vendredi 21 décembre 2007

Lettre au Père Noël de la musique en ligne


A quelques jours du réveillon, Viva Musica édite la lettre au Père Noël du monde de la musique en ligne. Extrait…


Cher Père Noël

Voilà cinq ans que les ventes de produits physiques baissent mettant à mal un système économique sur déclin. Nous avons déjà eu le Père Fouettard fin Novembre avec la commission Olivenne (qui a aussi apporté quelques jolies choses comme la suppression des DRM ou quelques crédits d’impôts).
Croyant très fort à la magie de Noël, j’espère que tu rempliras les souliers du marché en ligne des fameux « beaux joujoux que je vois en rêves ».
Pour te faciliter la tâche, je t’ai fait une liste non exhaustive que tu pourras compléter selon tes envies.


Mon Electre à Moi
Pour commencer, j’aimerais que la musique est son Electre. C’est vrai, le monde de l’édition en a un et c’est très pratique. Je sais que cette création de base de données n’est pas du ressort des petits lutins qui oeuvrent avec toi en Laponie, mais, n’ai crainte, j’ai fait une copie pour le 3 rue Valois.
Avec ce super Electre nous pourrons tout connaître d’une édition musicale :

  • Son éditeur originel,
  • sa date d’édition et de sorite
  • sa disponibilité en physique et numérique
  • Auteurs/compositeurs...

Oh je sais, tu crois que ce genre de logiciel va tuer les disquaires. Non, je ne crois pas, le conseil humain à bien plus de valeur qu’une simple base, Electre n’a pas tué les libraires et en plus, il n’y a plus de disquaires en France (ou si peu).
Par contre elle faciliterait la vie de bien des professionnels de la musique mais aussi des mélomanes. Les internautes auront enfin une base de données qui ne s’appelle pas Emule.


L’original touch
On vieillit tous mon brave Père Noël, et passé 50 ans, c’est la fin du monopôle d’exploitation d’une œuvre par un éditeur. Alors, on voit fleurir en CD et en numérique, des copies à l’infini des standards des années 30, 40 50 et bientôt 60.
Mon original touch est quelque chose de très simple. C’est un indicateur de l’éditeur original. Savoir que tel enregistrement, réédité en midprice provient de tel ou tel label est, à mon sens, une information qui doit être lisible et non réservée aux fanatiques près à passer des heures sur Internet pour retrouver ou reconnaître à l’oreille la version. Pour ma part, ça mettrait de la visibilité dans les enregistrements historiques de jazz (toujours bon de savoir qui vient de Savoy, qui vient d’Atlantic…)

Avec les dates d’enregistrements en plus, ça serait le bonheur parfait.


Le lien hyperfort
La frustration sur les plateformes de téléchargement, c’est le manque d’information. Chaque site ne peut développer sa propre source éditoriale. Alors, pourquoi ne pas mettre un lien vers le site du label ou celui de l’artiste tout simplement. C’est le lien lien hypertexte et hyperfort vers le site de l’artiste ou du label. Je sais que techniquement, ce lien est très simple et peu coûteux à mettre en place, alors, s’il te plait Père Noël, n’oublie pas mes petits souliers !


Les supers formats
Maintenant que je peux t ‘écrire cette lettre en ADSL comme plus de 10 autres millions de foyer en France, j’aimerais, cher Père Noël, acheter de la musique en ligne de meilleur qualité. Je sais, c’est une demande peu courante, aux antipodes même des sonneries de portable. Mais justement, cher Père Noël, j’aimerais, et c’est mon dernier voeu, un plus grand choix dans les offres numériques. Que ce soit en contenu ( playlist ou fond de catalogue), ou un choix technique au niveau du format avec des offres couplées physique/numérique, des formats de grandes qualité (MP3 320Kb/s ou FLAC).



Je te souhaite beaucoup de courage pour ta tournée et espère avoir été assez sage pour avoir tous ces beaux cadeaux.

Bon courage Père Noël

Frédéric Neff de Viva Musica



Avis aux lecteurs : Ma liste n’est pas exhaustive, alors n’hésitez pas à la compléter.
Joyeux Noël et bonnes fêtes à tous !

mardi 18 décembre 2007

Mainstream for ever

Un message d'Apple dans ma boîte aux lettres m'annonce, pour la fin de l'année, le meilleur de 2007 iTMS. Chic. Un point gratuit. Allons faire un tour.

