vendredi 19 décembre 2008

Elisez la star up de l'année

C’est décembre, c’est le moment des bilans.
Cette année, je vous fais choisir la star up musicale made in France la plus innovante de l’année parmi ma présélection orientée diffusion et secteur de niche. La liste est longue donc une ou plusieurs star up.
C’est parti !


Deezer
Avec entre 800 000 et 1 000 000 écoutes par jour, Deezer s’est imposé en 2008 comme le site de musique en ligne. Difficile de passer outre.
Beaucoup d’interrogation sur le modèle économique et la rémunération des indépendants mais un succès populaire qui ne laisse pas la toile indifférente.

MusicMe
Sans conteste le site musical el plus évolutif de l’année 2008. partant d’une offre d’écoute sur abonnement et d’une offre de téléchargement le tout très limité, MusicMe fini l’année avec un énorme catalogue en écoute gratuite et illimitée sans limite. Accès aux biographies, aux vidéos et à l’actu des artistes, MusicMe apporte une vraie ergonomie dans ce monde de stream.

Airtist
Téléchargement gratuit contre publicité ou téléchargement payant. De la major à l’autoproduit Airtist est un hybride du web sans comparaison qui surprend et innove. En plus, ils sont de Montpellier. Une belle année pour Airtist et son intégration du catalogue EMI.

Musiclassics
Un site de téléchargement dédié au classique avec recommandation, information, conseils et classification par époque, genres, instruments compositeurs ou soliste. Vous l’aviez rêvé, Musiclassics l’a fait. Et en plus, les pistes sont recomposées selon la partition initiale. Finis les concertos en 16 pistes (une piste par mouvement) c’est numérisé comme Mozart ou Schubert l’ont écrit.

Jazz en ligne
Une petite aventure dans un tout petit secteur de niche. Courageux, efficace et faisant le grand écart entre le tout public, le primo auditeur de jazz et le spécialiste, Jazz en ligne donne une leçon de recommandation à tous les sites en ligne, d’où sa place dans cette sélection.

My Major Comapny
Première année et premier succès pour ce label participatif. Disque de platine pour Grégoire et déjà une dizaine de projet qui frappe à la porte.
Beaucoup de débat sur la toile autour du succès de MMC. Y aurait-il un après Grégoire ? comment le public va adopter ce nouveau mode de financement ? En tout cas, l’équipe de MMC a su rapidement concrétiser un projet que beaucoup voyait irréalisable.

Medici.tv
Et si l’avenir du classique était la vidéo ? C’est le pari de Medici.tv, un site de vidéo dédiée majoritairement au classique. Diffusion de concert en live, reportage, numérisation d’ancien concert, couverture des festival, Medici.tv est devenu en moins d’un an l’eldorado des aficionados de classique . Grimaud, Von Karajan et Boulez à porter de clic.

Joachim Garraud
Le CD à la carte avec Space Invaders. Le fichier source en téléchargement. Le DJ français a inventé le store idéal dont rêvait artistes et fan de musique. Des albums à la carte, du track au cover, une utilisation du web pour du physique.

Pepitastore
Un outil tout jeune pour vendre en direct ses œuvres numériques et ses albums. Ambiance modulable à la carte, gestion de sa base de donnée client, choix du prix…Simple, efficace et adapté aux autoproduits.

Radionomy
Bon, c’est une star-up Belge mais l’actualité 2008 a rendu les frontières franco-belge très poreuse. Faire de la radio comme on fait un blog, animer sa propre web radio, avoir accès à du contenu musical ou éditorial, gagner un peu de sous avec la publicité si l’audience suit, voici le pari osé de Radionomy, encore en beta mais très attendu.



Ils ne sont pas là mais on les attend déjà en 2009
Goom radio
Concurrent direct de Radionomy monté par des anciens d’NRJ. 2009 sera l’année de développement de cette nouvelle radio, le chaînon manquant entre la web radio et la bande FM.

Hitmuse
J’ai beaucoup parlé de cette star Up ambitieuse et originale s’adressant aux autoproduits et aux labels indépendants. La mise en place de Hitmuse s’est fait en 2008 mais le gros du sujet n’arriver qu’en 2009. A suivre donc.

NéoMusicStore V3
Sylvain, entre ton blog et tes commentaires, tu nous mets vraiment l’eau à la bouche, vivement 2009 et la nouvelle monture de NéoMusicStore !

Et vous, pour qui votez vous ? et pourquoi ?

mercredi 17 décembre 2008

IRMA fait son bilan

IRMA

Vendredi 12 décembre, l’IRMA a fait son bilan dans “la très neuve et très restaurée” salle des Trois Baudet à Paris.
Une journée consacré au bilan de l’année 2008 et à la présentation des principaux projet pour 2009.

BILAN 2008
Le site est en croissance 2 millions de visites pour l’année soit une moyenne de 5713 visites par jour, 8000 visites en moyenne les jours ouvrable. Une augmentation de 10%. Le site de l’IRMA est donc un site pro qui marche.
Les offres d’emplois ont augmenté de 11% (1465 annonces) et les offres de stages sont stable à 1500 offres.
400 news ont été publié durant l’année agrémente le site. le nombre d’abonnés à la newsletter est de 18494 abonnés.

Gros succès aussi pour les cycle de conférence organisé ou ayant des membres de l’IRMA comme participant. Tous les thème et tout le territoire ont été abordé.

L’année éditoriale a été riche aussi du côté de l’édition et de la publication. L’ensemble de la production est ici. Le nombre de conférence organisé ou ayant l’IRMA comme participant est aussi en augmentation.

Enfin, la formation a connu un boum en 2008 avec une augmentation de 33% soit 930 personnes formées !

Ce bilan positif cache en réalité le mal être d’un secteur tout en entier. L’IRMA est de plus en plus sollicité sur des sujet de plus en plus pointu.

LES PROJETS POUR 2009

Cette journée professionnelle a été l’occasion pour l’IRMA de présenter quelques projets.

IRMA LINX
Jean Luc Mirebeau de Bob El Web, star up spécialisé dans la création d’outil numériques aux professionnels de la musique, et l’IRMA se sont associé pour créer IRMA Linx.
Irma Linx est un programme permettant d’associer sa messagerie, son agenda et ses envois à la base de données professionnelles Woffi. Un outil professionnel créer pour faciliter les tâches récurrentes des métiers liés à la musique. (prise de contact, mailing, base de données modulable…)
Le projet est en cours de réalisation, plus d’infos courant 2009.

FORMATION
La formation à la sécurité et l’obtention de la licence se fait dorénavant conjointement avec le CFPTS, le Staff et l’ISTS. L’IRMA intervient dans la réalisation d’un ouvrage permettant la formation des technicien.

L’université d’Angers propose en 2009 un Master Direction de projets dans les nouvelles filières culturelles, option musique et image. Cette formation a l’objectif de former les étudiants sur les nouveaux modèles économiques liés au numérique. Cette nouvelle formation est liée au Master Intelligence économique et stratégie économique de l’université d’Angers.
L’IRMA est partenaire de cette formation.

