mercredi 29 octobre 2008

Où est la carotte ?

MUSIQUE EN LIGNE

Dessin d'Aurel pour Qobuz


Aujourd’hui le projet de loi Internet et création (aka HADOPI) passe en première lecture au Sénat. Le gouvernement veut aller vite. Il n’y aura pas de seconde lecture. Vitesse ou précipitation ?

Ce projet de loi mieux connu aussi sous le nom de riposte graduée est censé apporter une solution répressive et informative (la répression graduée au téléchargement illégal sur réseaux P2P) pour permettre le développement d’offres légales.
En contrepartie, les offres légales seront valorisées, améliorées…Le principe du bâton contre la carotte.
La semaine dernière aux Arènes Européennes de l’indépendance, Pascal Rognard, directeur Général de la SACD et Denis Olivennes avaient reconnu la « carence en carotte face au bâton » qui sera « remédié par les sénateurs avec les propositions d’amendements ».
A la lecture des amendements proposés par les sénateurs, peu, très peu de propositions encouragent et favorisent le développement des offres légales. Ce projet de loi est donc bancal de facto. Une situation qui risque fort d’être préjudiciable pour le succès de cette loi.

En cas d’utopique seconde lecture, quel amendement ou proposition feriez-vous à votre sénateur ?

mardi 28 octobre 2008

coup de coeur blog musique

BLOGOSPHERE




Un rapide zoom sur deux artistes forts sympathiques qui ont rejoint mes flux RSS.
Galanterie oblige, on commence par la jeune et pétillante fille du Rock. Un blog noir (rock) et rose (fille) frais et sympathique, traitant de tout et même du marché du disque. Une blogueuse qui manie aussi bien le clavier de l'ordi que l'instrument. Elle est un peu geek ce qui rend le blog d'autant plus agréable.

Le second, Bidibule, est un (jeune) chanteur français dont le nom circule de plus en plus sur le web. en effet, ce petit malin a fait une réponse vidéo à Alain Souchon et son titre gratuit. Mister Souchon n'a toujours pas répondu à Bidibule mais d'autres site on repris l'info. Borey vous explique ça très bien sur son blog.
Bidibule est l'un de mes commentateurs favori de mon blog. Ça fait un petit mois que je souhaite vous présenter celui qui noircit mes commentaires et remplit ma boite mail de messages et de pertinentes remarques.
Ce que j'aime particulièrement avec ces deux artistes, c'est qu'ils ont su donner un visage numérique à leurs univers. Sincères, honnêtes et attrayants, ces deux blogs sont des invitations à découvrir et à adhérer à leur tribu.
La fille du Rock et Bidibule inaugure ma sélection des amis du web, les coup de cœur des blog musique !

vendredi 24 octobre 2008

Le père Noël (peut-être) avant l’heure

Les arènes Européennes de l’Indépendance se sont terminé vendredi en musique avec une série de concert mais aussi avec un grand espor.

C’est très officiellement que l’IMPALA et les intervenants ont proposer les 10 points de Déclaration des Arènes Européennes de l’Indépendance ci-dessous :

Il est nécessaire et urgent :

1 De mettre en place un statut spécifique des PME culturelles indépendantes, validé au plan européen. Il importe de créer un environnement favorable à la création et au développement des PME culturelles. Ces dernières doivent faire l’objet de mesures de soutien particulières, voire bénéficier de mesures de discrimination positive. Les dispositions existantes, telles que le prix unique du livre doivent être préservées dans l’environnement numérique.

2 De reconnaître le rôle indispensable des indépendants en tant que découvreurs de nouveaux talents et de précurseurs dans l’émergence de nouvelles esthétiques. Dans le secteur musical, les indépendants publient 80% des nouveautés, organisent 60% des concerts et représentent 50% des emplois. Dans le secteur du cinéma, les indépendants distribuent 85% des films européens sélectionnés en compétition officielle à Cannes.

3 De garantir un haut niveau de protection des droits des auteurs, des artistes et des producteurs et éditeurs.

4 Réguler l’environnement numérique en instituant des mécanismes fondés sur la coopération de tous les acteurs notamment le secteur de la télécommunication et les ayant droits. A ce titre, de voter et de mettre en œuvre la loi « Création et Internet » qui garantit l’équilibre des droits et des libertés de chacun, le droit de propriété des créateurs et la protection de la vie privée des internautes, afin de créer les conditions d’un réel développement des contenus en ligne, dans l’intérêt des créateurs et des consommateurs.

