vendredi 25 juillet 2008

ZAPLOOP paie les fans

Le site Zaploop nous propose un concept pas nouveau mais toujours aussi séduisant.
Les sites de ventes accordent (encore trop) peu de visibilité à la recommandation.
Zaploop propose de combler ce vide en intégrant l’internaute « promoteur » dans le business.

Zaploop homepage

C’est très simple. Les artistes mettent en ligne leurs musiques comme dans n’importe quel site.
Côté internaute, l’auditeur s’inscrit et réalise les playlists de ses groupes favoris.Elles sont exportables avec un code embed comme une vidéo youtube ou une playlist Deezer à cette différence près. Pour chaque chanson achetée via ce site, l’auditeur créateur de playlist touche 25% du prix du morceau.
Il y a eu dans le passée des tentatives similaires reposant exclusivement sur des artistes autoproduits. L’échec fut sans appel.
Zaploop semble avoir compris les erreurs du passée et propose donc un catalogue piochant à la fois chez les indés et les autoproduits que dans les majors (la première à signer étant Warner, d’autres sont annoncées).

zaploop concept

Ce concept séduisant propose, de façon originale, de (re)donner de la valeur à la musique. en transformant les internautes en petits représentant musicaux. En participant à la rémunération, l’internaute verra bien que la vente au ligne ne suffit pas pour vivre de la musique. En effet, à 0,99€ le titre, il faut donc 120 titres pour rembourser son abonnement Internet à 30 €.

Toutefois, cette participation des internautes peut révéler de vrai leader d’opinion et paraît au combien compatible avec quelques genres musicaux comme la Dance, l’Electro ou le Hip Pop où la recommandation est très importante.

Enfin, l’implication de l’internaute dans l’achat va-t-il ouvrir la vente en ligne à plus de concurrence et réduire la position dominante d’iTunes ? On n’en est pas encore là.

Avec un système de recherche pas toujours très évident, une interface graphique assez séduisante, Zaploop souhaite inventer une alternative à la vente en ligne classique. A suivre donc !

samedi 19 juillet 2008

Massilia touché au coeur

Photo Patrick Gherdoussi - La Provence

Le chanteur de Massilia Sound System et du Oïastar, Lux B est décédé vendredi 18 juillet
"Comme un cruel coup de froid en plein été. Le méchant Mistral qui soufflait sur Marseille hier a emporté, dans ses rafales glaciales, l'âme de Lux B.Pilier du Massilia Sound System depuis 1992, le Marseillais (il était né en 1961 à Taellag en Algérie de parents pieds-noirs) s'est éteint hier matin."
La Provence du 19 juillet
Massilia Sound System et tous ses amoureux viennent de perdre gros.

Adieu collègue et .
..Chourmo !

mardi 15 juillet 2008

iPhone 1 - Musique 0

Depuis une petite semaine, on peut maintenant télécharger des «Apps» (pour applications) pour son iPhone favori et, à ma grande surprise, de nouveaux magasins sont apparus dans iTunes Store.
Enfin, les pays d’Europe de l’Est, la Russie, l’Amérique Latine, Israël, la Turquie et les très riches Arabie Saoudite et Émirats Arabes auront-ils leurs stores de musique ?
Et ben non. Ces nouveaux stores sont exclusivement dédiés aux Apps de l’iPhone.
Pour nos amis d’Europe de l’Est, il reste Emusic et le « très neutre » en langue anglaise iTunes PAN EUROPE.

L’iPhone devance donc la musique. Les iTunes Store s’ouvrent un peu partout où l’on trouve des Apple Store et donc des iPhones.
Joli paradoxe d’utiliser un site de musique pour vendre du service mobile.
On peut espérer que ces nouveaux iTunes dédiés aux Apps de l’iPhone auront bientôt de la musique. En attendant, les (riches) titulaires de ces joujoux technologiques dans ces pays émergents et/ou en pleine croissance devront-ils … utiliser Emule pour avoir de la musique ?

vendredi 11 juillet 2008

8 - 11 : opération suicide ?




