle pour la production artistique ?

Voyez vous, depuis le début, le marché du disque a voulu jouer au grand, le vilain petit canard de la culture se piquait artistes et labels à coup de contrat toujours plus grand au lieu de créer une fédération forte comme dans le livre ou la cinéma. La sacro-sainte concurrence mène le marché à la baguette.

Après la conférence du bureau de l’export, j’ai eu la chance de discuter avec le président du SNEP, Hervé Rony :

« Il est évident que les volumes de ventes sur support physiques vont baissé, et les revenus du numérique n’atteindront jamais celui du CD. Le prix est plus bas, les marges plus réduite. Il faudrait je pense, que le coût de production baisse et que le revenu se fasse sur la durée.
- Oui mais vous ne pouvez pas accepter de voir vos revenus baisser alors que vous avec 400 000 € investi avec un besoins de rentabilité rapide. »

Pourquoi, me suis-je dit, refuse–t-il l’idée de baisser son coût de fonctionnement en réponse à la baisse de ses revenus ?
La réponse : baisser son coût de production et chercher des revenus annexes à la vente de CD est primordial. Il faut quitter le modèle de « monoculture ». Certains le fond déjà avec les fameux contrat 360° qui englobent la production de l’album, la distribution mais aussi les concerts et la vente de produits dérivés. Idéal pour du Madonna ou du Kyo, moins évident pour du classique ou des artistes sans réputation national ou mondial assurant des revenus minimum en concert et en merchandising.
Alors, pourquoi diable ne pas baisser son coût de production ?

Baisse son coût revient à limiter la promotion. Or, l’impact de la promotion est primordial sur les ventes. Les enseignes refusent vos albums si vous n’avez pas de promo, le public ignore votre disque s’il n’y a pas de promo. Sans promo, on vend peu, du moins pas assez pour les objectifs d’Unversal and co mais aussi les gros groupes propriétaires (Sony, Vivendi, Aol…)

Limiter les spots TV, les spots radio, les rotations sur les bandes FM ? Si une major fait ça, elle meurt, écrasé par les 3 autres qui s’en donnent à cœur joie. Alors, pourquoi les professionnels du disque n’ont-ils pas cette prise de conscience collective ?
D'abord, c'est plus facile de gérer une multinationale sans un compte de résultat, devant son ordinateur que dans le bureau de la direction avec tous les paramètres entre ses mains. Ensuite, les équipes des majors sont complètes. Chacun à un poste défini. Une restructuration globale du personnel/mission d'une major rendrait vert un actionnaire mais aussi serait trop énorme à réaliser.
Si une major limite son coût de fonctionnement, elle aura toujours besoins d'un graphiste, d'un chef de produit, d'un responsable marketing (surtout s'il y a moins de marketing) d'un média-planner (car il y a toujours de la présence sur les média)...
Certains artistes peuvent être produit par un coup original, par une ingénieuse utilisation du web, c'est la cas de Kamini. Mais pour le reste du catalogue, Decca, Blue Note, Atlantic, Colombia, on fait comment ? Internet reste un outil et pas une frontiers qu'il faut conquérir (pour reprendre la terminologie far-west de nos amis américains).
Il y a trop de missions, trop de productions, d'objectif à réaliser et compétence nécessaire au bon fonctionnement d'une production pour qu'une major puisse s'en séparer. Le constat est le même chez les indépendants. Avec des revenus en baisse, les équipes doivent en faire plus, le faire mieux et étendre leurs compétences sur le web pour s'en sortir.

C'est toute l'organisation du métier du disque qui doit changer, avec, peut être comme solution, des travailleurs indépendants, vendant leurs multi-compétences dans un domaine précis (web marketing, export, graphisme, vidéo) aux labels suivant les besoins intrinsèque de l'artiste, de l'album, du phonogramme.

Enfin, chasse aux leurres, le pouvoir n’est pas dans les majors, le pouvoir n’est seulement plus dans les médias, le pouvoir est sur Internet et dans l’industrie.
La musique, ce super produit d’appel (Madonna que l’on voit ou entend pour Pepsi, H&M, BMW…) fait rêver les annonceurs qui peuvent associer leurs marques à ces musiques, ces artistes, ces valeurs top friendly et connecting people.

Live Nation a le bon rôle. Il gère une artiste internationale dans un groupe vivant exclusivement de la publicité. Attendez-vous à voir du Madonna partout ! Déjà qu'on la voyait beaucoup ! Rappelez vous de la sortie de son dernier album : elle avait fait une première en accordant l'exclusivité de son dernier album à Orange plutôt qu'à NRJ.

Alors oui, on peut, peut être, se réjouir d’une rébellion d’artistes face à ces politiques commerciales Sup de Co / HEC. Il existe d’autres façons de vendre de la musique.
Entre un marché du support physique en grand danger par l’union possible de FNAC et Virgin, la pression des plates-formes de téléchargement (iTunes en tête) et face à cette logique de marché (vendre du volume, faire du chiffre, faire face à la concurrence), il est évident que la production musicale vit l’une de ses plus grandes transformations.
Mais à qui profite le crime ?

vendredi 5 octobre 2007

Cécilia Bartoli, fière comme un camion


Les routiers sont sympa et aiment la musique. Voilà ce que l’ont peut trouver sur le parvis de La Sorbonne à Paris en ce moment (jusqu'au 7 octobre et du 1er au 3 décembre). Un gros camion Man, tout de noir vétu qui fait….musée !!!!

