lundi 29 septembre 2008

Joachim Garraud et le CD on demand



Passé quasiment inaperçu, la sortie du dernier album de Joachim Garraud risque de rester dans les annales de l’histoire de la vente de musique.
Pour la première fois, l’internaute choisit lui-même la composition de son CD, du tracklisting à la pochette, du art-work à la couleur du CD.
Joachim Garraud nous explique d’où est venu le concept et comment techniquement, une usine de pressage peut faire des albums à la carte.

Un succès au rendez-vous

Un succès qui va se traduire par un nouveau coffret Ultimate 2 « encore plus gros » vendu en ligne et un coffret vendu en exclusivité à Virgin megastore. Voilà pour la présence en magasin. Joachim Garraud joue donc la carte de l’objet de luxe pour justifier le physique et…ça marche !
En plus des 500 coffrets Ultimate numérotés signés vendu 72 € pièces, le site a généré la création de 6164 albums en un peu plus de 2 mois (chiffre du 23 septembre) à un panier moyen de 29 euros HT !

Une révolution ?

La sortie du dernier album de Radiohead fonctionnait sur le don. Une réussite pour le groupe anglais que peu d’autres groupe ont pu transformer.
Le CD on demand en one to one semble présenter de nombreux avantages.
Revalorisation de l’objet, flux tendu et suppression des stocks, création d’une communauté de public venant directement acheter sur le site de l’artiste et un service évolutif, l’artiste peut ajouter des vidéos et titres à la disposition du public.

Comment transformer ce succès en modèle économique viable ?
Selon Joachim Garraud, la réussite de cette entreprise repose sur une forte communauté et un nombre de pistes conséquent. Pour Invasion, le site a commencé avec 70 titres !

Selon vous, effet de mirage ou vraie révolution dans la distribution. Joachim Garraud pense que ce modèle ne s’adapte qu’à un public connecté à Internet ? Est-ce vrai selon vous ?

vendredi 26 septembre 2008

Believe prend du poid...

Believe logo

…sur le marché.
En effet, l’agrégateur français Believe a racheté l’allemand mtunes. La société allemande devient donc Believe.de.
L’agrégateur allemand représente plus de 7500 albums dont une bonne partie de musique électronique.
Believe devient donc le plus gros agrégateur européen indépendant que se soit en taille de catalogue, en chiffre d’affaire ou en personnel (47 employés répartis sur 6 pays).
Avec des bureaux en Italie, en Espagne aux Etats-Unis et en Angleterre, Believe renforce sa position sur le marché allemand, l’un des plus gros marché numérique Européen et mise sur un développement du marché de l’Europe du nord (Allemagne et Scandinavie).

Un indépendant qui devient gros : une chance pour les indés et pour une meilleure diversité de l’offre sur les nouveaux service de musique en ligne ? Qu’en pensez-vous ?

mercredi 24 septembre 2008

Sony Ericsson, avant Apple, après Nokia

Sony Ericsson

Sony Ericsson lance fin 2008 en Suède et début 2009 en Europe, un nouveau service de musique illimitée, playNow Plus nous apprend Music Week.
C’est l’opérateur Suédois Telenor qui inaugure dans quelques semaines ce service.
Concurrent direct de Come with music de Nokia, Sony Ericsson affirme avoir déjà des accords avec les quatre majors, mieux que Nokia.
Le modèle est simple, pour 10€ par mois, l’abonné pourra sur son téléphone ou sur son PC télécharger en illimité sa musique. A la fin de l’abonnement, seule 300 titres pourront être conservés.
Les heureux acheteurs du Sony Ericsson W902 Walkman auront 1000 titres pré-chargés mparmi les plus gros succès numériques du moment.

Pour le vice-président de Sony Ericsson, Lennard Hoornik, le l’objectif est simple :
“tous les propriétaires de mobile souhaitent avoir leur contenus directement sur leurs mobiles. Mais beaucoup trouvent l’expérience difficile et long. Avec PlayNow Plus, il n’y a plus de barrières, ils peuvent découvrir, télécharger librement et recommander la musique qu’ils aiment, de n’importe où à n’importe quel moment”.