EDITION
La nouveauté tant attendu pour 2009 est la mise à jour du guide “profession Manager” par Rémi Bouton.
Un focus sur cette profession indispensable et en pleine mutation. Ce guide en deux partie, “c’est quoi un manager” et “la relation du couple artiste manager” est prévu pour mai 2009.

jeudi 11 décembre 2008

Posez vos questions à David Allouche de Hitmuse !

Mercredi matin, je rencontre le “boss” de Hitmuse, David Allouche. Nous avons déjà beaucoup parlé de cette star up dans les catalyseurs numériques. Dernièrement, Hitmuse lançait Hitmuse.pro et Hitmuse Digital pour permettre aux artistes auto-produits de vendre leurs titres en ligne. La sortie de ce service avait suscité le débat de la part des internautes. Alors, je vous donne la parole. Si vous avez une question, le champs commentaire est fait pour vous.

Petit report de rendez-cous. Cela vous laisse plus de temps pour poser vos questions !


mardi 9 décembre 2008

Rencontre avec Pepita Store

Rencontre donc avec Alexandre Guichard, responsable de la communauté chez Pepita sotre.

Pepita Store est une star up de 5 employés qui o,t mis un outil en place, le magasin virtuel pour artistes indépendants.

Ce widget permet aux artistes (pmusique, photo, vidéo, édition…) de vendre en numérique et en physique leurs oeuvres. Choix du prix, payement garantit, commission offerte aux internautes faisont la promotion de vos oeuvres, widget pouvat être uploadé sur Facebook, Myspace, Skyrockblog blogs et sites, gestion de la base client.
Pepita Store
est donc une sorte de Paypal en plus simple, plus ergonomique et plus Web2.0

Comment ça marche ? Voilà la question que j’ai posé à Alexandre. Les projets, les nouveautés, l’avenir de Pepita Store.

Enfin, si vous voulez trainer votre souris du côté des artistes Pépita, la maison vous conseille Bidibule, le Label Hip Hop LZO Records et le groupe de pop LaForest.

Vos questions à Hitmuse

Jeudi matin, je rencontre David Allouche de Hitmuse. J'ai vu que les commentaires étaient nombreux à l'annonce de la sortie de Hitmuse Digital et Hitmuse.pro.
Alors, allez-y, posez vos questions, je me ferais un plaisirs de les transcrire à David lors de l'interview.

vendredi 5 décembre 2008

encore du nouveau chez Amazon


C’est Korben qui nous annonce la sortie (depuis le 28 novembre 2008 et exclusivement aux Etats-Unis) d’une Application pour le chouchou d’Apple : l’iPhone.

Amazon Mobile, une application multi facette, permet un accès direct au site Amazon. Le bonus, c’est la reconnaissance produit via la photo. Le nirvana de l’achat compulsif.
Déjà en juin 2007, Bandaï lançait ce projet en Asie exclusivement pour la musique.

Selon Amazon, la fonction Remember permettrait d’accéder à tous les produits disponibles dans la base Amazon.
La base de données Amazon va encore gagner en valeur…Coup dur pour les concurrents.

Coup dur aussi pour Amazon qui fait face à une nouvelle fonction. pas très catholique : Download 4 free permet de télécharger directement les contenus MP3 via The Pirate Bay.
Vive le progrès...

mercredi 3 décembre 2008

Amazon débarque en Angleterre

AmazonMp3

Après les Etats-Unis, le leader de la VPC débarque en Europe sur les terres de sa Majesté. Ce sont donc les anglais qui vont bénéficier les premiers d’un très large catalogue de MP3 sans DRM vendus moins cher que chez le très leader iTunes. 256kb/s comme chez iTunes mais livré sans DRM même pour le catalogue de majors.

Amazon propose de télécharger directement sur son iTunes ou sur son Window Media Player. une offre idéal pour les novices donc !
Amazon propose aussi une politique de prix bas, comme aux Etats-Unis, avec des albums soldé à 3 £ (3,50€) et des titres à 0,69£ (0,80£)

L’arrivée d’Amazon avait été très commenté durant l’année 2008. Amazon va -t-il prendre des parts de marché à iTunes et eMusic ou va-t-il apporter de nouveaux clients ? Amazon sera-t-il le meilleur convertisseur à l’achat de fichiers numériques ?

Et vous, qu’en pensez-vous ?

La francophonie en danger ?

DÉBAT

Un bon titre bien presse populaire pour la mise en parallèle de des données statistiques :
A ma gauche, les résultats du marché du disque pour les neufs premiers mois 2008.
Deux informations nous intéressent :
- Dans le TOP 50 des singles, 64% de francophone pour le physique et 38% de francophone pour le numérique.
- Dans le Top 50 albums, on trouve
66% de francophone dans le physique et 40% dans le digital. ( Source SNEP)

A ma droite, les chiffres des requête Yahoo ! France, des données statistiques qui sont de plus en plus attendu comme le Beaujolais nouveau (vomissement et mal de crâne en moins).
Voici le top global et le top musique ci-dessous :
TOP GLOBAL :
1 – Secret Story
2 – Olympique de Marseille
3 – Plus Belle la Vie
4 – Paris Saint Germain
5 – Star Academy
6 – Rihanna
7 – Barack Obama
8 – Nouvelle Star
9 – Carla Bruni
10 – Akon
On retrouve 2,5 artistes (Rihanna, Akon et Carla Bruni moitié musicienne, moitié people)
Deux émissions de télé réalité dédiées à la musique (Nouvelle Star et Star Ac)
La musique représente donc un peu moins de la moitié du top 10 des requêtes de Yahoo !
Est-ce la partie people qui booste les demandes ?

Top musique France :
1- Rihanna
2 - Akon
3 - Madonna
4 - Britney Spears
5 - Shakira
6 - 50 cent
7 - Lorie
8 - Tokio hotel
9 - Céline Dion
10 – Zaho

8 artistes internationales dont une demi-Francophone (Céline Dion) et un groupe Allemand ( ?!?) Tokio Hotel.
Les 6 autres sont des artistes américains à l’exception de Shakira qui a toqué sa langue espagnole pour un anglais plus international et d’Akon américano-Sénégalais.
Lorie et Zaho sauvent donc la francophonie dans le top 10. Avec une mention spéciale pour Zaho, moitié algérienne, moitié québécoise mais chantant en français.
Une grande variété (Argentine, Algérie, Canada, Sénégal, USA…) mais une faible part à la francophonie dans ce top 10 des requêtes.