5 D’assurer aux productions indépendantes, en particulier par des accords interprofessionnels, une exposition suffisante et durable dans les médias, les magasins, les salles de cinéma et tout autant dans les nouveaux médias numériques.

6 De proposer de nouvelles règles ou pratiques en matière de droit de la concurrence et des concentrations en définissant notamment les mesures d’accompagnement des fusions et des phénomènes de concentration verticale et horizontale.

7 De mettre en place des outils financiers et des mesures fiscales et sociales au niveau européen et national. Dans le contexte économique et financier actuel, une attention particulière doit être portée au maintien de la capacité d’accès au crédit des PME et TPE culturelles, notamment par un renforcement d’institutions telles que l’IFCIC ou Cultuur Invest. Il est nécessaire de faciliter le dialogue et la communication entre les financiers et les entreprises culturelles.

8 De promouvoir l’offre légale des œuvres, à travers notamment une TVA à taux réduits sur les produits culturels aussi bien sur le marché physique qu’en ligne.

9 D’investir 1.5 milliards d’euros par an du budget européen (correspondant à la contribution du secteur au PIB européen) dans les industries culturelles avec une priorité pour les PME et les TPE.

10 D’établir un système de discrimination positive pour les indépendants au niveau notamment de l’achat d’espaces publicitaires et de l’accès aux nouveaux médias.

TVA réduite, miracle ou illusion ?

Aucun pays de l’union Européenne ne peut changer son taux de TVA sans l’accord de TOUS les pays membres. La TVA en Europe est reporté dans la 6ème directive. L’annexe H définit les taux réduit.Dans ces taux se trouve les droits d’auteurs. Selon l’IMPALA, les oeuvres culturelles, nées du Droit d’auteur, qu’elles soient sur support physique ou numérique, peuvent bénéficier de cette baisse de TVA car elles sont dans l’exception.
Une TVA réduite sur le disque, voilà une bien bonne nouvelle si jamais la production musicale peut réeelement s’intégrer dans cet espace.

Le ministère de la Culture s’est engagé à défendre ces 10 points devant Bruxelles. Et vous, que pensez-vous de ces propositions ?

jeudi 23 octobre 2008

Arènes européennes de l’indépendance, ce que vous-avez raté

arenes europeennes de l'independance

Les arènes européennes de l’indépendance se déroule en France le 23 et 24 octobre, présidence de l’union Européenne oblige.
Beaucoup de chose dans cette première journée à commencé par une grande fierté de l’indépendance. L’évolution des PME culturelle ne se fera que si les avancées sont européennes. Dans une assemblé composé de professionnel du livre, de musique et du cinéma, les débats ont surtout tourné autour du disque, le champion de la crise, et du cinéma, en cours de numérisation. Le livre n’était pas en reste avec la défense du prix unique du livre.

C’est quoi un indépendant ?

Une entreprise est « indépendante » si le capitale est dans les mains de celui qui développe nous explique Antoine Gaillimard, (gros) indé dans le livre.

Qui dit indépendant dit attente des indépendants. Plusieurs thèmes ont été abordé comme l’harmonisation de la TVA entre physique et numérique et ente les produits culturelles, adaptation du prix unique à la musique au téléchargement et à la VOD, mise en place de régulation du marché pour promouvoir la diversité des indépendants.
Les PME en questions (Gaillimard, Actes Sud, Naïve, PIAS) ne sont pas les plus modestes acteurs des indépendants et pas forcément les plus représentatifs des 96% de TPE (très petite entreprise) qui composent le secteur culturel.
Autre problème, comment agir dans un cadre légal et jusqu’où tenir compte du marché ? Si les biens culturels ne sont pas des marchandises comme les autres, comment les définir et comment les traités. Vaste débat donc.
Je retiendrais la remarque d’Alain Rocca, producteur, qui dans la substance disait que les entreprises culturelles ne cherchaient pas de subvention, elles ne sont pas des entreprises dépendantes des pouvoirs publics comme on peut le penser mais que ces entreprises ont besoin du politique pour influencer, quand c’est possible, sur les nouveaux acteurs. En d’autres termes, lors des négociations des licences 3G, l’Etat n’a demandé aucune contrepartie vis-à-vis du contenu aux prétendants à ces licences. C’est une erreur à ne pas commettre pour les négociations pour le passage à la fibre optique.
Une bien belle idée qui pourrait donner naissance à des systèmes de financement de contenu inspiré des aides au cinéma par les chaînes de tv.