Vendredi 11 juillet, Madame Bruni-Sarkozy sort son dernier Opus, « comme si de rien était ».
Voilà une date bien surprenante. Sortir un album en juillet…Un suicide commercial ?

Danger, sortie le 11 Juillet ?

Voilà une date peu banale (surtout en France) pour un album. Et pour cause, l’été est connu pour être la période creuse de l’industrie musicale.

Pour un distributeur, il existe que deux périodes de repos dans l’année. Une semaine entre Noël et Jour de l’an, consacrée le plus souvent au stock et le bon repos bien mérité à partir de juin jusqu’à fin juillet début Août (après, on prépare les dernières nouveautés de la rentrée et Noël.)

Côté magasin, l’été c’est aussi la période creuse. Les vendeurs sont en vacances, on en profite pour vider les stocks et faire des retours. Côté clients, on préfère les plages aux linéaires sauf en cas de mauvaise météo. Seules les enseignes en zone touristiques ou associées à de grands festivals profitent d’une augmentation de fréquentation et de vente.

Côté scène, tous aux festivals. Programmateurs et tourneurs sont sur les routes. Les salles de concerts tirent le rideau de fer ou organisent des sessions pleins airs.

Côté médias, pour les magazines spécialisés et la presse généralistes, l’été est synonyme de festival et de vacances. Les lecteurs et/ou internautes délaissent leurs loisirs annuels pour les loisirs estivales. Sur Internet, même les blogs lèvent le pied.

Une fois tout ce beaux monde de retour de vacances, on s’attarde plus aisément sur ce qui va sortir plutôt que sur ce que j’ai raté pendant mes vacances.
Qu’on se le dise, la période estivale n’est pas une période de ventes ni de sortie d’album. Une sortie en Juillet, c’est un peu comme une sortie mi-décembre, c’est du suicide commercial.


Coup de poker ou fin d’une époque ?

Avec son nouveau mari, Carla Bruni jouie d’une visibilité sans précédent. Elle peut sortir son disque à n’importe quel moment. C’est donc ce qu’elle fait. Elle devient le feuilleton de l’été si le public est au rendez-vous ou s’oublie avec les derniers rayons du soleil de Août en cas déroute. Et surtout, aucune concurrence. Période creuse pour les médias, elle peut combler aisément les JT creux et les conversations des apéritifs.
Alors que dans les autres pays la trêves d’été n’existe pas (ou n’est pas aussi appuyée) la sortie impensable en Juillet de « comme si de rien n’était » marque-t-il le début d’une évolution de la distribution ?
Associer à un festival ou un grand concert, la sortie d’un album pourrait quitter les impératifs des magasins pour prendre ceux de la promo comme l’a très bien fait Joachim Garraud. Avec une toile accessible de n’importe où et à n’importe quel moment, les réussites, même numériques, tiennent grâce à une présence conjointe sur Internet et sur les médias traditionnels. Apporter de l’eau aux moulins des médias en manque de sujet peut être une aubaine pour s’offrir une plus grande visibilité qu’en période de rush comme à la rentrée.
Pour que le cap soit franchi, il faut que les revenus principaux du producteur et de l‘artiste ne proviennent pas majoritairement des ventes d’albums mais des concerts par exemple.
Les prochains étés seront peut-être plus musicaux ! A vous de juger…

mercredi 9 juillet 2008

L'enfer des Métadonnées, épisode 5 : une traduction nommée désir

Qu'il est dur d'être un site international et donc d'être disponible en plusieurs langues...
Alors un petit jeu offert par iTunes, quel est le le genre musical de ces disques ?

Si vous préféré, quel est le point commun entre Bézu, Obadiah Parker, Bob Dylan, The Coors mais aussi Anne Sylvestre, Soko, Tri Yann et (!) Le Rallye Cor de Montmélian !