Voilà l’initiative originale de la fondation Cécilia Bartoli. Un camion expo en hommage à Maria Malibran, jeune chanteuse lyrique du XIX siècle.

Objets rares et manuscrits sont présentés dans une grande classe à l’intérieur du camion. Mais attentio, on est loin du car podium Ici Paris des tournées estivales de Zouk Machine.

7 personnes sont mobilisés pour ce projet qui traverse l’Europe, du vigile à l’entrée qui limite le nombre de visiteurs aux personnels « guide » trilingue à l’intérieur.

16 villes, 8 pays, 20 000 kilomètres au programme pour ce Maria Malibran Tour.

Le site Internet explique l’origine de cette manifestation, première du nom pour la Cécilia Bartoli Music Foundation :

Il s’agit toujours d’amener à la musique classique un public extrêmement large et de donner de nouvelles impulsions à un pilier fondamental de notre culture – la musique classique.

Côté monnaie, le fabriquant Man valorise son image de marque en fournissant un camion, le top du top, (un TGX pour les amateurs). C’est nettement plus classe d’avoir Cécila Bartoli qu’un indien peint sur son camion.

Decca, label de Cécilia Bartoli l’accompagne dans cette aventure en proposant un pub (très discrète dans le dépliant pour son disque Maria, en hommage à Maria Malibran. Peu nécessaire car le nom de Cécilia Bartoli est associé au label Decca.

Fabric frontline, couturier suisse de réputation mondiale fourni les 500m² de soie noire et s’offre une communication sur sa cible tout en valorisant l’image son marque.

C’est le ministère de la culture espagnol, pays d’origine de Maria Malibran qui joue le mécène public.

Original et public varié à l’entrée du camion. C’est surtout le mystère de ce gros camion noir et le visage de Cécilia Bartoli qui incitent le passant à s’offrir 20 minutes au XIXeme siècle.

L’exposition est une accumulation d’objet en tout genre (du masque mortuaire aux partition écrite à la main en passant par une tables, des affiches et des bijoux) retrace la vie de la diva. Dans un écrin noir, les vitrines lumineuses indiquent le parcours aux visiteurs. En fond sonore, Maria de Cécila Bartoli bien sûr. 3 écrans montrent les coulisses de l’enregistrement de l’album, qui, sans son, perdent tous leurs intérêts (un peu comme LCI sans son dans les bars).

En tout cas, le résultat est à la hauteur. Classe, complet (vous découvrez Maria Malibran de A à Z), accessible et original (c’est dans un camion). Mission réussie d’autant que le site internet de l’événement est de très bonne facture.

Cécilia Bartoli a réussit pour la première manifestation de sa fondation son pari : proposer une exposition de qualité s’adressant à un maximum de personne.

Toutefois, cette opération à un coût. Bien financé et sponsorisé, les retombées en termes de ventes et d'images sont quasiment garantit. Une telle initiative sur internet (site événementiel, promo sur les sites grand public) aurait certes coûté moins cher mais n'aurait pas eu cette image de luxe et de qualité. enfin, proposer des objets de collection plutôt que de la musique (pour une fondation musicale) et là aussi un moyen pour étendre son champs d'action.

Le seul hic est le taux d'émission de gaz à effet de serre des 20 000 kilomètres du MAN...C'est pour l'amour de l'art comme on dit....

jeudi 4 octobre 2007

Radiohead devient indépendant


Double bonne nouvelle pour les amateur de Pop. Le groupe anglais Radiohead sort un nouvel album, in raimbows.

A nouveauté exceptionnelle, stratégie marketing exceptionnelle. Exit (music for a film) le label Parlophone et la distributeur EMI, Radiohead devient indépendant.

L’internaute peut choisir entre un discbox complet à 59€ ou l’album en numérique, prix à débattre.
La notoriété du groupe fait le reste.

Indépendant au sens premier du terme

Premier bon point, le support physique. Avec ses bonus, une présentation de grande qualité, 2 vinyles et des photos. Le physique n’est pas mort. Ici, c’est un objet de luxe une valeur ajouté pour l’artiste et le fan. Le prix, 40£ (59€).
Le disque sort le 3 décembre (soit dans deux mois), deuxième coup de génie. Possibilité de voir venir, les pré-commandes se font toute seule sur Internet. On contourne le distributeur. Un gain d’argent et de temps. Même en comptant 1 mois max pour la fabrication du produit, les pré-commandent assurent à Radiohead un minimum de vente et donc une garantie de revenu payé à la livraison et pas à 40 ou 60 jours. De l’argent sûr et tout de suite.