Enfin, et c’était un peu le clou du spectacle, monsieur Olivenne a dirigé une conférence sur « le numérique menace-t-il les droits d’auteur et la propriété intellectuelles ? » grrrrrr
Un tour de table pour savoir ce qui fait peur dans le numérique et une autre, plus courte, pour connaître les avantages du web. Suivi d’un long débat sur la loi création et Internet. Thèse anti-thèse synthèse.
Cette conférence n’a pas échappé au rôle néfaste du net, à ces méchants pirates, aux pillages etc. Mais aussi, cette conférence a rappelé que la loi HADOPI n‘était pas une guerre entre deux parties (méchant pirate gentil producteur) mais un jeu entre trois acteurs, l’internaute, le FAI et les auteurs. Pas parfait mais du consensus.
Interopérabilité dans le cinéma , livre et la musique, importance d’informer le public sur le rôle des producteurs et la place de l’artiste dans une production et chronologie des médias, voilà les différents thèmes abordés dans cette fin de journée.
Il a été question de diversité culturelle grâce au indépendant mais très peu question de diversité d’offres numériques.

Ce qui m’a choqué c’est à la fois le peu d’acteur du web présent aux tables rondes et surtout les fantasmes et la méconnaissance du net. Pour beaucoup d’indépendants, le net est quelque chose qui fait peur dans lequel on cherche à recréer le marché existant.
L’enjeu n’est plus d’être disponible mais visible. Pour cela, il faut de nouveaux outils, de nouveaux acteurs, de nouvelles pratiques.
Bruno Patino (France Culture) a très bien résumé la situation en parlant de grand paradoxe. D’un côté l’offre de plus en plus large qui pousse à une économie basée sur la licence globale alors que le marché numérique a, en termes d’audience et de vente, une très grosse concentration sur des hits. A suivre…

En Conclusion

Le monde des indépendant est fier de sa diversité et c’est une bonne chose. Par contre, elle manque cruellement de perspectives communes, de poids et d’organisation. Cette première journée montre bien que les problèmes ( globalisation de l’offre, difficulté à distribuer, réseau de vente en ralentissement) sont les mêmes dans les industries culturelles avec des solutions différentes. Merlin et IMPALA cherchent à fédérer, et regrouper à donner du poids aux indépendant pour bénéficier des mêmes conditions que les majors. Dans la limite des intérêts commerciaux du tout à chacun.
Le rôle de l’Etat et de l’Europe est limité mais ils n’est pas nul. Enfin, la réussite d’une TPE et d’une PME culturelle dans son passage à la numérisation passe par la créativité et sa capacité d’adaptation, un effort que chacun doit réaliser. En musique c’est fait, mais en cinéma et littérature, il y a encore du boulot.

mercredi 22 octobre 2008

Les arènes Européennes de l'indépendance

Arènes européennes de l'indépendance

2 jours pour comprendre les enjeux et les défis des indépendants pour la diversité culturelle, voilà l’ambitieux programme organisé par IMPALA, le ministère de la culture et l’Union Européenne.
Les débats auront lieux les 23 et 24 octobre au museum d’histoire naturelle à Paris. Plus d’info ici.

Un bilan de ces rencontres sera disponible sur viva musica et les catalyseurs numériques.

LE PROGRAMME
Jeudi 23 octobre 2008

• 10h00 - 10h30 Inauguration officielle
• 10h30 – 12h00 Table ronde
Etre indépendant : un combat d’actualité ?
• 14h00 - 16h30 Atelier 1
En quoi les PME favorisent-elles la diversité culturelle ?
• 17h00 - 19h30 Atelier 2
Les indépendants à l’heure du numérique et des nouvelles technologies : le numérique menace-t-il les droits d’auteur et la propriété intellectuelle ?

Vendredi 24 octobre 2008
• 10h00 - 12h30 Atelier 3
La discrimination positive : une solution pour protéger les indépendants ? A la recherche d’un statut pour les PME culturelles
• 14h30 - 16h00 Clôture
Déclaration des Arènes européennes de l’indépendance

mardi 21 octobre 2008

France Numérique 2012, pour tous les goûts

France numérique 2012

Le plan de développement de l’éconoie numérique d’Eric Besson est tombé. A la lecture des 81 pages du rapport, on voit bien que la commission à jouer le jeu. Une inconnue demeure, le prix de la mise en place de ces 154 « Actions ».

Ce qui faut retenir

Un programme de lutte contre la fracture numérique :
Un développement du web dans l’éducation (du primaire à l’université)
Une France Haut débit pour tous le monde mais aussi la TNT, la radio numérique…..

