jeudi 17 janvier 2008

Tasmin Little, les plus qu'on attendait pas.



Avec 24 heures de retard, la violoniste Tasmin Little met en ligne son album Naked violin.
Entre mon passage à Radio Classique lundi matin et la disponibilité de Naked Violin en ligne, quelques (bonnes) surprises sont apparues.
On s'attendait à un simple téléchargement dans le but de faire la promotion du dernier album. A notre grande surprise, Tasmin Little a pris cette opération très au sérieux en répondant aux attentes des internautes et en proposant plus qu'un simple téléchargement.

Malgré une interface peu attrayante et des fichiers aux noms bizarre, ( le Meunet I et II devient 320_bach1_4.MP3), un téléchargement par "bouton droit" peu pratique, cette opération regorge de bonnes surprises.
Choix des formats et des compressions, téléhargement à la piste ou pas, l'internaute a plus de choix que sur n'importe quels autres sites de téléchargement.
Surtout Tasmin Little nous offre un commentaire audio qui explique ses choix et la musique. Un bonus en anglais de grande valeur qui montre bien la volonté de l'artiste de promouvoir la musique classique.

Mission belle et bien accomplie pour l'artiste qui fait une très belle promotion pour son album, offre aux internautes un son de qualité et l'accompagne, le guide pour une meilleure compréhension.

mardi 8 janvier 2008

La promo façon Radiohead



J'avais pensé que mettre à disposition son album gratuitement sur Internet n'était valable que pour les artistes d'envergure internationale, connus de tous. Et ben non !

La violoniste anglaise Tasmin Little met en ligne gratuitement son album dès le 14 janvier. L'objectif : se faire connaître et surtout toucher un nouveau public. Le titre, "nacked violin", est prometteur. Il comprend la Partita No. 3 de Bach en mi major, la Sonate No. 3 d'Eugène Ysaÿe et Luslawice Variations de Paul Patterson. Une initative coup de poing, valable qu'une fois mais tout simplement astucieuse.


Une belle Utopie ?
"La musique classique, pour une raison ou une autre, est réputée pour aller de pair avec un certain niveau d'éducation, une certaine couleur de peau ou un certain lieu de résidence et j'en ai un peu marre de tout ça", explique l'artiste sur son site et dans la presse. "J'ai voulu lever le plus de barrières possible et voir si ça fait une différence ".

La gratuité est-elle un médiateur culturel ? Est-ce le prix qui rend inaccessible la musique ? La question se pose toujours au minitère de la culture avec l'impact de la gratuité des musées sur le public.
En tout cas, le fait de mettre à disposition son album ne peut être que positif pour l'artiste. Etant la pionnière du classqiue (sur le net), elle s'assure une belle promotion à moindre coût. Espérons que l'impact de cette "promo web" sera mesurée.

Dernier point intéressant à connaitre, comment cette opération est-elle financée ?

Et vous ? Allez-vous télécharger son album ?

lundi 7 janvier 2008

La musique sans DRM, sortez (enfin) découvert

Comme les vêtements d’une stripteaseuse ou les feuilles en automne, les DRM tombent comme des mouches de part et d’autres de l’Atlantique. Chacun y va de son innovation. Napster les abandonnent petit à petit, L’Union Européenne demande une interopérabilité de ces DRM, la mission Olivennes réclame leurs disparitions et, une à une, chez Amazon ou un autre, les majors proposent leurs catalogues sans les fameux verrous.

À ma surprise générale, j’ai (déjà) pu trouver des titres de majors (toutes majors confondues) disponible sans DRM à et sans supplément de prix. Malheureusement, ce téléchargement n’est disponible que sur PC.
C’est SFR via Vodafone qui propose une offre couplée intéressante. Vous pouvez choisir, sans supplément de prix un MP3 libre et un WMA à DRM. En prime, pour 0,99€, vous avez une version pour votre ordinateur et une….pour votre téléphone (3G biensûr) !
Je fais l’essai dès que je mets la patte sur un PC connecté.


La bagarre des verrous

Du point de vue du consommateur, mettre des verrous, c’est pas très lisible (et plus plutôt crétins) il faut bien l’avouer.
Du point de vue de l’éditeur qui signe un contrat de distribution quelques 20 mois après les scandales de KazAa, Napster et autres P2P très en vogue, le DRM fait office de placebo. Facilement « craquable », les DRM ont eu la longue vie. C’est vrai que ce petit dispositif a permis à Microsoft de rester dans la danse avec son format wma.