Nouvelle approche du numérique

Troisième coup de génie avec le numérique. L’album est disponible en avant première (dès le 10 octobre) sur Internet.
45 pences ( 66cents d’Euros) de frais bancaire peuvent alourdir la note. Pour le reste, libre à l’internaute de choisir le prix du fichier.
It’s up to you – No really, it’s up to you nous explique le site. De 0 à l’infini, à votre bon coeur ou au chapeau, à vous de voir.

Le contrat de confiance entre l'artiste et l'auditeur. Dans cette situation, on a pas envie de profiter. C'est du donnat donnat comme on dit.

Buzz assuré dans le monde entier. Avec la reconnaissance du groupe dans le monde et la possibilité d’acheter quelque soit son pays d’origine, Radiohead frappe un grand coup.

Félicitation au groupe qui prend au pied de la lettre la notion d’indépendant. Peu de risque sur le suppport physique. Réunir Label et distributeur en faisant ses pré-co au niveau mondial en B2B, sans trop de frais. Pour la pub, juste une phrase à traduire dans toute les langues :

Nouvel album de Radiohead disponible.

Car l’astuce est là. Si ça marche (et ça marchera) c’est parce que Radiohead s’appelle Radiohead. 6 albums vendus à des centaines de milliers d'exemplaires, un public sur 5 continents, une renommée internationale et un compte en banque conséquent après les succès d’OK Computer, the Bend ou Amnesiac. Le succès de I’m a creep, rien que lui, doit rapporter un joli petit pactole.

Un joli coup qui va à Radiohead comme un gant. Cette initiative réalisée par Madonna serait moins bien passée.

One, two, three, four ...Apple & Universal



Vous avez sûrement vu ce spot de l'iPod nano. La stratégie de la firme de la pomme offre une gamme de balladeur, du Shuffle avec ...une nouvelle couleur, des iPod nano avec écran pour regarder des vidéo en petit, des iPod normaux qui montent à 160 Gigas, histoire d'être tranquille et des iPod façon iPhone qui ne font pas iPhone (histoire de payer 200 euros dans 2 mois pour être tendance).
Le meilleur ennemi d'Apple, comme le veut la légende numérique, est belle et bien...Universal, entre gros leader de marché, on se comprend et on se dispute la première place.
Universal fait figure de petit nounours à côté d'Apple, lui même fait figure de nain à côté de Google et Microsoft.
Tout ça pour dire quoi ? Au royaume des influences, Apple a choisi Feist chez ....Universal pour son spot iPod Nano. Pur hasard ? choix de l'artiste ? provocation gratuite ?
Plutôt simple statistique, en effet, avec le plus catalogue, Universal est incontournable.

Pas de guerre entre les deux leaders du marché, juste du buisness, des parts de marché et deux visions différentes du marché...

Non, Apple et Universal ne seront pas les deux ennemis du numérique comme Coca Cola et Pepsi, Macintosh et Microsoft, le rock et la musette....

Rien à signaler donc, à part un joli spot pour une jolie opé marketing.

lundi 1 octobre 2007

Deuxième volet de séminaire au CNAM

Séminaire du groupe « Acteurs et production numérique éditoriale »
5 octobre 2007-09-16

CNAM Amphi 1, Gaston Planté, accès 35, 1er étage - 2 rue de Conté, 75003 Paris

Création et réception en ligne : quels déplacements dans la chaîne éditoriale ?

L’objectif de ce deuxième séminaire est d’apporter un éclairage sur les déplacements à l’œuvre dans les fonctions création et réception de la chaîne éditoriale, entendue ici comme un ensemble de pratiques menant à l’élaboration de produits culturels et documentaires. Il s’agit donc pour cette journée de repérer les pratiques innovantes qui conduisent les acteurs à acquérir de nouvelles compétences, d’en estimer les conséquences d’un point de vue prospectif et organisationnel et de vérifier dans quelle mesure les stratégies d’entreprises en sont modifiées.
Voici le programme !

Matin (9h30 - 12h30)

Introduction de la journée, Pierre Barboza, Maître de Conférences en Information et Communication, Labsic, Paris13

« Les éditeurs face au numérique : un positionnement paradoxal » ; David Douyère, Maître de Conférences en Information et Communication, Labsic, Paris13

« Reconfigurations de la critique littéraire dans les blogs d'écrivains » ; Brigitte Chapelain, Maître de Conférences en Information et Communication, Cries/Series, Paris 10

« Netart et compétences documentaires » ; Pierre Barboza, Maître de Conférences en Information et Communication, Labsic, Paris13

Après-Midi (14h – 17h)

« Editer ou publier ? » ; Constance Krebs, doctorante en Littérature comparée, Paris3

« Musique et numérique : la carte de l’innovation » ; Arnaud Klein,
Coordination de l'Etude Musique - Fondation Internet Nouvelle Génération

« Droit d’auteur et licences d’usage » ; Mélanie Dulong de Rosnay, Doctorante en Droit, Paris2 ; Fellow, Berkman Center for Internet & Society, Harvard Law School

Conclusion de la journée : Evelyne Broudoux, Maître de Conférences en Information et Communication, CHCSC, IUT de Vélizy, UVSQ

Accès libre mais confirmer votre présence à Elodie Ozanne : elodie.ozanne@cnam.fr