Un développement du numérique dans l’économie :
Développement de la vente en ligne
Aide aux entreprise
Plus d’état en ligne

Le jeu vidéo prend (enfin) ses lettres de noblesses. Une reconnaissance de ce secteurs avec une palette de proposition pour ce secteurs très lucratif et en croissance.

La sécurité n’est pas en reste avec une grosse partie sur les actions et les objectifs de protection des cybercitoyens et du réseau avec, par exemple, la lutte contre les pourriels (c’est le mot français pour spam) mais aussi plus des mission d’information et de communication de la Cnil. Un vaste programme.

Enfin, « la responsabilisation des hébergeurs » va-t-elle aboutir à une loi ? dans quel cadre le dispositif de l’action 43 sera mis en œuvre. Voilà un point à suivre avec énormément d’attention.
Action n°43 : Donner aux prestataires de services de l’Internet un cadre sûr, pérenne et propice au développement de l’écosystème des services en ligne. Responsabiliser les prestataires de services d’hébergement et donner un cadre aux concertations entre ayants droit et acteurs des plate-formes de partage.

Ce qu’il faut retenir pour la musique
Le contenu est le grand oublié de ce rapport. Seul 8 actions qui s’oriente autour de ….la protection du droit d’auteur et des mesures de protection, filtrage et DRM.

Côté protection :
Action n°31 : Organiser un banc d’essai des technologies de marquage de contenus, en vue d’en faire mieux connaître les performances auprès de l’ensemble des acteurs et d’en promouvoir ainsi l’usage.
Action n°32 :
Créer un observatoire public des technologies de marquage de contenus.
Action n°33 :
Constituer un groupe de travail, sous l’égide de l’autorité de régulation des mesures techniques (ARMT), dans le but de proposer un mode opératoire propre à la détection de contenus sous droit sur les sites d’hébergement en vue de leur protection et de leur valorisation.
Action n°34 :
Créer un répertoire national des oeuvres protégées, ouvert à toutes les technologies de protection des oeuvres, permettant à tout ayant droit de déclarer ses contenus sous droits et à toute plate-forme de connaître les oeuvres protégées.


Lois HADOPI :
Action n°35 : Veiller au raccourcissement des délais de mise à disposition des contenus audiovisuels et généraliser la distribution numérique de musique sans dispositifs de protection bloquants conformément aux accords signés à l’Élysée le 23 novembre 2007.

Généralisation du Droit d’auteur sans nommer une seule fois les creative commons qui sont née du net pour des œuvres numériques :
Action n°36 : Favoriser la rédaction et promouvoir une charte d’engagement des acteurs du web 2.0 à respecter le droit d’auteur et à mettre en oeuvre les principes techniques de protection des contenus, dans le prolongement des accords de l’Élysée et en lien avec les travaux du Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique (CSPLA).

Validation des contrats d’exclusivité Opérateur/contenu :
Action n°37 : Saisir le Conseil de la concurrence en vue de formuler, en s’appuyant sur l’expertise de l’ARCEP et du CSA, un avis sur les relations d’exclusivité entre activités de fournisseurs d’accès au réseau et de distribution de contenus et de services, portant notamment sur l’opportunité d’un cadre juridique spécifique. L’ARCEP et le CSA pourront, à cette occasion, mener leurs travaux de façon concertée.
Une action qui coïncide avec l’arrivée d’Orange dans le cinéma.

Interopérabilité :
Action n°38 : Contribuer activement à la définition de standards interopérables permettant la protection de contenus audiovisuels et cinématographiques.

La bonne vieille arlésienne de plate-forme publique mettant à disposition le patrimoine public est encore d’actualité en favorisant leurs diffusions (sans trop savoir comment, avec des creative commons peut être) avec l’action 39 et 41
Action n°39 : Favoriser le développement de nouveaux produits et services en créant un portail unique d’accès aux données publiques dont la conception sera pilotée par l’APIE.
Action n°41 : Favoriser la réutilisation des données publiques grâce à des licences type élaborée par l’APIE. L’APIE étudiera les moyens de ne pas faire obstacle à l’utilisation des données dites “orphelines”.

Enfin, la commission pour copie privé, appelé à disparaitre selon le premier ministre n’a qu’une simple réorganisation de son fonctionnement dans les Actions 46 à 51.

Le développement du web d’un point de vue administratif, commercial, technique et l’intégration (un peu plus) du web dans l’économie française ne peut être que positif.
La quasi absence d’« action » sur le contenu et cet angle d’attaque uniquement porté sur la protection des droits et nullement sur l’aide à la production, le référencement ou la compatibilité (une action interopérabilité pour 4 sur les mesures de protection) laisse l’impression que la loi HADOPI devrait résoudre tous ces problèmes.