Les fans de portables sont gatés en cette fin d’année. Nokia et Sony Ericsson propose donc pour 2009 deux formules de téléchargements illimités sous condition. Le modèle économique de l’abonnement semble trouver sa formule juste avec la téléphonie en attendant la riposte d’Apple et une offre pour iPod et/ou iPhone.
Toutes ces offres proviennent de fabricants de téléphones. Les nombreuses offres des opérateurs téléphoniques n’ont pas trouvé le succès escompté, les business model des fabricants de hardware auront peut-être plus de réussite.
Avec ces modèles, comment sont rémunérés les artistes ? Les négociation des majors en direct avec les créateurs de ces offres va-t-elle entraîné une fuite des artistes de majors vers des distributeurs plus indépendant, craignant de ne pas avoir de visibilité sur leur téléchargement ?
Enfin, le plus important, le consommateur est-il prêt à investir près de 120€ par an dans une offre de musique en illimité quand il dépense actuellement moins de 20€ ?

mercredi 17 septembre 2008

Petit concours eMule


Wahou, une bannière eMule sur myspace. Le petit âne roi du P2P cherche le tout public. On clique donc sur le « 20 millions d’utilisateurs, la référence en P2P » et voilà ce qu’on peut lire :
With eMule, you can share, exchange and receive UNLIMITED DOWNLOADS of music (mp3, ogg, aac), videos (DIVX, HD, XVID), images, photos, games and software ABSOLUTELY FREE.
eMule évolue et propose même de nouvelles fonctionnalités pour faire face au fake et aux films porno portant le nom de sa série préférée ou de son film favori. Bravo.

Promis, pas de lamentation sur le piratage mais juste un petit jeu autour du petit eMule.
Si eMule nous invite à télécharger gratuitement "plein de trucs", qui va payer la production de "tous ces trucs" ?

Pour compliquer la chose, je vais ajouter quelques contraintes.
  • Si vous répondez la licence globale, donnez le (ou les) modèle(s) de redistribution. Je ne pense pas que la licence globale puisse être une solution à moins qu’elle soit prise au niveau planétaire ou qu’on fiche chaque internaute pour faire une juste rétribution aux artistes selon l’audience. (enfin ça, c'est mon avis, on peut en discuter).
  • J'accepte la réponse auto-production si vous démontrez qu'un artiste à suffisamment de temps pour produire, enregistrer, faire sa promo (même web) faire ses concerts trouver des dates, répéter tout en gagnant suffisamment d'argent pour manger et se loger.
Sinon c'est trop facile, on répond Licence globale et auto-production et on n'est pas avancé. Un cadeau aux meilleurs réponses...

mardi 16 septembre 2008

Salon de la musique, Joachim Garraud

Début juillet, Joachim Garraud sort Invasion, son dernier album : 74 titres disponibles à assembler comme bon vous semble pour faire son album à la carte.

Le système de vente de Joachim Garraud donne ses premières conclusions. Une rencontre avec le musicien dans les allées du Salon nous dévoile quelques infos croustillantes.

Après deux mois, Joachim Garraud a eu 2 millions d’écoutes sur son site soit plus de 30 000 écoutes par jour en moyenne sans le soutien d’une TV ou d’une radio !
83% des acheteurs choisissent le physique. Le panier moyen est « très supérieur au prix d’un CD normal ».
Le public est à 70% français (Joachim Garraud était en tournée dans toute la France cet été.). Une tournée Européenne prévue pour cet automne va modifier la fréquentation : « pour l’instant, j’ai surtout touché la communauté de mes fans » rappelle Joachim. Ce n’est que le début.
Enfin, le public digital (17% des ventes) a choisit massivement le format wave non compressé (96%) contre 3% pour le MP3 et 1% pour le AAC. Moralité, si vous laissez le choix à l’internaute, celui-ci choisit la qualité.