Alors, c’est mercredi, le jour des enfants, je fait donc mon Morandini :
La francophonie est-elle en danger avec Internet ?

mardi 2 décembre 2008

Rencontre avec Alain Fayaud de Jazz en Ligne

On vous avez déjà présenté ce site lors de sa toute récente sortie.
Avec moins de 6 mois au compteur, Jazz en ligne est en pleine croissance et en pleine évolution. Acquisition du catalogue Nocturne, prochaine acquisition de Sony BMG, ce site français animé par Digimus, une très petite entreprise indépendante va à son rythme.
Pas de business angel, pas de levé de fond, pas de locaux tout neuf, non, juste une très petite équipe qui développe, sans brûler les étapes, un site spécialisée dans une musique très spéciale : le jazz.

Un pari ambitieux mais nécessaire pour le développement des niches sur Internet. Affaire à suivre donc.

Rencontre avec le boss de jazz en Ligne, Alain Fayaud. Au programme, le concept, la concurrence, les limites du secteur de niche.

lundi 1 décembre 2008

Hitmuse se lance dans le téléchargement

Hitmuse pRo

Hitmuse se lance dans la vente en ligne via son propre site, Hitmuse Digital.
Hitmuse Pro, un service payant (49,99€ par an) permet aux artistes de gérer promotion, ventes et marketing. 60% des royalties hors TVA et la possibilité de choisir son prix entre 0,59 et 0,99€. Les 1500 premiers ne payeront que 9,90€/an.

Hitmuse Digital est donc la suite logique du développement d’Hitmuse. Une offre relativement simple, qui a le mérite d’être très bien expliqué sur leur site ici. Plus cher que l’offre MyStarzik Shop de Starzik (50% des royalties pour 29,90€ par an), l’offre d’Hitmuse semble, aujourd’hui, incomplète :

A terme, Hitmuse Pro proposera un panel complet d’outils de promotion et de marketing, leur offrant ainsi la possibilité de créer une relation directe avec leur public : e_mailing ciblé par influence musicale et par géolocalisation, possibilité d’acheter des espaces publicitaires… De plus, ils pourront bénéficier de tarifs préférentiels sur plusieurs prestataires de services des métiers du son et du spectacle : studios, lieux de répétition, pressage de CD, imprimeurs, etc

Les 30 000 artistes Hitmuse peuvent dès aujourd’hui numériser leurs titres. La plateforme Hitmuse Digital sera disponible mi-décembre.
Un logiciel est fournis aux groupes pour la gestion de leur catalogue, de leur royalties, bref, de leurs business en ligne.

Pourquoi sortir cette offre maintenant et incomplète ? Quelles sont les services à venir ? Hitmuse jouera-t-il aussi le rôle d’un agrégateur pour les artistes sur Hitmuse Digital ? Voilà les questions qui se posent à la mise en route de Hitmuse Pro.
Le rendez-vous est pris avec Hitmuse pour en savoir plus sur ce service. Affaire à suivre donc !

samedi 29 novembre 2008

Tkaap c'est pour bientôt


tKaap Galaxy : Membre "viva-musica"

Hier soir, j'ai pu découvrir en avant-première dans une béta très très privée le très nouveau site tkaap.com.
Un concept original et interactif dont la présentation publique aura lieu mardi 2 décembre.
Avant de revenir sur ce projet sympathique qui n'est pas un projet musical mais qui peut être très utilisé par les labels comme les artistes, je voulais vous présenter un des outils de Tkaap, le fameux Galaxy.
Cet univers conçu par Sylvain Weber (un ex de Dailymotion) et Jacinthe Busson (une pas ex de chez Deezer) permet d'avoir un widget pour ses vidéos facile, intuitif, rapide et ergonomique.
Déjà disponible sur le myspace de viva musica, voici donc pour vous, rien que pour vous l'univers galaxy de Viva musica et bien sûr le lien vers le blog de tkaap pour réaliser vous aussi votre univers !

jeudi 27 novembre 2008

Recommandation : et si le web n'avait rien inventé ?

HUMEUR






Ou pas encore…
On entend et on lit souvent ce genre de chose. « C’est grâce à Internet que j’ai découvert cette musique ? »
Ah bon ? êtes vous sur ?

Comment faisions-nous pour découvrir de la musique avant Internet ?
Amis, connaissance, concert, média, disque et disquaire. En fait, nous avions déjà un panel d’outils assez performant pour découvrir de la musique. Avec ce point commun. Si vous ne faites pas l’effort de vous intéresser à une musique, un genre de film ou à un bouquin, personne ne le fera pour vous.
En d’autre terme, la base de la découverte de musique et même de bien culturel passe par une volonté de découverte, une CURIOSITE.
On n’est pas à l’abri de découvrir « par hasard » une musique via une pub ou un film, mais en général on transforme cette découverte par une recherche minutieuse du nom du morceau. Voir l’acquisition du titre.
En fin de compte, dans « l’avant Inernet », on se constituait un réseau autour de son genre, on consommait de l’information avec les médias spécifiques, on constituait notre patrimoine musical en achetant les albums, en les échangeant et en faisant des copies et enfin, on vivait sa passion de façon tribal lors des concerts avec tous nos similaires frères.
C’est ce que j’ai vécu pendant mon enfance et mon adolescence au pied du Lubéron. Pas de Net, 40 km pour trouver un disquaire ou une salle de concert, et une grosse fidélité aux médias spécialisés.
Tout ça prenait du temps et donc une certaine valeur.

Et Internet alors, c’est pas nouveau ?
Réseau sociaux, échange de musique, news en ligne, rien de nouveau sur la toile à part peut être un détail.
Tout se fait sur un seul et même médium. L’ordinateur connecté.
Les échanges P2P permettent la découverte. C’st la simple reconstitution des échanges d’albums qui existe depuis l’apparition du support.
Avec le numérique, on fait tout de son ordi, on test (on écoute) on achète (en téléchargement) et on joint la communauté de tous ces gens similaire à nous. Réseau, aquisition et écoute se fond par le même canal alors que dans « l’ancien temps », chaque étape avait son process.
On change sa façon de concevoir et d’écouter la musique. On la surconsomme. Il y en a de partout, on en trouve de partout, des millions de titres s’offrent à nous mais voilà, sans leur noms ; on en peut les trouver.
Les liens hypertextes nous permettent de papillonner d’un artiste à l’autre, d’un morceau à l’autre, d’un style à l’autre.
Les blogs, les wikis, les sites sont des sources d’informations inépuisables. Une source d’information dont il faut soit même aller chercher l’information.


Pas d’innovation ?
Si, bien sûr mais pas là ou on le croit. Le net a changé le rapport à l’information et la distribution. Pour le reste, le processus de découverte de musique reste e même. Tout par de la curiosité initiale de l'internaute.
L’outil web efface les frontières, réduit temps d’attente pour de la musique et permet de trouver sa communauté, de trouver sa musique et de trouver l’information avec le même médium et même des fois avec les mêmes sites.
Un régal.