A ma surprise générale, le lien m'ouvre une page iTunes bleu ! Une couleur par ma part inédite sur ce site et pour la marque qui joue soit à la fluo touch soit au black & white smart si c'est pour de l'iPod ou de l'ordinateur.

Jolie présentation en dégradé allant du bleu UMP au ciel d'Avignon en hiver après un coup de Mistral.
En tout cas, ils ont fait les choses bien chez Apple. Classement par titre et par Album, comme pour le classement IFOP/SNEP mais vachement plus sexy.

Voilà, après le général et le carton plein de Mika, on s'attaque au top genre par genre. A savoir Variété française, op, R&B/soul, Electronique et alternative.
Bon, sans parler des gros secteurs de niches comme je les aime bien (musique du monde, Jazz et bien sûr Classique), vous ne trouvez pas qu'il manque quelque chose ?
Parmi les 19 genres (comprenant musiques de fête et country), vous ne voyez pas dans ce top sélection d'iTunes le genre manquant ?
Ce n'ai pas la musique de film, ni la musique pour enfant, encore moins la musique traditionnelle, ni le reggae (souvent classé en musique du monde), ni le Blues, ni la Dance (malgré la techtonik en force en France) ni la musique latino-américaine qui bénéficie d'un genre spécifique comme la country.
Mais quel est ce genre qui manque ? Pour ma part, son absence m'a choqué car il s'agit d'un genre musical de plus en plus important quelque soit la rive de l'Atlantique ou de la Manche où vous vous trouvez.
Skyrock sera déçue. Le rap/hip Hop est donc un parent pauvre d'iTMS. Trop de pirate, pas assez de ventes ? pas assez smart pour iTMS ou simplement pas assez de place ?
Les amateurs de MC Solaar et de Docteur Dre apprécieront. Pour ma part, je vous conseille Fettes Brot, c'est allemand, c'est du Hip Hop et c'est très bon.

jeudi 13 décembre 2007

le web marketing dans la musique classique


Dernier volet de la table ronde organisée par le bureau de l'export, la promotion de la musique classique. Vaste débat. Autour de moi, Trois invités venant de 3 domaines différents :
Alban Cerisier, responsable du site Internet de Gallimard
Frédéric Lalanne
, responsable de l’interactivité à Radio Classique

Dominique Pavlin de I-Ozo, venu nous présenter le NCD.

En guise d’introduction, un diaporama présentait le web marketing.
Ce document est disponible ici en PDF. J’en suis l’auteur alors n’hésitez pas à me poser des questions, soit par mail, soit par ce blog.
Les intervenants nous ont ensuite proposé des applications réelles de web marketing.


Du Web 1.0 au Web 2 .0


Gallimard, c’est un peu l’Universal de l’édition, la passion en plus. Un grand groupe (mais plus forcément le plus grand) une offre exceptionnelle que l’on peut résumer en deux chiffres :

  • 2000 nouveautés par ans
  • 60 000 références
Un catalogue allant de la Pléiade à Harry Potter, de Pennac aux Folio découvertes. Le monde de l’édition a beaucoup à apprendre du marché du disque mais il a surtout beaucoup à nous apprendre. Vendeur d’écrit par essence, les éditeurs sont bien présents sur la toile, et peut être mieux présent que les éditeurs de musique. L’exemple de Gallimard est flagrant.
Un premier site « catalogue » proposant l’offre Gallimard (web 1.0) a été, dès 2004, remplacé par un site plus interactif. Voici les principaux points de leurs évolutions :
  • l’offre. Un site portail donne accès à une multitude de sites spécifiques (un part collection) voir un par événement (dernier Pennac, dernier Harry Potter…)
  • La cohérence. Tout en gardant l’identité Gallimard, chaque site est à l’image de la collection, et composé pour son public.
  • L'interactivité. Infos, sorties, références de livres sont complétées par des interviews vidéos, des quiz (très sympa), des liens thématiques vers d’autres sites, des blogs, des concours….
  • Un pied dans le futur. En attendant la nouvelle version « encore plus web 2.0 » au salon du livre 2008, Gallimard, qui a lancé un grand projet de numérisation de ses ouvrages, propose déjà en ligne la recherche par mots clés à l’intérieur de l’ouvrage et le feuilletage via flash, du livre.


De la playlist à la base de données

Radio classique
a lancé en 2007 un programme de web radio thématique et multiplie donc ses canaux.
En complément de l’hertzien, l’auditeur peut écouter en direct la radio via Internet. Nouvelle étape donc avec la création de 9 webradios sortant des thématiques traditionnelles (époques, genres…).