Malgré le peu de couverture médiatique, ce modèle de vente en ligne est un succès en constante augmentation. 3 brevets ont été conçus pour réaliser ce projet, un investissement lourd donc qui vont bientôt bénéficier d’autres artistes nous a expliqué Joachim Garraud.
Plus d’infos très bientôt sur ce modèle de vente directe…

Salon de la musique, Antonio Morais




Du 13 au 15 septembre s’est déroulée la deuxième édition du Salon du le musique et du son. Près de 50 000 visiteurs se sont pressés dans les (bruyantes) allées du salon, entre vendeurs et fabricants d’instruments, musiciens en démonstration et matériel de montage ou de mixage.
Un salon marqué cette année par la création d’un festival de musique à la programmation variée (Sanseverino, Moriarty, FM, Fancy, Didier Lockwood, Mademoiselle K, Mouss & Hakim…).
Cette année, trois musiciens parrainaient le salon, le violoniste Didier Lockwood, le producteur et DJ Joachim Garraud et Sanseverino pour recouvrir le plus de genre et musicaux et de public.

C’est le groupe Reed Expositions France (MIDEM, Salon du Livre, Apple Expo…) qui organise l’événement.

Rencontre avec Antonio Morais, Directeur du Salon. Le salon, les objectifs, le jeune public et le web sont au menu de cet interview.


Michel de Souza rejoint Hitmuse

Hitmuse, le site Internet dédiés aux artistes et au développement des artistes recrute un ancien de majors.
Décidément, cette fin d’année 2008 entame un bouleversement dans la hiérarchie de l’industrie musicale.

A 55 ans, Michel De Souza prend donc le virage Internet et Indépendant en rejoignant le site Hitmuse en tant que directeur Général.

Ancien directeur marketing à Barclay, ancien Directeur général adjoint de Mercury, ancien directeur marketing et commercial d’Universal, ancien Directeur général de Warner Music France et ancien directeur général d’EMI Music France, c’est plus de 30 ans de carrière dédiée au marketing de la musique dans différentes majors.

Le savoir faire du marketing des majors au service d’un nouveau concept web, voici le pari audacieux d’Hitmuse quelques semaines avant la mise en place de nouveaux services dédiés à la vente en ligne pour les artistes en développement.

lundi 15 septembre 2008

FEMI pas FELA !!!!

Bien joué aux lecteurs qui ont vu l'erreur. L'alcool aidant, j'avais confondu le père et le fiston. Voilou, c'est donc Femi Kuti et non Fela Kuti qui se retrouve chez Believe. Etant bien vivant, il a pu signer le contrat.
C'est donc son distributeur physique Universal (Femi est chez Barclay) qui perd Femi et non Fela. Et c'est là l'information essentielle.
Les conclusions restent les mêmes, un agrégateur de métier récupère un artiste important (car vivant, en tournée et de renommé internationale) dans son catalogue.
Quant à The best of of the Black President, ce disque reste une très bonne entrée en matière pour découvrir Fela Kuti (le père).
Laure, Philippe, rdc et anonyme, je vous dois un coup à boire ;-)

vendredi 12 septembre 2008

FEMI KUTI chez Believe

Un SCOOP du blog Viva Musica.

C’est officiel depuis très peu. La star Nigériane FEMI (pas FELA) Kuti quitte Universal pour rejoindre Believe du moins pour la distribution numérique. Un changement de partenaire qui ne manquera pas de faire couler de l’encre.


Quitter une major pour un agrégateur de métier, début des « disputes » de catalogue entre distributeur, ce changement de catalogue semble annoncer la couleur du business en ligne.

jeudi 11 septembre 2008

Universal sort des vinyles !

back to black

C’est Universal qui nous offre la surprise du mois. En effet, la major réédite des 33 tours de 180 grammes !
130 références seront ainsi rééditées pour les 60 as du 33 tours. C’est l’opération Back to Black (mais sans Amy W). En bonus, Universal offre le code de téléchargement « unique » pour avoir en MP3 WMA avec DRM son vinyle fraîchement acheté.

C’est un véritable retour en arrière que réalise Universal. Partisan de la suppression totale du vinyle en 1995 pour favoriser la pénétration du CD, la major des majors sent le vent tournée et revient à ses premiers amours.