Il ne manque rien ?
La recommandation reste le parent pauvre du web.
Les fameux « si vous avez aimez ça, vous aimerez ça » ne sont qu’un niveau primaire de la recommandation.
Internet n’a pas su reconstituer cette recommandation de réseau, cette recommandation de « disquaire », celui qui va au delà du « si vous avez aimez ça ...» la recommandation qui lit en vous comme dans un livre ouvert.
Si vous préférez, vous faire écouter quelque chose que vous ne connaissez pas mais que vous allez aimer et vous dire pourquoi et qui c’est.
On découvre peu de musique grâce à Internet mais en utilisant l'outil Internet.

Un Paradoxe ?
Avec Internet, on simplifie l’accès à la musique. Et justement, dans ce monde de sur abondance, la recommandation est de plus en plus importante.
Pourtant, les systèmes de recommandation humainement arbitraire comme D-Fuzz sont encore rare. On croit au miracle de la technologie, l’algorithme suprême qui replace l’humain, l’automatisation d’une recommandation qui doit être tout sauf automatique.
Qu’on le veuillent ou non, la découverte de musique provient avant tout d’une curiosité.
Plus l’outil sera mécanique, moins les curieux trouveront leurs bonheurs. Qu’en pensez-vous ?

mardi 25 novembre 2008

Y voir plus clair sur la Longue Traine

3 années de statistiques sont mises à l’épreuve sur la dernière étude du DEPS (Département des Etudes, de la Prospectives et des Statistiques) du ministère de la culture. Pierre-Jean Benghozi, Françoise Benhamou offrent donc la première étude empirique de la théorie de la Longue Traine.

Les ventes de CD, DVD et Livres ont été analysées entre 2003 et 2005 pour voir si, comme l’indique dans son manifeste Anderson, la queue de la longue traine peut représenter jusqu’à 60% des ventes.
« La distribution des produits par l’intermédiaire de l’internet permet de lever la contrainte de disponibilité physique des produits, de rassembler virtuellement des publics disséminés et d’atteindre ou de dépasser le point mort nécessaire à la rentabilité des biens. »


Plus de Hits

Premier constat, cette loi est une loi de distribution plus qu’une loi d’édition.
Côté résultat, plusieurs effets sont à noter. Si la courbe des DVD laisse apparaître un “succès” de la Longue Traine, ses origines semblent moins correspondre aux théories d’Anderson.
La courbe des ventes de CD monte un étirement de la longue traine. Les hits sont plus présents, la queue est plus longue. Même constat sur la rentrée littéraire de 2005. Pas d’effet miracle du web.

Les succès se vendent plus sur Internet et les titres qui ne vendent pas…ne se vendent pas.

un joli rêve

L’engouement de la Longue traine répond en partie sur le magnifique message qu’elle porte. L’augmentation des ventes des œuvres peu vendues et peu connu grâce à Internet, aux recommandations proposées sur les blogs ou sur les sites façon Amazon.
Non, il n’y a pas de levier magique qui étaye cette théorie.
Si la loi Pareto se retrouve sur les ventes en ligne comme sur les ventes physiques, il faut prendre le problème à sa source.
Seule la recommandation peut permettre une évolution de la courbe des ventes et une augmentation en volume et en valeur de la queue.

Et après
Cette étude n’est qu’une vision à un instant T. L’objectif est donc de prolonger l’observation et surtout de l’étendre aux ventes à l’unité en numérique avec un problème de taille, la récupération des données.
Lors de la présentation de l’étude ce lundi 24 novembre à la Cantine à Paris, plusieurs points ont été soulevés.
La transcription de ce modèle sur les offres d’abonnement, les pratiques des internautes et surtout la question de la mise en ligne des données publiques. Favoriser les plus populaires ou favoriser le back catalog.
L’ensemble de l’étude est en téléchargement ici.

vendredi 21 novembre 2008

Deezer recrute

Deezer, le phénomène musique en ligne de l'année 2008 recrute !
En attendant un petit point sur Deezer, ses objectifs, ses projets et son bilan, une petite annonce. C'est ma première sur le blog alors un peu d'indulgence. C'est surtout pour rendre service à ma chère Jacinthe dont je vous parlerais plus en détails autour du 28 novembre.
Voici le poste :

Au sein d'une l'équipe jeune et dynamique, votre mission consistera au développement de la Régie Pub DeezerMédia.
Vous serez amené à réaliser des habillage pub, banners pub, jeux concours, animations et différents éléments graphiques que ce soit en Flash, Illustrator, Photoshop ou Indesign.
Vous travaillerez en étroite collaboration avec un webdesigner, l'équipe de développement et surtout l'équipe Commerciale.

Profil :
- Maitrise de Photoshop, Illustrator, InDesign et Flash !
- Réactive, Automne et n'ayant pas peur de bosser dans le "speed"
- Esprit d'initiative, curieux, et sympathique
- Expérience Pro minimum 2 ans dans un poste similaire

A propos de Deezer.com :
Jeune Startup permettant en écoute libre, gratuitement et légalement, toutes les musiques, du rock jusqu'au hip hop en passant par le jazz ou la musique du monde…
Parallèlement, il s'agit de rémunérer les artistes et l'ensemble des ayants droits en partageant les revenus publicitaires. Grâce à son offre novatrice et sa philosophie, Deezer rencontre un vif succès,
la presse salue largement l'événement. Moins de deux mois après son lancement, Deezer annonce l'acquisition des catalogues des principales maisons de disque major ou indépendantes :
Universal, Warner, Sony BMG, Because Music, Believe…

Merci m'envoyer par email un CV + Portfolio /URL de site internet à jbu(AT)deezer.com

mardi 18 novembre 2008

Une soirée avec Constantin

CONCERT


Lundi 17 novembre je me suis glissé à l’Olympia pour la remise du prix Constantin. Une première pour moi ce genre de soirée.
Dans une salle pleine à craquer partagé équitablement entre des fans hystériques et des pros ronchons, Thomas VDB en monsieur Loyal et Etienne Daho président ont ouvert le bal.

Wahou. Un set de 8 titre d’Etienne Daho avec erreur de morceau, énergie débordante pour un artiste résolument studio. Une alternance maligne entre ses tubes 80’s revival et ses nouveaux titres plutôt pop anglaise.
Pour se donner du courage Philippe Katerine est venu le rejoindre ainsi que Camille. Cette dernière ne fait pas dans le détail. C’est avec quatre choristes muettes en robe Deschiens faisant la danse de la chambre d’isolement sans respect aucun rythme. c‘est toujours sympa de faire profiter les copines. Tiens une a une barbe. C’est un homme. Jolie Robe.
Cette troupe de danseurs auraient sûrement apporté beaucoup au morceau s’il ne s’étaient pas collés à Camille comme une petite fille timide se colle à la jambe de sa maman.

Pause bière.