Des webradios pour des primo écoutant
  • Radio classique cinéma
  • Radio classique 100% tubes
  • Radio classique R’classique
Des webradios pur des moments dans la journée
  • Radio classique zen o buro
  • Radio classique lounge
Des webradios thématiques traditionnelles
  • Radio classique baroque
  • Radio classique les voix
  • Radio classique synphonique
Et enfin, une webradio qui a fait débat devant les éditeurs de musique, la webradio HD, diffusée en 5.1, pour répondre à une demande croissante d’auditeur équipé en home cinéma… « Radio Classique propose une expertise en musique classique, c’est notre savoir faire. »Pourquoi Radio Classique fait-il le pari des webradios ? Quels sont les objectifs de Radio Classique avec cette politique de flux ? Radio Classique expérimente avec ces webradios et apprend un nouveau métier, celui de gestionnaire de bases de données. Un exemple donc d’un média qui évolue avec le numérique.


Physique, numérique et live


Enfin, Dominique Palvin nous a présenté le concept NCD. Un marquage unique sur chaque CD pressé permet d’offrir des accès privilégiés aux détenteurs du CD. Une fois dans son ordinateur, comme avec l’opendisc, l’auditeur a accès à un espace personnalisé. L’objectif de I-Ozo et de Sony DADC est d’offrir des offres cohérentes autour du CD. Accès inédit sur Internet, réduction à des concert. Le CD devient une clé, un accès un des zones privilégiées. Comme dans une stratégie de web 2.0, le rapport entre l’émetteur de musique et l’auditeur est changé. On développe ici un accès privilégié.

lundi 10 décembre 2007

Viva Musica sur BFM


C’était ce week-end mais c’est aussi toute cette semaine sur BFM. J'étais invité avec Magali Martin du Bureau de l’Export à l’émission l’atelier numérique de François Sorel.
Au programme, petite présentation du marché du classique sur Internet. Cette émission fait bien évidemment échos à la table ronde et "le classique sur le web ?" organisée par ce même bureau de l’export.
Je reviendrai plus précisément sur cette journée tout au long de la semaine.

bfm.mp3

jeudi 6 décembre 2007

Et le classique sur le web ?

Le bureau de l'export organise demain une conférence sur la place du classique dans le net.
toutes les questions que se posent les artistes, les éditeurs, les producteurs, les labels, les distributeurs et les agents dans le monde de la musique classique. Parent pauvre du net à première vue, le classique a beaucoup à gagner avec Internet.

J'animerais la dernière table ronde intitulée "les outils de promotion de la musique classique".
Autour de moi :
Frédéric Lalanne responsable de l'interactivité sur Radio Classique,
Dominique Pavlin, consultant I-Ozo, actuellement en mission chez Sony
Alban Cerisier de Gallimard
(sous réserve).

Vos questions sont les bienvenues sur blog. un compte rendu complet sera disponible sur ce même blog dès le week end.

Ci dessous, la présentation de la journée et le programme complet !


Sur myspace vous trouvez un certain JP Rameau et tous ses amis (d’époque) ; et Renault Capuçon flirte avec Aaron.

Le web a cet avantage poétique de raccourcir le temps et la géographie. Il est indéniablement un outil de l’export ; il en semble l’avenir si ce n’est le présent… Mais il reste un moyen, à comprendre et apprivoiser.

Une journée de formation et de tables rondes organisée par le Bureau Export est donc organisée sur ce sujet : comment le web est-il utilisé par les acheteurs et les acteurs de la musique classique ? Comment le nouveau bouche à oreille se forme-t-il, ces fameux "buzz" autour d’un concert ou d’un disque ? Quelles sont les questions juridiques et sociologiques, les enjeux économiques et professionnels ? Quelles sont les spécificités de la musique classique ?...

Le but de cette journée est de faire connaître aux professionnels Classique les outils du web et de leur donner les moyens de les utiliser (podcast et vidéocast, blog et radioblog, streaming, téléchargement, web2.0, etc).

Bien entendu les besoins du public Classique peuvent différer de ceux du public "pop" ; dans un deuxième temps l’objet des débats sera donc de définir les priorités pour les professionnels des musiques classiques qui souhaitent utiliser Internet comme vecteur de vente et/ou de promotion.

Le guide Podcast, Streaming, web2.0… MODE D’EMPLOI DE LA MUSIQUE EN LIGNE réalisé par le Bureau Export pour les professionnels sortira à cette occasion.