Après la création de Lost Tunes, un site de téléchargement réalisé par 7 digital exclusivement dédié aux vieux enregistrements introuvables et épuisés, c’est la renaissance du vinyle qui est aujourd’hui d’actualité.
Et si vous n’avez pas (ou plus) de platine, Universal y a pensé. Avec les Vinyl replica, une collection reprenant la pochette et le livret du vinyle mais …avec un CD dedans !

Le marché du vinyle en France est très faible. Maintenu à flot avec le Hip Hop et l’électro, la galette noire trouve de nouveaux adeptes dans le pop rock, le reggae et d’autres genres musicaux. Plus noble, plus authentique, plus beau et plus valorisant, ce regain de passion laisse imaginer des lendemains qui chantent pour le vinyle.
Voir Universal se (ré)investir dans ces galettes est de bonne augure !

Info soufflée par Philippe De Rodat....

mercredi 10 septembre 2008

Musiline de Lagardère débarque

musiline

On savait le groupe Lagardère prêt pour faire le grand saut dans le web…c’est chose faite. Musiline est en ligne. À grand renfort de publicité sur le web, la nouvelle webradio façon Last.fm est en place.
Les ressemblances avec Last.FM sont assez troublante, du moins sur le graphisme car la comparaison s’arrête bien là. Musiline est bien moins complet que Last.FM.

On fabrique, enfin plutôt, Musiline fabrique des “webradios” suivant le mot clef que l’on rentre. Ensuite, on peut modifier à la carte. Ajouter « ses artistes préférés », en mettre sur liste noire, acheter le titre que l’on aime sur Virginmega ou bien exporter sa « radio » sur un blog.

Une interface simple pour faire des webradios suivant un algorithme, c’est un peu maigre pour un groupe média costaud et ambitieux comme Lagardère. Pas de valeur ajoutée par rapport à Last.FM si ce n’est la facilité d’utilisation. Avec un catalogue amputé d’une bonne partie des indépendant, Musiline ressemble plus à un pré-lancement de quelque chose de plus gros.
En attendant, Musiline n’est pas seul, entre les sites d’écoute en streaming très nombreux en France (Deezer, Jiwa, MusicMe…) et deux gros projets de webradios « révolutionnaires » avec Goom ou Radionomy, Musiline arrive dans un terrain déjà bien occupé.
À suivre avec intérêt les aventures de ce groupe média traditionnel dans le web et sa capacité à utiliser sa force de frappe commerciale.

C’est dur d’être le numéro 1


NRJ a perdu près d’un million d’auditeurs en un an. Enorme.
La direction reconnaît avoir « raté le virage Internet » et va se concentrer pour cette rentrée sur ses « fondamentaux ». C’est ce que nous apprend Christophe Beaugrand dans le Mag du Web.

Objectif n°1 : le retour des nouveautés
Le net prend toutes les radios de vitesse. Le nouveau hit tourne déjà à plein régime sur deezer, youtube et les skyrock.blog des « djeuns » quand le titre arrive en « exclu » sur NRJ.

Objectif n°2 : travailler les fondamentaux de la chaîne : la libre antenne du soir et la matinale, moteur d’audience pour la chaîne.

Objectif n°3 : développer le web avec un flot de webradios thématiques (Lounge, Dance, Hits, 80’s (mon Dieu) avec quatre nouvelles Groove, Pop Rock, News Talk (une dépressive de 28 ans qui raconte comment sa mère a abandonné son frère en parlant pas fort pour ne pas que ça se sache) et Twennies.
Pour le développement de "mynrj", le site communautaire d'NRJ, on a juste un message d'erreur. Affaire à suivre donc.

NRJ a raté le coche du web et l'assume. Skyrock a fait la bad boy radio et a misé (très justement) sur le Urban et le Hip Hop. Ajouté à cela le succès des ex skyblog devenu skyrockblog et vous avez le modèle d’une radio fait des jeunes dans les années 80 qui on grandi et su garder leur public jeune.