C’est parti pour le marathon des 10 candidats avant changement de plateau à chaque titre. Chapeau aux techniciens. Ils ont du bien dormir.
Chapeau aussi à Thomas VDB qui a su meublé souvent très bien des fois très mal mais toujours en (essayant) d’être drôle.
The DO commence et change son image de gentil groupe pop.
Arman Méliès vient avec une armée de musiciens.
Thomas Dutronc
, sympathique, rend hommage à tous ses zikos.
Cocoon nous dit Hello.

Moriarty obtient le prix du public. Coup de cœur unanime pour Jimmy joué autour d’un seul micro. Ça sent bon l’Amérique des années John Ford.
Julien Doré, sans barrette, est ému et timide. Arman Méliès l’accompagne à la guitare. On doit se faire chier en Back Stage.
Yaël Naïm et David Donatien accompagnées de cuivre, c’est très bon.
Joseph D’Anvers rend très bien à l’Olympia.
Asa nous parle anglais avec un tout doux accent.
Barbara Carlotti conclut dans une pop bien chaloupée.


Fin du suspense, non ce n’est pas Moriarty qui gagne mais Asa. Naïve à frappé un grand coup.


Émue aux larmes dans les bras d’Etienne Daho, Asa est silencieuse et cachée. Thomas VDB meuble une dernière fois. Il doit avoir soif le bonhomme.
Enfin, pas de remerciement gnian gian mais des remerciements en musique d’abord à capella puis en impro sur un morceau.

Mardi matin, iTunes n’avait pas mis la lauréate du prix Constantin en avant. C’est malin d’être partenaire tiens ! C’est Britney Spears qui est préférée sur la newsletter. No comment.

L’Olympia avait la saveur de la réussite et de la créativité. On fait de belle chose en France. On fini avec les notes d’Asa et ses sonorité Nigériane. Il faisait beau hier soir à l’Olympia. L’effet Obama me souffle mon voisin.

lundi 17 novembre 2008

L'info du jour, la loi HAPOPI


Loi Hadopi: Qu'est-ce que je risque en téléchargeant?
envoyé par Infodujour-LePost


Viva Musica invité à l'info du jour, c'est ça l'info du jour !
Une rapide présentation de la loi Hadopi. Un exercice pas facile. Présentation de la loi Hadopi façon tout public, un exercice de style en live avec le ton Info du jour. Je vous laisse juger.
Pour en savoir plus sur les points qui font polémiques, le site jaimelesinternautes.com et aussi le blog du SNEP qui contre argumente les 10 points soulevés par les opposants à la loi HADOPI.

Je vous laisse surtout DEBATTRE sur ce blog. Vos commentaires sur cette loi, vos envies, vos idées sont les bienvenues,, je me ferais un plaisir de répondre. A vous de jouer !

Et un merci à Bubble productions, au lepost.fr et à Rémi, Pierre-Etienne et Mathieu !

vendredi 14 novembre 2008

Vente en baisse, numérique en hausse et moral stable

Logo Snep

Le SNEP a dévoilé jeudi 13 novembre les chiffres des 9 premiers mis de l’année 2008.

Ce qu’il faut retenir
Une baisse de 18,6% pour un chiffre d’affaires de 329,2 millions d’euros
Une progression du numérique (14%) pour 58,6 millions d’euros.

Les fait marquants

Les singles creusent leurs tombent, -44 % pour un marché de 8 millions d’euros
Le classique en grosse chute (-31%). Les coffrets type intégrale, c’est fini ?
La variété accusent une baisse de 18,3%.
Enfin, la part du francophone se stabilise à 64,1% pour 35,9% de variété Internationale. Le marché garde sa spécificité francophone.

Le numérique en hausse oui mais…

Il y a 5 ans, ces 52,8 millions d’euros auraient représenté environ 5% du marché. Le marché a perdu la moitié de sa valeur.
La part du streaming et de l’abonnement est passée d’un million d’euro à 11,1 millions d’euro. 21% du chiffre numérique. dont 8,6 millions pour les abonnements. Un chiffre à prendre avec des pincettes car ces 9 dernier mois ont été riche en deal avec minimum garantis. La grande inconnue demeure donc quand à l’efficacité de ce mode de consommation.
Toutefois, les 2,5 millions du streaming sont à la fois encourageants et impressionnants. Effet Deezer ?

Le marronnier
Il a été question bien sûr de DRM et surtout des mesures techniques de protection. Leurs abandons sont pour bientôt. Sony music France s’engage même à les supprimer dès la mise en place de la loi HADOPI. Promis. Pourquoi pas avant ? L’absence de mesure technique de protection est incohérente sans riposte graduée. A vous de juger…

Routine dans la crise
La loi Hadopi a bien sûr eu sa part du lion dans cette conférence de presse. L’outil juridique « La loi HADOPI ne règle pas tout, elle fixe juste la base, les règles du jeux. »nous explique Hervé Rony mais de gros espoir repose sur cette loi. Enfin un cadre juridique cohérent, enfin une stabilisation pour la marché enfin (si ça marche) un recul du téléchargement illégal. “Ni banquiers, ni policiers”, les membres du SNEP attendent avec impatience le passage de la loi à l’assemblée Nationale pour avoir enfin un cadre juridique.

Quand enfin à l’évolution de la filaire et la place de plus en plus importante prise par le spectacle vivant (production et diffusion de concert), le SNEP reste très prudent.
La flambée des prix donne certes de bons chiffres mais peut être fatal à certaines structures. Enfin, malgré la bonne santé du secteur, il est toujours aussi difficile pour un artiste de tourner comme il est toujours aussi difficile de produire un album.

et vous, que pensez-vous de ces chiffres ?

lundi 10 novembre 2008

Michel de Souza : "monétiser l'anarchie"



Après Mercury, Warner, Barclay, et EMI, Michel de Souza a rejoint le site Hitmuse. Alors, que vient faire un ancien dirigeant de majors sur un site internet dédié aux artistes indépendants ?

Nous lui avons demandé le mois dernier. Rapide rencontre de Michel de Souza dans son nouveau métier.

Pensez -vous que les stars up musicales ont besoins de d’anciens de majors ?

mardi 4 novembre 2008

Un consensus de sourd

HADOPI






Quelques jours après le passage au Sénat, le projet de loi HADOPI fait encore les choux gras du web.
« le débat dans la sérénité » comme le titre le blog du SNEP du palais du Luxembourg cache en fait une guerre de tranché entre les pour et les contre de la loi. Un hommage aux poilus peut être ?

Si nos sénateurs n’ont pas fait de cette lecture un débat haut en couleur, le web à pris le relais. En effet, depuis vendredi, UFC que Choisir, déjà stigmatisé par les sociétés d’auteurs n’a pas hésité à en faire des tonnes entre le sarcastique et le populiste. La première vidéo Dédé ça va couper a l’improbable avantage de très bien expliquer la riposte graduée. Bien mieux que ses principaux défenseurs. C’est bête et méchant mais au moins ça marche.


