lundi 7 janvier 2008

La musique sans DRM, sortez (enfin) découvert

Comme les vêtements d’une stripteaseuse ou les feuilles en automne, les DRM tombent comme des mouches de part et d’autres de l’Atlantique. Chacun y va de son innovation. Napster les abandonnent petit à petit, L’Union Européenne demande une interopérabilité de ces DRM, la mission Olivennes réclame leurs disparitions et, une à une, chez Amazon ou un autre, les majors proposent leurs catalogues sans les fameux verrous.

À ma surprise générale, j’ai (déjà) pu trouver des titres de majors (toutes majors confondues) disponible sans DRM à et sans supplément de prix. Malheureusement, ce téléchargement n’est disponible que sur PC.
C’est SFR via Vodafone qui propose une offre couplée intéressante. Vous pouvez choisir, sans supplément de prix un MP3 libre et un WMA à DRM. En prime, pour 0,99€, vous avez une version pour votre ordinateur et une….pour votre téléphone (3G biensûr) !
Je fais l’essai dès que je mets la patte sur un PC connecté.


La bagarre des verrous

Du point de vue du consommateur, mettre des verrous, c’est pas très lisible (et plus plutôt crétins) il faut bien l’avouer.
Du point de vue de l’éditeur qui signe un contrat de distribution quelques 20 mois après les scandales de KazAa, Napster et autres P2P très en vogue, le DRM fait office de placebo. Facilement « craquable », les DRM ont eu la longue vie. C’est vrai que ce petit dispositif a permis à Microsoft de rester dans la danse avec son format wma.

On se retrouve donc avec un schéma classique d’interopérabilité entre deux systèmes, qui plus est, sont protégés par des DRM. Un double verrou en quelque sorte. Acheter un titre sur fnacmusic (avec DRM) en wma illisible sur iPod.



Les temps changent

Lentement mais sûrement, les éditeurs proposent leurs catalogues en MP3 sans DRM.
Une guerre de tranché se déroule entre Universal et le leader du marché et Apple(iTunes) pour la détention (ou pas) des phonogrammes sans DRM. Et puis, tout le monde lâche lentement un peu de leste. D’abord EMI, puis Universal et maintenant Sony et Warner.
Enfin, les offres limitées d'abonnement offrent de beaux jours aux systèmes de verrous. Dans ce cas, le marché est plus lisible, l'internaute achète un accès limité dans le temps, les DRM permettent la mise en place de cette limite.


Le minimum syndical

La musique perd ses verrous, les débits augmentent, nous sommes en plein progrès. Pourtant, les compressions des phonogrammes restent limitées. On est passé du 128Kb/s aux 192kb/s en mainstream à 320kb/pour le classique (sur virginmega et les sites de label). En attendant le FLAC (à suivre dans un prochain numéro) qui propose un son sans perte de qualité, le consommateur paye au prix fort une musique de moins bonne qualité que le CD.
Bon, c’est sûr, entre les fans à moitié sourd à force d’écouter de la musique sur leurs baladeurset les enceintes hightech très médiocres qu’équipent l’auditeur lambda, cet argument passe pour du conservatisme et du mauvais esprit.

Et pourtant...
J’ai eu (rarement) l’occasion d’écouter de la musique sur des équipements de grandes qualités et souvent bon marché (pour moins de 6 iPhone), et la différence est hallucinante. Alors, quel dommage que Deutsche Grammophon ne propose que du 320kb/s quand on sait l’importance de la qualité pour les auditeurs de classique et la réputation que possède ce label allemand en matière de qualité.

Le prochain combat s’annonce déjà pour la musique. La qualité.
La qualité du son (pour ceux qui l’apprécient) et la qualité de l’offre et du service de musique. De grands chantiers en perspectives !


Petit à petit

Voilà, il faut être patient avec Internet, c’est peut-être le paradoxe.
Alors que tout va très vite sur le net, la musique doit s’accommoder d’une transformation lente des systèmes actuels vers des modèles plus sûrs. Pus sûr et plus durable ? En voilà une bonne nouvelle !

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Le FLAC, Le FLAC, Le FLAC 'achement bien le FLAC !
le dernier album de Saul Williams produit par Trent Reznor de NIN était dispo en téléchargement à 5dollars si ma mémoire est bonne ET en FLAC ! du tout bon donc, si l'on passe sur la reprise de Sunday Bloody Sunday par le leader de Nine Inch Nails ;)

Trrrès bon concept, le FLac pourtant n'est pas lisible par bon nombre de lecteur MP3 et autre Archos, 'fin du moins me semble-t-il...
'fin voila pour le grain de sel.

Frédéric Neff a dit…

Oui c'est ça, il était ausi disponible gratuitement (et pour 5 dollars) en MP3 192Kb/s et à 5 dollars à 320kb/s. Seul 19% ont acheté le FLAC contre 70% pour le MP3 à 320kb/s ce qui est assez honorable pour ce format de très bonne qualité mais pas toujours lisible par les balladeurs !

Mathieu a dit…

Rien que ça, la qualité!?
Cool, on va pouvoir télécharger Lorie et le chanteur mort de la Starac sans DRM et avec un son de meilleure qualité.
Et bientôt, les oeuvres de meilleure qualité?
Ah, et puis j'y pense, notamment à propos des FLAC... Comment elle va bien Tatiana Samouilh?