PROGRAMME

9h30-12h30 FORMATION SUR LES OUTILS WEB DE VENTE ET DE PROMOTION DE LA MUSIQUE
Statistiques sur le marché et similitudes du classique avec les marchés de la musique en ligne. Panorama des acteurs, informations sur les moyens de ventes et de promotion: abonnement, téléchargements, ‘buzz’, blogs et radioblogs, podcast, streaming, sites communautaires (my space, you tube..), marketing participatif et investissement des mélomanes, etc.

Intervenant / formateur : Xavier Filliol (anciennement co-président de la commission musique du « Groupement des Éditeurs de Services En Ligne » (GESTE), intervenant pour l’IRMA,…)

14h-15h30 LES SPECIFICITES DE VENTE DE LA MUSIQUE CLASSIQUE
Acteurs du marché, métadonnées et précisions des modes de recherche, qualité sonore des fichiers, recommandations prescriptives, etc.

Intervenants :
Abeillemusique-QoBuzz : Yves Riesel, directeur général / Rabye Marouene, responsable technique
Emusic : Rob Wetstone, Vice Président des relations avec les labels
Harmonia Mundi : Jean-Baptiste Rivail, directeur international / Karine Fritsch, responsable nouveaux médias
Idol : Pascal Bittard, directeur général
Miriam Lockshin, responsable contenu labels indépendants Europe Continentale iTunes sera présente
Modérateur : Lionel Esparza / France Musique, Deux sets à neuf

16h-17h30 LES OUTILS DE PROMOTION DE LA MUSIQUE CLASSIQUE
Moyens d’écoute en ligne de musique classique, outils spécifiques pour fidéliser et élargir son public, buzz-marketing autour d’un artiste, d’un concert, festival ou événement, etc…

Intervenants :
Radio Classique : Frédéric Lalanne, responsable de l’interactivité
I-Ozo / Sony DADC : Dominique Pavlin, consultant
Gallimard : Alban Cerisier
(sous réserve)
Modérateur : Frédéric Neff, blogeur & consultant en web marketing pour les secteurs de niche.

Alice parfois fait plouf

Alicemusic est livrée sans le ventilateur


Alice (du groupe Italia Telecom) annonçait cet automne une riposte à Neuf Telecom en mieux. Déception.
Le filon des FAI fournisseurs de musique semble s'épuiser un peu, ou plutôt prend la mauvaise voie.

L'offre est clair, " n'iè transpareeeeent" comme dirait la pub.

Accès illimité et gratuit au catalogue (numérisé) d'EMI soit 300 000 titres (dont la musique de la pub) livrés avec DRM Microsoft (pas compatible sur iPod). A la clôture de l'abonnement, les fichiers ne sont plus lisible.
La (seule) différence provient de coût. C'est gratuit pour tout le catalogue (contre 4,99€ par mois pour le même service).

Alors voilà, la musique est le nouveau produit d'appel pour les FAI. Le cadeau Bonux qu'il y a au fond du paquet de lessives ou du carton de sa box.

Un joli coût marketing qui ne sert pas forcement les intérêts de la musique.
Bloquer à un catalogue et ce, sans supplément de prix ne me parait pas une bonne chose.

Espérons qu'Universal (avec Neuf telecom) et EMI avec Alice tireront les conséqences de ses offres illimitées. Une analyse complète des fréquences de téléchargement et des nouvelles pratiques de ces internautes pourra définir des offres d'abonnements qui servent à la fois les intérêts des artistes, des auditeurs et des ayants droits.

Des pistes d’offres ?
  • Une offres multi-majors incluant les indépendants.
  • Téléchargement gratuit illimité sans DRM valable pendant l’abonnement.
  • Possibilité de conserver les titres téléchargés à la fin de l‘abonnement pour quels centimes par titres ( par exemple 8 centime pour le rémunération des artistes)
  • Webradio intégré avec téléchargement sur un clic
  • Options playlist et découverte avec flux de nouveauté à écouter et/ou télécharger

etc, etc...
A suivre donc !

mercredi 5 décembre 2007

Web vitrine en construction


Prenant exemple sur l’excellent blog « ergophile », je me suis mis moi aussi à l’étude d’un site. Pas d’analyse graphique mais un petit scan du leader du marché de la vente en ligne : iTunes Music Store, le fameux iTMS.
Pourquoi le succès de ce site et que propose-t-il comme vitrine à ses internautes ?
Direction donc iTMS !