Côté pro HADOPI, on a aussi sorti les gros moyens du web avec j’aime les artistes.fr. Un superbe site avec des vidéos d’officiels dont Christine Aubanel qui vente les mérites de la loi. De la communication qui se veut tout public comme le prouvent les magnifiques vidéos « hé craignos, la musique c’est pas gratos ». Sélectionné pour le prix du meilleur slogan 2008 ?

Le pire reste à venir. Dans l’onglet « offre de téléchargement légal », on se sent un peu abandonné. Ne pas proposer les offres de téléphonie me semble ridicule et d‘un autre temps. On parle bien de musique légale non ?
Les FAI occupent la première place alors que leurs offres de musique sont de plus en plus souvent associées à leur abonnement.
Virgin et Fnac sont classés comme « distributeur ». Mais que distribuent ces sites de téléchargement ? Pour l’anecdote, Fnac Live ! renvois vers un site communautaire de vidéo et non vers le le Fnacmusic qui permet de télécharger.

Sans justification, le site propose des liens vers les majors. Sont-elles les seuls producteurs du marché ? Pourquoi ne pas mettre le site Deutsche Grammophon ou bien Tôt ou Tard qui vendent aussi en ligne ? La supercherie est d’autant plus grande que seul Universal vend sa musique en direct sur son site. EMI et Warner (nouveau site en perspective) ne le font pas. Sony BMG renvois vers les sites de téléchargement.

Enfin, les sites de musique, streaming abonnement et téléchargement se retrouvent à la fin dans la très glorieuse rubrique Autres avec de nombreux absents.
Comme l’a finement vu Numerama et Electron libre, il manquait le leader du marché en ligne dans l’offre légale, iTunes !
Ouf, le mal est réparé. Il ne manque plus que les numéro 2 et (bientôt) 3 du marché à savoir Emusic et amazon mp3. Il manque aussi 7 digital, Music4help et les sites spécialisés. Rien ne justifie en effet l’absence des sites comme musiclassics ou jazz en ligne ou Beatport et DJ Download pour l’électro. Si les deux derniers ne sont pas des sites français, les deux premiers sont bel et bien des créations nationales.

Entre UFC Que Choisir et j’aime les artistes, décidément, cette loi, proposer comme un accord entre les aillant droits, les internautes et les Fournisseurs d’accès, dérive lentement en guerre entre les « pour » et les « contre » loi HADOPI.
Inutile de se voiler la face. La loi HADOPI est loin d’être parfaite mais ne rien faire est tout autant imparfait.
Et vous, que pensez-vous de cette guerre de communication ?

mercredi 29 octobre 2008

Où est la carotte ?

MUSIQUE EN LIGNE

Dessin d'Aurel pour Qobuz


Aujourd’hui le projet de loi Internet et création (aka HADOPI) passe en première lecture au Sénat. Le gouvernement veut aller vite. Il n’y aura pas de seconde lecture. Vitesse ou précipitation ?

Ce projet de loi mieux connu aussi sous le nom de riposte graduée est censé apporter une solution répressive et informative (la répression graduée au téléchargement illégal sur réseaux P2P) pour permettre le développement d’offres légales.
En contrepartie, les offres légales seront valorisées, améliorées…Le principe du bâton contre la carotte.
La semaine dernière aux Arènes Européennes de l’indépendance, Pascal Rognard, directeur Général de la SACD et Denis Olivennes avaient reconnu la « carence en carotte face au bâton » qui sera « remédié par les sénateurs avec les propositions d’amendements ».
A la lecture des amendements proposés par les sénateurs, peu, très peu de propositions encouragent et favorisent le développement des offres légales. Ce projet de loi est donc bancal de facto. Une situation qui risque fort d’être préjudiciable pour le succès de cette loi.

En cas d’utopique seconde lecture, quel amendement ou proposition feriez-vous à votre sénateur ?

mardi 28 octobre 2008

coup de coeur blog musique

BLOGOSPHERE




Un rapide zoom sur deux artistes forts sympathiques qui ont rejoint mes flux RSS.
Galanterie oblige, on commence par la jeune et pétillante fille du Rock. Un blog noir (rock) et rose (fille) frais et sympathique, traitant de tout et même du marché du disque. Une blogueuse qui manie aussi bien le clavier de l'ordi que l'instrument. Elle est un peu geek ce qui rend le blog d'autant plus agréable.

Le second, Bidibule, est un (jeune) chanteur français dont le nom circule de plus en plus sur le web. en effet, ce petit malin a fait une réponse vidéo à Alain Souchon et son titre gratuit. Mister Souchon n'a toujours pas répondu à Bidibule mais d'autres site on repris l'info. Borey vous explique ça très bien sur son blog.
Bidibule est l'un de mes commentateurs favori de mon blog. Ça fait un petit mois que je souhaite vous présenter celui qui noircit mes commentaires et remplit ma boite mail de messages et de pertinentes remarques.
Ce que j'aime particulièrement avec ces deux artistes, c'est qu'ils ont su donner un visage numérique à leurs univers. Sincères, honnêtes et attrayants, ces deux blogs sont des invitations à découvrir et à adhérer à leur tribu.
La fille du Rock et Bidibule inaugure ma sélection des amis du web, les coup de cœur des blog musique !

vendredi 24 octobre 2008

Le père Noël (peut-être) avant l’heure

Les arènes Européennes de l’Indépendance se sont terminé vendredi en musique avec une série de concert mais aussi avec un grand espor.

C’est très officiellement que l’IMPALA et les intervenants ont proposer les 10 points de Déclaration des Arènes Européennes de l’Indépendance ci-dessous :

Il est nécessaire et urgent :

1 De mettre en place un statut spécifique des PME culturelles indépendantes, validé au plan européen. Il importe de créer un environnement favorable à la création et au développement des PME culturelles. Ces dernières doivent faire l’objet de mesures de soutien particulières, voire bénéficier de mesures de discrimination positive. Les dispositions existantes, telles que le prix unique du livre doivent être préservées dans l’environnement numérique.

2 De reconnaître le rôle indispensable des indépendants en tant que découvreurs de nouveaux talents et de précurseurs dans l’émergence de nouvelles esthétiques. Dans le secteur musical, les indépendants publient 80% des nouveautés, organisent 60% des concerts et représentent 50% des emplois. Dans le secteur du cinéma, les indépendants distribuent 85% des films européens sélectionnés en compétition officielle à Cannes.

3 De garantir un haut niveau de protection des droits des auteurs, des artistes et des producteurs et éditeurs.

4 Réguler l’environnement numérique en instituant des mécanismes fondés sur la coopération de tous les acteurs notamment le secteur de la télécommunication et les ayant droits. A ce titre, de voter et de mettre en œuvre la loi « Création et Internet » qui garantit l’équilibre des droits et des libertés de chacun, le droit de propriété des créateurs et la protection de la vie privée des internautes, afin de créer les conditions d’un réel développement des contenus en ligne, dans l’intérêt des créateurs et des consommateurs.

