mercredi 30 avril 2008

Innovation web selon MusiClassics

La musique en ligne vient de franchir une nouvelle étape avec MusiClassics.
Comme son nom l’indique, ce site est dédié à la musique classique. Ce projet est née d’un tandem original, Jean-Hugues Allard un anciens des majors (dont Philips, Sony Classical et Erato) et Samer Roueih, musiciens passionné mais avant tout spécialiste des NTIC.

Rencontre avec Jean-Hugues Allard :
Sont abordé dans cette interview le concept MusiClassics, la qualité sonore, le remodelage des pistes, e business model, l’écoute en ligne, le choix du DRM, les projets internationaux,
les premiers retours, la sélection musicale, la concurrence, les autres projets.

MusiClassics innovent sur plusieurs niveaux. De quoi alimenter en idées les autres plateformes généralistes.Voici les principales innovations de MusiClassics :

Le son :
les oeuvres originales ont été coupées pour en faire des pistes. Il n’est pas rare de voir une piste par mouvement. MusiClassics recompose les fichiers audio selon l’œuvre originale. Une authenticité et un confort d’écoute sans commune mesure.

L’édition :

Un gros travail éditorial accompagne chaque œuvre. Un système de guide par thèmes, époques et actualités permet aux profanes comme aux spécialistes, de trouver chaussure à son pied.
L’équipe éditoriale en dit long sur l’ambition du site. On retrouve les journalistes spécialisés Alain Cochard, Jean-Charles Hoffelé, Jean-Marie Piel (ancien directeur de Diapason) et l’incontournable Frédéric Lodéon, ( le Monsieur Classique du service public). Ce collège d’expert note les plus beaux enregistrements selon des critère artisques, produisent les bios et les informations dédiée à chaque oeuvre, édite les news et permettent un bon référencement des oeuvres.

La qualité :

Compressés en WMA à 320k/s, les morceaux sont écoutés et notés pour informer le mélomane de la qualité d’enregistrement de l’œuvre. Ce point de vue technique complète donc un point de vue artistique.

Le référencement :

Les œuvres sont classées par genre (récital, opéra, concerto…), par époque (classique, baroque…) par instruments (lyrique, orchestre, violon, piano…), par compositeurs et par interprètes et/ou chef.
Ce site est à mon sens le meilleur outil pour découvrir les différentes interprétations d’une même œuvre. Taper le titre de l’œuvre et toutes les versions apparaissent avec la mise en avant de l’interprète et de la date d’enregistrement. Idéal.


La tarification :

Pas de prix unique à la piste mais un coût à la durée, environ 6€ la demi-heure. Le tout est accompagné d’une offre découverte de 10 heures / 10 € en streaming en 320kb/s.
À noter l’existence de téléchargement gratuit pour (re)découvrir les grands classique et surtout l’écoute d’extrait lui aussi de bonne qualité qui dépasse la minutes 30, un plus pour le classique.

Voilà dont un site 100% classique qui répond aux attentes des internautes mélomanes. On peut regretter un catalogue « encore petit » dû à la durée de mise en ligne. En effet, chaque œuvre est écoutée, notée, informée et classée, une étape indispensable faite à la main.
Actuellement, seules les majors sont présentes ce qui laisse l’internautes avec les enregistrements des plus grands noms du classique. Les indépendants sont en cours de numérisation. Une bonne nouvelle.
À donner de l’info, on devient exigent et c’est le principal problème de ce site. Pour la première fois sur Internet, on a les informations principales d’une oeuvre et des outils performants pour les écouter, les comparer et les rechercher. Je regrette donc l’absence de livret pour les opéras. Ne pas connaître la distribution complète d’une œuvre lyrique devient un peu frustrant.
Enfin, on peut regretter le format wma avec DRM, obligatoire pour exploiter le catalogue des majors ais pénalisant pour les utilisateurs d’Apple.

La sortie de MusiClassics précède de peu l’arrivée du nouveau site de medici.tv. En cette année 2008, la musique classique est bel et bien au cœur d’Internet.

2 commentaires:

Sylvain a dit…

WMA avec DRM... pour moi ça suffit pour ne pas être client. Je pense qu'il faut du Wave (au moins 16bits) pour du classique, et ce n'est pas pour faire le puriste, un amateur de classique ne voudra pas de son compressé de base.

Frédéric Neff a dit…

C'est déjà une première étape de franchie dans la vente en ligne. Pour la première fois,un site s'adapte à l'offre classique. N'ayant signé qu'avec des majors, ils ont du opter pour le DRM. Ils possèdent les numérisations des albums pour pouvoir changer de format. Vivement que le FLAC deviennent standard pour ce genre de musique.