lundi 29 septembre 2008

Joachim Garraud et le CD on demand



Passé quasiment inaperçu, la sortie du dernier album de Joachim Garraud risque de rester dans les annales de l’histoire de la vente de musique.
Pour la première fois, l’internaute choisit lui-même la composition de son CD, du tracklisting à la pochette, du art-work à la couleur du CD.
Joachim Garraud nous explique d’où est venu le concept et comment techniquement, une usine de pressage peut faire des albums à la carte.

Un succès au rendez-vous

Un succès qui va se traduire par un nouveau coffret Ultimate 2 « encore plus gros » vendu en ligne et un coffret vendu en exclusivité à Virgin megastore. Voilà pour la présence en magasin. Joachim Garraud joue donc la carte de l’objet de luxe pour justifier le physique et…ça marche !
En plus des 500 coffrets Ultimate numérotés signés vendu 72 € pièces, le site a généré la création de 6164 albums en un peu plus de 2 mois (chiffre du 23 septembre) à un panier moyen de 29 euros HT !

Une révolution ?

La sortie du dernier album de Radiohead fonctionnait sur le don. Une réussite pour le groupe anglais que peu d’autres groupe ont pu transformer.
Le CD on demand en one to one semble présenter de nombreux avantages.
Revalorisation de l’objet, flux tendu et suppression des stocks, création d’une communauté de public venant directement acheter sur le site de l’artiste et un service évolutif, l’artiste peut ajouter des vidéos et titres à la disposition du public.

Comment transformer ce succès en modèle économique viable ?
Selon Joachim Garraud, la réussite de cette entreprise repose sur une forte communauté et un nombre de pistes conséquent. Pour Invasion, le site a commencé avec 70 titres !

Selon vous, effet de mirage ou vraie révolution dans la distribution. Joachim Garraud pense que ce modèle ne s’adapte qu’à un public connecté à Internet ? Est-ce vrai selon vous ?

4 commentaires:

Bidibule a dit…

Dans l’ère de l’auto-compil , l’initiative de Joachim Garraud est très intéressante. Attention cependant à ce que l’aspect technique de la vente et de la production des supports n’occultent pas une autre réalité : les coûts de productions des enregistrements. Je crois que le modèle de vente « invasion » est particulièrement adapté à l’éléctro , là où les coûts de réalisation des titres et la possible multiplication des remix et des versions permettent de donner de la matière aux « internautes compilateurs »….

Frédéric Neff a dit…

Vous avez raison Bidibule. La grosseur de catalogue est imortante., autant que la ciommuanauté de l'artiste dans ce modèle. Dans votre cas, (à en croire le lien vous êtes chnatuer du groupe éponyme) et quand vous enregistrez un titre, vous allez en studio et vous en faite toute uen série.
Est-ce que ce modèle implique une forme d'auto production ? Peut être. Le risque est de produire pour produire. De multiplier les version d'une chanson avec des remix pas forcement fameux et x fois une version live d'un titre.
Cela dit, la piste du live n'est pas si mauvaise avec ce système. Ajouter après chaque concert le bootleg du live permet au public de revivre et de conserver "son live" et acheter le titre où on cri et on entend son cri sur la piste ;-)

Philippe a dit…

Un bel exemple de stratégie digitale rentable : pas de stock, pas de lourd DRM à payer avant la sortie d'un disque, quasiment pas de marketing, des marges très importantes et un succès financier.
Mais surtout, cela place la satisfaction du consommateur au premier plan, et c'est la meilleure des choses.

Philippe DUPUIS aka WEBENTERTAINER
http://www.webentertainer.fr

Mike a dit…

Pour des informations plus récentes concernant l'évolution de la plateforme CD On Demand je vous invite à consulter l'article suivant:

http://www.deja-vue.net/blog/2010/02/19/cd-on-demand-on-demand-business-ria-made-in-palmer/

Cordialement,
Mike