5 D’assurer aux productions indépendantes, en particulier par des accords interprofessionnels, une exposition suffisante et durable dans les médias, les magasins, les salles de cinéma et tout autant dans les nouveaux médias numériques.

6 De proposer de nouvelles règles ou pratiques en matière de droit de la concurrence et des concentrations en définissant notamment les mesures d’accompagnement des fusions et des phénomènes de concentration verticale et horizontale.

7 De mettre en place des outils financiers et des mesures fiscales et sociales au niveau européen et national. Dans le contexte économique et financier actuel, une attention particulière doit être portée au maintien de la capacité d’accès au crédit des PME et TPE culturelles, notamment par un renforcement d’institutions telles que l’IFCIC ou Cultuur Invest. Il est nécessaire de faciliter le dialogue et la communication entre les financiers et les entreprises culturelles.

8 De promouvoir l’offre légale des œuvres, à travers notamment une TVA à taux réduits sur les produits culturels aussi bien sur le marché physique qu’en ligne.

9 D’investir 1.5 milliards d’euros par an du budget européen (correspondant à la contribution du secteur au PIB européen) dans les industries culturelles avec une priorité pour les PME et les TPE.

10 D’établir un système de discrimination positive pour les indépendants au niveau notamment de l’achat d’espaces publicitaires et de l’accès aux nouveaux médias.

TVA réduite, miracle ou illusion ?

Aucun pays de l’union Européenne ne peut changer son taux de TVA sans l’accord de TOUS les pays membres. La TVA en Europe est reporté dans la 6ème directive. L’annexe H définit les taux réduit.Dans ces taux se trouve les droits d’auteurs. Selon l’IMPALA, les oeuvres culturelles, nées du Droit d’auteur, qu’elles soient sur support physique ou numérique, peuvent bénéficier de cette baisse de TVA car elles sont dans l’exception.
Une TVA réduite sur le disque, voilà une bien bonne nouvelle si jamais la production musicale peut réeelement s’intégrer dans cet espace.

Le ministère de la Culture s’est engagé à défendre ces 10 points devant Bruxelles. Et vous, que pensez-vous de ces propositions ?

jeudi 23 octobre 2008

Arènes européennes de l’indépendance, ce que vous-avez raté

arenes europeennes de l'independance

Les arènes européennes de l’indépendance se déroule en France le 23 et 24 octobre, présidence de l’union Européenne oblige.
Beaucoup de chose dans cette première journée à commencé par une grande fierté de l’indépendance. L’évolution des PME culturelle ne se fera que si les avancées sont européennes. Dans une assemblé composé de professionnel du livre, de musique et du cinéma, les débats ont surtout tourné autour du disque, le champion de la crise, et du cinéma, en cours de numérisation. Le livre n’était pas en reste avec la défense du prix unique du livre.

C’est quoi un indépendant ?

Une entreprise est « indépendante » si le capitale est dans les mains de celui qui développe nous explique Antoine Gaillimard, (gros) indé dans le livre.

Qui dit indépendant dit attente des indépendants. Plusieurs thèmes ont été abordé comme l’harmonisation de la TVA entre physique et numérique et ente les produits culturelles, adaptation du prix unique à la musique au téléchargement et à la VOD, mise en place de régulation du marché pour promouvoir la diversité des indépendants.
Les PME en questions (Gaillimard, Actes Sud, Naïve, PIAS) ne sont pas les plus modestes acteurs des indépendants et pas forcément les plus représentatifs des 96% de TPE (très petite entreprise) qui composent le secteur culturel.
Autre problème, comment agir dans un cadre légal et jusqu’où tenir compte du marché ? Si les biens culturels ne sont pas des marchandises comme les autres, comment les définir et comment les traités. Vaste débat donc.
Je retiendrais la remarque d’Alain Rocca, producteur, qui dans la substance disait que les entreprises culturelles ne cherchaient pas de subvention, elles ne sont pas des entreprises dépendantes des pouvoirs publics comme on peut le penser mais que ces entreprises ont besoin du politique pour influencer, quand c’est possible, sur les nouveaux acteurs. En d’autres termes, lors des négociations des licences 3G, l’Etat n’a demandé aucune contrepartie vis-à-vis du contenu aux prétendants à ces licences. C’est une erreur à ne pas commettre pour les négociations pour le passage à la fibre optique.
Une bien belle idée qui pourrait donner naissance à des systèmes de financement de contenu inspiré des aides au cinéma par les chaînes de tv.

Enfin, et c’était un peu le clou du spectacle, monsieur Olivenne a dirigé une conférence sur « le numérique menace-t-il les droits d’auteur et la propriété intellectuelles ? » grrrrrr
Un tour de table pour savoir ce qui fait peur dans le numérique et une autre, plus courte, pour connaître les avantages du web. Suivi d’un long débat sur la loi création et Internet. Thèse anti-thèse synthèse.
Cette conférence n’a pas échappé au rôle néfaste du net, à ces méchants pirates, aux pillages etc. Mais aussi, cette conférence a rappelé que la loi HADOPI n‘était pas une guerre entre deux parties (méchant pirate gentil producteur) mais un jeu entre trois acteurs, l’internaute, le FAI et les auteurs. Pas parfait mais du consensus.
Interopérabilité dans le cinéma , livre et la musique, importance d’informer le public sur le rôle des producteurs et la place de l’artiste dans une production et chronologie des médias, voilà les différents thèmes abordés dans cette fin de journée.
Il a été question de diversité culturelle grâce au indépendant mais très peu question de diversité d’offres numériques.

Ce qui m’a choqué c’est à la fois le peu d’acteur du web présent aux tables rondes et surtout les fantasmes et la méconnaissance du net. Pour beaucoup d’indépendants, le net est quelque chose qui fait peur dans lequel on cherche à recréer le marché existant.
L’enjeu n’est plus d’être disponible mais visible. Pour cela, il faut de nouveaux outils, de nouveaux acteurs, de nouvelles pratiques.
Bruno Patino (France Culture) a très bien résumé la situation en parlant de grand paradoxe. D’un côté l’offre de plus en plus large qui pousse à une économie basée sur la licence globale alors que le marché numérique a, en termes d’audience et de vente, une très grosse concentration sur des hits. A suivre…

En Conclusion

Le monde des indépendant est fier de sa diversité et c’est une bonne chose. Par contre, elle manque cruellement de perspectives communes, de poids et d’organisation. Cette première journée montre bien que les problèmes ( globalisation de l’offre, difficulté à distribuer, réseau de vente en ralentissement) sont les mêmes dans les industries culturelles avec des solutions différentes. Merlin et IMPALA cherchent à fédérer, et regrouper à donner du poids aux indépendant pour bénéficier des mêmes conditions que les majors. Dans la limite des intérêts commerciaux du tout à chacun.
Le rôle de l’Etat et de l’Europe est limité mais ils n’est pas nul. Enfin, la réussite d’une TPE et d’une PME culturelle dans son passage à la numérisation passe par la créativité et sa capacité d’adaptation, un effort que chacun doit réaliser. En musique c’est fait, mais en cinéma et littérature, il y a encore du boulot.

mercredi 22 octobre 2008

Les arènes Européennes de l'indépendance

Arènes européennes de l'indépendance

2 jours pour comprendre les enjeux et les défis des indépendants pour la diversité culturelle, voilà l’ambitieux programme organisé par IMPALA, le ministère de la culture et l’Union Européenne.
Les débats auront lieux les 23 et 24 octobre au museum d’histoire naturelle à Paris. Plus d’info ici.