La radio a vieilli avec son public. Moyenne d’âge autour de 30 ans, perte du public ado, perte du renouvellement. La fracture radio analogique /Internet marque les premières baisses d’audience.
Réagir est donc la bonne attitude pour NRJ. Prétendre qu’ils peuvent devancer le net pour la diffusion des hits est un peu utopique.
Un artiste international ne fait pas forcément une sortie mondiale.
Si c’est le cas, la star en question négocie de plus en plus souvent une exclusivité nationale ou internationale avec un opérateur téléphonique ou un site internet.
Le dernier album de Coldplay était en avant première sur Myspace et Last.FM. Madonna a rompu son contrat d’exclu avec NRJ pour s’offrir à Orange.
Sinon, pour un artiste national, une diffusion sur NRJ n’est possible qu’en cas de visibilité ou de grande notoriété. Dans ces deux cas, la communauté de fans aura déjà fait le boulot sur le web.
Qu’on se le dise, la nouveauté ne fait pas l’audience. Un titre inconnu, voilà la première raison de déconnection d’une radio, bien avant la pub ; faire du plus innovant ne sera donc pas la solution.
Travailler les fondamentaux est donc une bonne chose. Dans ce secteur en début de crise, il faut insister sur le « pourquoi on écoute une radio » en insistant sur l’effet « expérience collective en directe » que procure la radio avec donc plus d’animateur en matinale, en talk.

Ce constat d’échec (rater le virage numérique), ces pertes d’audience à répétition ne sont pas propre qu’à NRJ. Un autre grand leader médias français, TF1, subit les même désillusion.
Comment s’adapter au web sans perdre ses quelques millions d’auditeurs traditionnels qui ne vont pas forcément switcher vers le numérique.
Comment être leader en physique et en numérique quand on est un grand groupe ?
Innovation, innovation, innovation et adaptation à ses public.


lundi 8 septembre 2008

Un lundi plein d’humour


Si vous voulez vous dérider le visage, ce lundi est fait pour vous.
On commence avec cet article sympathique de 20 minutes, relayé sur la toile par numerama.
Ce week-end, à Royan, pendant l’université d’été de l’UMP, un débat sur la très contrastée loi HADOPI. Pas de contestation, dans un débat ou Pascal Nègre et le DJ de la soirée UMP défendait artistes et producteurs de musique. Je ne vais pas (encore) déterré la hache HADOPI de guerre mais citer juste le passage qui m’a fait exploser de rires :
L’idée principale qui est ressortie des discussions est la nécessité de taxer les fournisseurs d’accès à Internet, jugés responsables des excès du téléchargement, pour financer la musique et le cinéma.

Je sais, j’ai l’humour facile mais bon. Monsieur Olivenne sur France Culture avouait des bouts des lèvres que oui, faire payer les FAI pour financer la production serait plus logique que de bloquer les accès des internautes. Alors, le projet de loi HADOPI a été baclé ?

Qu’on prenne le sujet par n’importe quel sens et même le plus consensuel et le moins polémique comme ce week end à Royan, on arrive au même constat : les FAI doivent participer à la production des contenus puisqu’ils bénéficient en masse des échanges de contenus.
Dommage, c’est la télévision publique qui la première, prie les FAI de combler la suppression de la publicité sur la TV publique.
Dans leur marché ultra-concurrentielle, les FAI apprécient moyennement le rôle de vaches à lait, très justifié dans la production de bien culturel et nettement moins compréhensible dans le financement de la télé publique.
Vaste débat sur le financement de la production sur l'économie numérique. Un débat loin d'être aussi caricatural que les méchant FAI qui gagnent de l'argent et les pauvres gentils artistes qui ne peuvent être produit...

Et en parlant de télé, je vous invite sur lepost.fr dès 17h30 pour voir la naissance d’une quotidienne sur ce site. Télé sur le web ? Web qui parle de TV ?
C’est un peu hybride et assez drôle et c’est mon partenaire vidéo, Mathieu Sicard, qui écrit et anime ce charmant programme court. Le teaser ci-dessous


Rien à dire, ce lundi commence avec le sourire !




dimanche 7 septembre 2008

Pourquoi y-a-t-il moins de Fest Noz en Bretagne ?

fest noz à Guingamp, dañs fisel avec Carré Manchot - Photo de Skol-Louarn - Flickr

Je ne suis pas Breton (enfin pas encore) mais, pendant mes vacances en Bretagne, j’ai eu l’occasion de rencontrer des musiciens bretons qui m’ont longuement parlé de l’évolution des Fest Noz. L’histoire d’une évolution dans un secteur de niche. J’attends beaucoup des lecteurs bretons pour approfondir le sujet.