La homepage

Très dense la homepage d'iTMS !
Il faut mettre beaucoup d’infos dans peu de place. Prenant le cadre du logiciel iTunes, iTMS a moins d’espace que virginmega ou fnacmusic.com.
Toutefois, cette sensation de surabondance et multitude de cadre prédominent à chaque fois.
Chaque nom, chaque image est cliquable. Le premier bandeau, soigneusement négocié par les agrégateurs, donne la plus grande et la plus efficace visibilité pour un artiste/album/projet.
A gauche et à droite, deux colonnes présentent lors de la navigation du site. Ces colonnes reprennent les champs iTMS principaux.
Propre au site (raccourcis, iTunes Store) ou propre à la musique (meilleur classement album / titres / Vidéos clips) ou encore plus de musique et genres.

Au centre, 5 cadres proposent une sélection des nouveautés (avec 5 onglets) / Exclusivité / singles EP / Recommandé et « rien que pour vous ».
Deux zones proposent un choix de 6 vignettes pour casser la monotonie et l’effet Tétris.
A noter la présent en bas (bien invisible d’un classement du jour (Podcast), d’un classement livre audio. Deux cadres proposent un choix « un peu plus éditorial » à savoir les indispensables d’iTunes et « leur playlist ».

En résumé, 19 zones avec :
4 zones de navigations et de services iTMS (tous les trois dans la partie supérieure de la page)

5 classements
proposant une sélection de nouveautés / exclusivités (album ou EP) dont 3 composées de photos.
4 champs « éditoriaux » proposant une sélection thématique (rien que pour vous), des playlists, des albums recommandés (comment ? Par qui ?) et les indispensables de iTMS.

Au total : en homepage complète, il y a 51 visuels d’albums seulement dont 3 en double.
Les images en haut sont une sélection aléatoire du champ nouveauté.
Dans la configuration « normale », sans utiliser l’ascenseur, on obtient seulement 22 visuels d’albums !


Recherche de morceaux

L’outil recherche d’iTunes s’applique aussi pour iTMS. Pratique quand on le sais. La recherche se fait par noms/Titres/albums seulement. Le choix « recherche avancées permet d’entré à la fois le nom de l’artiste et le titre. Exemple avec also sprach Zarathustra de Brahms.
Nouvelle configuration de page qui repend la configuration du player iTunes. Une zone supérieure propose un résumé des morceau trouvé avec visuel, nom, prix… Une zone inférieure organise les réponses classées par « popularité » dans une playlist. Il suffit de cliquer pour acheter.

Le choix de ce morceau n’est pas un hasard.

Le titre à prix unique pose quelques problèmes. Dans ce cas, l’opus 30 also sprach Zarathustra rendu immortel par Kubrick dure 34 minutes 31. Vous avez donc le choix de l’acheter à 0,99€, à 9,99€ avec « l’album », à savoir la version de David Zinman & Tonhalle-Orchester Zürich sortie en janvier 2000. Ni le label ni la date d’enregistrement ne figure.
Soit, vous pouvez l’acheter mouvement par mouvement à 0,99€ pièce.










Popularité


Le classement ne fait pas par pertinence mais …par popularité. Dans notre exemple, l’opus 30 complet à 0,99€ n’est pas populaire. L’extrait tiré d’une compilation de musique de films l’ai bien plus. Un paradoxe. En rentrant le titre exact du morceau, on m’oriente vers une version très courte et non vers l’intégrale qui est, en plus, meilleur marché.


Où est la vitrine ?

Prenons donc l’onglet « classique » d’iTMS. 26 vignettes sur la page.
4 zones de navigations et de services iTMS (tous les trois dans la partie supérieure de la page)
1 classement seulement (contre 5 en home page)
3 encarts proposant une sélection de nouveautés / exclusivités dont 2 composées de photos.

4 champs « éditoriaux » proposant une sélection thématique dont l’onglet « grand compositeur ».















Cela laisse peu de place à la découverte. Les zones les plus visibles sont logiquement utilisées par les nouveautés. Le reste de la sélection reste flou : un choix de compositeur, une mise en avant sur un artiste mort, des chants de Noël


Et la Long Tail dans tout ça ?


En allant sur un magasin virtuel, on pouvait s’attendre logiquement à un fort espace dédié ou chose « peu connu », au fond de catalogue ou alors à une homepage plus proche d’Amazon : un focus sur les nouveautés et un outils de recherche performant.
Il n’en est rien.