On se retrouve donc avec un schéma classique d’interopérabilité entre deux systèmes, qui plus est, sont protégés par des DRM. Un double verrou en quelque sorte. Acheter un titre sur fnacmusic (avec DRM) en wma illisible sur iPod.



Les temps changent

Lentement mais sûrement, les éditeurs proposent leurs catalogues en MP3 sans DRM.
Une guerre de tranché se déroule entre Universal et le leader du marché et Apple(iTunes) pour la détention (ou pas) des phonogrammes sans DRM. Et puis, tout le monde lâche lentement un peu de leste. D’abord EMI, puis Universal et maintenant Sony et Warner.
Enfin, les offres limitées d'abonnement offrent de beaux jours aux systèmes de verrous. Dans ce cas, le marché est plus lisible, l'internaute achète un accès limité dans le temps, les DRM permettent la mise en place de cette limite.


Le minimum syndical

La musique perd ses verrous, les débits augmentent, nous sommes en plein progrès. Pourtant, les compressions des phonogrammes restent limitées. On est passé du 128Kb/s aux 192kb/s en mainstream à 320kb/pour le classique (sur virginmega et les sites de label). En attendant le FLAC (à suivre dans un prochain numéro) qui propose un son sans perte de qualité, le consommateur paye au prix fort une musique de moins bonne qualité que le CD.
Bon, c’est sûr, entre les fans à moitié sourd à force d’écouter de la musique sur leurs baladeurset les enceintes hightech très médiocres qu’équipent l’auditeur lambda, cet argument passe pour du conservatisme et du mauvais esprit.

Et pourtant...
J’ai eu (rarement) l’occasion d’écouter de la musique sur des équipements de grandes qualités et souvent bon marché (pour moins de 6 iPhone), et la différence est hallucinante. Alors, quel dommage que Deutsche Grammophon ne propose que du 320kb/s quand on sait l’importance de la qualité pour les auditeurs de classique et la réputation que possède ce label allemand en matière de qualité.

Le prochain combat s’annonce déjà pour la musique. La qualité.
La qualité du son (pour ceux qui l’apprécient) et la qualité de l’offre et du service de musique. De grands chantiers en perspectives !


Petit à petit

Voilà, il faut être patient avec Internet, c’est peut-être le paradoxe.
Alors que tout va très vite sur le net, la musique doit s’accommoder d’une transformation lente des systèmes actuels vers des modèles plus sûrs. Pus sûr et plus durable ? En voilà une bonne nouvelle !

jeudi 3 janvier 2008

Cadeau Punk

Je vous fais part d'un très beau récapitulatif de la musique Punk Française à travers ses plus belles reprises. Un travail de choix et de qualité du blog de Louise Miches que je vous recommande. Zeu Discomobile, Unfinished Tupperware, Les Cadavres, Killers, Les garçons boucher...Que du bonheur et une avalanche de lien sur radioblog pour le simple plaisir des oreilles !

Une année très punk et alternative donc 2008 qui commence sur les chapeaux de roues. Et pour prolonger le plaisir, je vous invite sur le site de France Culture qui consacre son émission "la fabrique de l'histoire" pendant une semaine aux "années Actuel" et la fabuleuse aventure de Jean-François Bizot, d'Actuel à Nova. A écouter en Podcast.
No future et bonne année !

mercredi 2 janvier 2008

L'info de l'année : le web 2.OO8

L'année 2007 vient de nous quitter. La famille n'a pas souhaité donner de commentaires. C'est comme prévu l'année 2008 qui prend le relais. Les obsèques de l'année 2007 ont eu lieu mardi 1 janvier 2007 dans la plus stricte intimité.

Devant une foule nombreuse, l'année 2008 a annoncé qu'elle continuerait "le travail réalisé par 2007" et ajouterait une pointe de nouveauté avec des élections présidentielles aux USA et des JO en Chine le tout "avec une grande présence d'Internet dans ces domaines".

Questionnée par Viva Musica, l'année 2008 s'est montrée enthousiaste pour le secteur musical
"la mutation du secteur de le musique ne s'arrêtera pas en 2008 et de nombreuses nouveautés sont à attendre en musique, en web et en téléphonie".

Nous n'en saurons pas plus car l'année 2008 avait déjà beaucoup à faire avec le Kenya et le Pakistan.

Pour ma part, je vous souhaite beaucoup de musique pour cette année qui finit par huit. Des JO aux présidentielles, du Pakistan à la Belgique, de la coupe d'Europe de foot aux municipales, de Facebook au Google phone, on n'a pas fini d'en voir des choses en cette année 2008 !