Un bilan de ces rencontres sera disponible sur viva musica et les catalyseurs numériques.

LE PROGRAMME
Jeudi 23 octobre 2008

• 10h00 - 10h30 Inauguration officielle
• 10h30 – 12h00 Table ronde
Etre indépendant : un combat d’actualité ?
• 14h00 - 16h30 Atelier 1
En quoi les PME favorisent-elles la diversité culturelle ?
• 17h00 - 19h30 Atelier 2
Les indépendants à l’heure du numérique et des nouvelles technologies : le numérique menace-t-il les droits d’auteur et la propriété intellectuelle ?

Vendredi 24 octobre 2008
• 10h00 - 12h30 Atelier 3
La discrimination positive : une solution pour protéger les indépendants ? A la recherche d’un statut pour les PME culturelles
• 14h30 - 16h00 Clôture
Déclaration des Arènes européennes de l’indépendance

mardi 21 octobre 2008

France Numérique 2012, pour tous les goûts

France numérique 2012

Le plan de développement de l’éconoie numérique d’Eric Besson est tombé. A la lecture des 81 pages du rapport, on voit bien que la commission à jouer le jeu. Une inconnue demeure, le prix de la mise en place de ces 154 « Actions ».

Ce qui faut retenir

Un programme de lutte contre la fracture numérique :
Un développement du web dans l’éducation (du primaire à l’université)
Une France Haut débit pour tous le monde mais aussi la TNT, la radio numérique…..

Un développement du numérique dans l’économie :
Développement de la vente en ligne
Aide aux entreprise
Plus d’état en ligne

Le jeu vidéo prend (enfin) ses lettres de noblesses. Une reconnaissance de ce secteurs avec une palette de proposition pour ce secteurs très lucratif et en croissance.

La sécurité n’est pas en reste avec une grosse partie sur les actions et les objectifs de protection des cybercitoyens et du réseau avec, par exemple, la lutte contre les pourriels (c’est le mot français pour spam) mais aussi plus des mission d’information et de communication de la Cnil. Un vaste programme.

Enfin, « la responsabilisation des hébergeurs » va-t-elle aboutir à une loi ? dans quel cadre le dispositif de l’action 43 sera mis en œuvre. Voilà un point à suivre avec énormément d’attention.
Action n°43 : Donner aux prestataires de services de l’Internet un cadre sûr, pérenne et propice au développement de l’écosystème des services en ligne. Responsabiliser les prestataires de services d’hébergement et donner un cadre aux concertations entre ayants droit et acteurs des plate-formes de partage.

Ce qu’il faut retenir pour la musique
Le contenu est le grand oublié de ce rapport. Seul 8 actions qui s’oriente autour de ….la protection du droit d’auteur et des mesures de protection, filtrage et DRM.

Côté protection :
Action n°31 : Organiser un banc d’essai des technologies de marquage de contenus, en vue d’en faire mieux connaître les performances auprès de l’ensemble des acteurs et d’en promouvoir ainsi l’usage.
Action n°32 :
Créer un observatoire public des technologies de marquage de contenus.
Action n°33 :
Constituer un groupe de travail, sous l’égide de l’autorité de régulation des mesures techniques (ARMT), dans le but de proposer un mode opératoire propre à la détection de contenus sous droit sur les sites d’hébergement en vue de leur protection et de leur valorisation.
Action n°34 :
Créer un répertoire national des oeuvres protégées, ouvert à toutes les technologies de protection des oeuvres, permettant à tout ayant droit de déclarer ses contenus sous droits et à toute plate-forme de connaître les oeuvres protégées.


Lois HADOPI :
Action n°35 : Veiller au raccourcissement des délais de mise à disposition des contenus audiovisuels et généraliser la distribution numérique de musique sans dispositifs de protection bloquants conformément aux accords signés à l’Élysée le 23 novembre 2007.

Généralisation du Droit d’auteur sans nommer une seule fois les creative commons qui sont née du net pour des œuvres numériques :
Action n°36 : Favoriser la rédaction et promouvoir une charte d’engagement des acteurs du web 2.0 à respecter le droit d’auteur et à mettre en oeuvre les principes techniques de protection des contenus, dans le prolongement des accords de l’Élysée et en lien avec les travaux du Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique (CSPLA).

Validation des contrats d’exclusivité Opérateur/contenu :
Action n°37 : Saisir le Conseil de la concurrence en vue de formuler, en s’appuyant sur l’expertise de l’ARCEP et du CSA, un avis sur les relations d’exclusivité entre activités de fournisseurs d’accès au réseau et de distribution de contenus et de services, portant notamment sur l’opportunité d’un cadre juridique spécifique. L’ARCEP et le CSA pourront, à cette occasion, mener leurs travaux de façon concertée.
Une action qui coïncide avec l’arrivée d’Orange dans le cinéma.

Interopérabilité :
Action n°38 : Contribuer activement à la définition de standards interopérables permettant la protection de contenus audiovisuels et cinématographiques.

La bonne vieille arlésienne de plate-forme publique mettant à disposition le patrimoine public est encore d’actualité en favorisant leurs diffusions (sans trop savoir comment, avec des creative commons peut être) avec l’action 39 et 41
Action n°39 : Favoriser le développement de nouveaux produits et services en créant un portail unique d’accès aux données publiques dont la conception sera pilotée par l’APIE.
Action n°41 : Favoriser la réutilisation des données publiques grâce à des licences type élaborée par l’APIE. L’APIE étudiera les moyens de ne pas faire obstacle à l’utilisation des données dites “orphelines”.

Enfin, la commission pour copie privé, appelé à disparaitre selon le premier ministre n’a qu’une simple réorganisation de son fonctionnement dans les Actions 46 à 51.

Le développement du web d’un point de vue administratif, commercial, technique et l’intégration (un peu plus) du web dans l’économie française ne peut être que positif.
La quasi absence d’« action » sur le contenu et cet angle d’attaque uniquement porté sur la protection des droits et nullement sur l’aide à la production, le référencement ou la compatibilité (une action interopérabilité pour 4 sur les mesures de protection) laisse l’impression que la loi HADOPI devrait résoudre tous ces problèmes.

Et vous, quelles actions auriez-vous souhaiter voir dans ce rapport pour les contenus ?