En tant qu’utilisateur de Macintosh depuis 6 ans, je me suis complètement adapté à l’ergonomie du site. Je doute qu’un utilisateur de PC puisse, aussi vite, comprendre la logique du système. Quoi qu’il en soit, ce site peut rendre dépendant au logiciel iTunes, seule plate-forme pouvant recevoir l’iPod.
L’objectif d’iTunes est bien là. Offrir un service informatique (logiciel, baladeur et ordinateur) très fluide et compatible, facile d’utilisation. La musique ici, ne représente qu’un produit d’appel. Alors, la théorie de la Long Tail résistera-t-elle à ce genre de site de vente ?
L’effet boule de neige à déjà pris. Les principaux sites de vente en ligne (fnacmusic, virginmega et OD2) sont basés sur ce système très restrictif.
De plus, chacun de ces sites propose des choix limités.
On note le manque de vitrine numérique par genre allant au delà d’une sélection des nouveautés. De plus, malgré la vente au morceau, les systèmes restent très fidèle à la vente d’album et au schéma album, peut être pas si compatible que ça avec les utilisateurs de l’achat au morceau. A part les très rares (mais souvent pertinente) playlists thématiques (les reprises, la playlist choisie par tel artiste…) ou la vente du tube ou du morceau phare, ces modèles de vente n’inventent rien en terme d’offre musicale.
Avec ces énormes catalogues et cette facilité technique à composer des sélections et à les acquérir, de très belle chose reste à faire.


Conclusion

En tant que leader, Apple a imposé, au delà du prix unique à 0,99 € toute une façon de pensée la musique en ligne.
On note de nombreuses restrictions qui vont à l’encontre des artistes, des labels et des auditeurs. Peu visible certes sur le mainstream, ce formatage du modèle de vente est fort dommageable pour les autres genres musicaux et autres secteurs de niches.
Avec les premières offres d’abonnements, d’autres formules plus adaptées à l’auditeur vont apparaître. Face à cette nouvelle concurrence, ces sites seront obligés d’accroître la qualité de l’offre pour ne pas disparaître.

En dehors de ces locomotives du marché, d’autres sites proposent des offres de téléchargement plus pertinent…Mais ça, c’est une autre histoire !

lundi 3 décembre 2007

Vous regardez trop la Tété vision bonsoir !





Hier, aux bouffes du Nord, j’ai été invité au concert de Tété.


Le hasard a voulu que nos routes se croisent pour la 4ème fois, deux fois sur Lyon lors de mon stage à Médiatone et une fois sur Avignon pour un article dans la presse locale
.

Avant le concert, des petits trépieds ont retenu mon attention. Placé à des endroits stratégiques, (une derrière, trois sur scène et une cinquième sur le premier balcon) étaient simplement des caméras. Alors, reprenons. 5 caméras fixe, une mobile prisonnière dans le public ne faisant que des plans fixes et voilà Tété qui nous fait un live filmé comme un solo piano en classique.
Un peu étrange pour un Tété qui balade partout en devant de scène…

Au début, j’ai pensé à l’enregistrement d’un DVD, les Bouffes du Nord se prêtent bien à ce genre de chose. Mais durant tout le concert, une vaste fumée ajoutait à la pénombre de cette scène de théâtre ont dû rendre difficile la tâche des petites cellules vidéos n’ont pas dû toujours apprécier cette quasi-obscurité. Peut être qu’un DVD sortira mais pas que sur les Bouffes du Nord à cause ce cette fumée trop présente.

Et puis, à la fin du dernier morceau, la réponse à ma question,
"on se retrouve bientôt sur scène et sur Internet sur tete.tv"


J’accours donc sur le site de Tété, le blog tv de l’artiste. Assez archaïque graphiquement, ce site est très riches en vidéos (live, société, masterclass…). Et voilà une initiative originale, un vaste choix de vidéos filmées lors de ses concerts (France, Japon…) classées par titres proposant plusieurs vitesses de lecture suivant les connexions et formats. Le choix de la vidéo, une idée venu avec sa tournée au Japon ?

Autre bonne idée, la suivie sur le site et via un podcast vidéo de la création de son clip (en anim 3D)


Donc vous l’aurez compris, la partie web de Tété est en pleine mouvante, débordante d’initiative et u peu bordélique comme ses présentation de chanson en concert. Un site à l’image de l’artiste, l’idéal.

Du coup, je me suis condamné moi-même à retourner régulièrement sur le site pour voir le rendu vidéo du concert aux Bouffes du Nord. Damned !