Les Fest Noz, fêtes populaires bretonnes où l’on exécute des danses traditionnelles sur de la musique live, sont en dangers.
Ces dernières fêtes populaires ont résisté pendant de longues années en sachant se renouveler musicalement et surtout en renouvelant son public. Fierté bretonne, traditions ancrées, véritable succès publics, ambiances conviviales, jeunesse du public, créations musicales, les raisons de ce succès sont nombreuses.

Mais voilà, depuis quelques années, les Fest Noz sont en danger ET CE N’EST PAS INTERNET ET LE TELECHARGEMENT PIRATES qui sont responsables de ce déclin.


Le modèle Fest Noz

La particularité du Fest Noz, c’est sa répartition géographique. Pas un petit village du cœur de la Bretagne n’a pas son Fest Noz. Une situation exemplaire en matière d’offre musicale sur le territoire.
Cette popularité et cette occupation exemplaire du territoire à un prix, celui de bénévolat. En effet, les soirées sont pour la plupart organisées par des associations. Bénévoles motivés pour préparer et organiser les Fest Noz. Côté musiciens, artistes amateurs et artistes professionnels cohabitent et touchent cachets pour leurs prestations. Le financement des Fest Noz repose sur un lieu emblématique en France et particulièrement en Bretagne, le bar.

Comme dans beaucoup de salles de concert, c’est le bar qui finance les musiciens et les quelques frais de ces Fest Noz très cheap, car organisés le plus souvent dans un cadre associatif.


Le déclin à 0,5 grammes

La lutte contre la délinquance routière a eu pour conséquence la multiplication des contrôles d’alcoolémie. Ce simple fait a porté un coup quasiment fatal aux petites associations organisatrices de Fest Noz. Conséquence, moins de concerts pour un large panel d’artistes et une concurrence âpre pour décrocher une place sur les Fest Noz mieux financés, payants et dans des plus grandes villes…
La conduite en état d’ivresse est malheureusement un mal français très tenace en Bretagne. breton. Pour l’anecdote, j’ai glané dans Presse Océan les résultats d’un contrôle de routine organisé un jeudi 21 août entre 15h et 17h. plus de 10% des conducteurs étaient au delà des 0,5g d’alcool dans le sang. La moyenne nationale est à 2%.

Aller à Fest Noz sans boire un coup, ce n’est pas pensable. Financer un Fest Noz sans les retombées du bar, ce n’est pas viable.

La réduction des Fest Noz en zone rural commence à avoir des conséquences sur le renouvellement du public, m’expliquait un musicien amateur de Fest Noz de la région de Lorient.

Les Fest Noz sont donc en pleine mutation. D’un côté, les groupe doivent faire preuve de plus d’originalité, de talent et d’obstination pour avoir des Fest Noz à jouer. De l’autres, les organisateurs doivent réinventer le Fest Noz en le faisant plus artistique, plus patrimonial ou plus touristique.


L’avenir dans tout ça ?

Très présent ces dernières années en Bretagne, le Fest Noz est en recul dans la région mais, paradoxalement, s’exporte de plus en plus. Il n’est plus rare de voir des communes de tailles moyennes organiser des Fest Noz, surtout la façade Atlantique, dans les pays de Loire mais aussi bien plus au sud et à l’étranger. Avec le Fest Noz, c’est un peu de culture bretonne qui s’exporte.

Pour les groupes, le web devient incontournable pour se faire connaître.
Enfin, les associations de Fest Noz modifient la donne. On produit moins de fête populaire et l’on s’attache plus à la qualité musicale, à l’histoire et au côté patrimonial du Fest Noz. Fini donc les chanteurs saoul comme des cochons arrivant à peine à faire trois notes pendant le Fest Noz.



Ethylotest m’a tuer pourrait dire le Fest Noz. En fait, l’augmentation des contrôles d’alcoolémie sur les routes a modifier le cadre traditionnel du Fest Noz tout en augmentant la durée de vie des bretons en contre partie. Ce que perd la Bretagne en singularité et en tradition populaire, elle le gagne en reconnaissance et notoriété nationale et internationale.

Comme l’industrie du disque en général, les Fest Noz sont à la recherche d’un nouvel équilibre.

Quand à vous, si vous n’avez jamais fait de Fest Noz, musclez vos petits doigts et tentez l’aventure car à mon goût, le Fest Noz est la plus conviviale et accessible fête traditionnelle régionale.

jeudi 4 septembre 2008

Danger Musique



L’article « Le MP3 mutile le son et l'audition » de Gilles Tordjman paru dans Le Monde daté du 29 août nous présente sur les dangers de la musique.

Les diverses évolutions techniques apparues depuis la FM et le MP3 ont des conséquentes inquiétantes pour nos oreilles testés par un panel de scientifiques : la compression dynamique et le MP3.
Le second, tout le monde le connaît Techniquement c’est assez simple, il suffit de réduire les écart entre les aigu et les grave pour prendre moins de place. Le son numérique du CD proposait déjà cette fabuleuse harmonisation impossible avec le vinyles qui donne toutes les variantes aigu et grave possibles.
Intéressons nous à la compression dynamique (définition poussée ici). Le principe est résumé dans l’article :
« la compression dynamique consiste à relever les niveaux faibles et à abaisser les niveaux forts, bref à gommer les contrastes qui donnent tout son relief à la musique. L'intérêt ? Réduire le volume d'informations, en vue d'un stockage ou d'une diffusion sur une bande passante limitée radio ou Internet par exemple, tout en induisant une sensation de puissance sonore, partiellement artificielle. »
C’est l’effet assourdissant que l’on peut avoir quand on écoute une radio du type NRJ ou Skyrock.

L’inconvénient de ce système, c’est qu’on écoute de plus en plus fort un son de moins en moins bon. En attendant la démocratisant de format compressé de meilleur qualité comme le FLAC, il est bon de savoir que notre oreille est déjà plus ou moins formaté à une sur abondance des basses qui donnent de la puissance et à cette couleur de son.

Tous n'est donc pas (encore) parfait avec le numérique.
Espérons que la quête de qualité redevienne une priorité devant l'actuelle course à la quantité de fichiers disponible.


Un détail artistique si ce phénomène n’était pas dangereux pour nos petit tympans. En effet, on peut lire dans cet article que, selon deux chercheurs en acoustiques, Yann Coppier et Thierry Garacino, à volume égale, il est plus nocif pour ses tympans d’écouter Quelqu’un m’a dit de Carla Bruni que Rock and Roll de Led Zeppelin.
Tout un programme.

WIPPIT IS DEAD

wippit logo

Wippit, le site anglais de téléchargement de musique créé en 2002 vient de mettre la clé sous le paillasson nous apprend le site anglais musicWeek.

N’ayant pas su des faire une place dans un marché dominé par Apple. Wippit s’arrête.

Cette fermeture marque une transition dans le business de la musique en ligne. La rude concurrence des ventes à l’unité, l’émergence des premières formules d’abonnements et la possibilité pour l’internaute d’écouter légalement et gratuitement sa musique favorite n’ont rien fait pour faciliter l’éclosion du marché numérique de téléchargement à la piste.
La veille de la sortie de Comes with music de Nokia, abonnement illimité couplé à l’achat d’un téléphone, la mise en place d’une offre musicale par Myspace et la vente de Napster, l’automne et l’hiver s’annoncent à la fois passionnants et terriblement cruels.

Sommes nous ans un tournant de l’économie numérique ? Est-ce la fin de l’innovation ? Est-il trop tard pour créer de nouvelles offre d’accès à la musique ? Qu’en pensez vous ?