Et vous, quelles actions auriez-vous souhaiter voir dans ce rapport pour les contenus ?

jeudi 16 octobre 2008

2270 euros de multimédia par an !

MULTIMEDIA


Lu dans le Figaro du 15 octobre, Les Français consacrent 2 270 euros au multimédia.


Selon une étude du premier observatoire des dépenses médias et multimédias mis en place par l'Institut de mesure d'audience Médiamétrie, un foyer dépense chaque année 2 270 euros en Internet, Téléphone, équipement, multimédia et média.
Enquête réalisé en Mai/ Juin 2008 sur les 12 mois précédent.

Ordinateur, Internet, écran plat, téléphone, presse et console de jeux, voilà entre autre ce que mesure cet observatoire.

L‘équipement représente 32% du budget, la presse, loisir numérique, cinéma représentent 18% du budget. 50% de cette somme représente des abonnements (téléphone, TV, Internet, mobile, presse au choix). La téléphonie (fixe et mobile) représente près de 30% à elle toute seule !
Les écrans plats sont les équipements stars de cette année gonflant ainsi la facture suivit de la micro-informatique puis des mobiles.
Enfin, les jeunes de 11-24 ans stimulent les dépenses en multimédia avec entre autres le jeux vidéos et la téléphonie mobile.

Trois enseignements à tirer de cette observation.

  • - Une nouvelle génération arrive avec de fort habitus de consommation numérique (portable, jeux vidéo internet) et ce qui va avec.
  • - L’abonnement représente 50% du budget.Difficile de proposer d’autres formule d’abonnement quand le consommateur dépense déjà beaucoup par prélèvement automatique. Freins aux offres d’abonnements illimitées ?
  • - « les gros consommateurs d'Internet ne sont pas de petits consommateurs de médias». Leur budget investi en cinéma, musique, télévision et presse est, dans l'ensemble, supérieur de 600 euros à la moyenne. ». L’accès à Internet facilite l’accès aux biens culturels et donc sa consommation

Un dernier point qui rentre en résonance avec le projet de loi HADOPI et les Etats Généraux de la presse.

mardi 14 octobre 2008

Viva Musica au Congrès des Expert-Comptables




Voici la vidéo de mon intervention au 63ème Congrès des Expert-comptables vendredi 3 octobre.

Merci donc à Emmanuel Cugny de Radio Classique et Bertrand Saillou de TPE-PME pour leur invitation. Une émission organisée par TPE-PME et la chaine Comptalia Tv, la télévision de la comptabilité et de la finance. Une vraie belle niche.

Un débat animé par Emmanuel Cugny, directeur délégué de la rédaction de Radio Classique avec François Jégard, Correspondant mécénat national de l'Ordre des Expert-comptables et Hervé Boissière, concepteur et producteur du site medici.tv.

Alors, pourquoi un débat sur l’impact d’internet sur l’industrie musicale ? Tout simplement parce que les expert-comptables sont de plus en plus experts et donc au fait des évolutions des marchés.

J’étais un peu stressé ne sachant pas quoi faire de mes bras et ne sachant pas qui et où regarder le tout devant l’œil expert de Nelson Monfort (!?!) présent dans l’assistance.
Donc oui, je dois aller chez le coiffeur et non, je ne m’appelle pas Christophe Neff mais Frédéric mais comme on dit, ce sont les aléas du direct.

Une expérience intéressante et 20 minutes d’entretiens assez sympathiques.
20 minutes c’est long mais c’est surtout court pour faire parler 3 intervenants avec l’obligation d’être précis et clair très vite. Gare aux raccourcis.

Petites précisions sur l’intervention :
« Non il n’y a pas de modèle économique viable sur le web »
Ces modèles économiques sont en cours de pérennité. La production de bien culturel n’a pas (encore) de(s) modèle(s) économique(s) mais elle ne manquent pas d’innovation. Voilà ce que j'aurais dû dire.
Et vous, avez-vous changé votre avis sur les expert-comptables ?

mercredi 8 octobre 2008

Alain Souchon à la sauce web

EN LIGNE


Alain Souchon a eu une crise financière très grave en rentrant de vacances.
En attendant (peut -être) "un subprime mon amour" et en attendant surement son prochain album chez Virgin prévu pour fin novembre, Alain Souchon donne en téléchargement "parachute doré" sur son site, car de toute façon plus rien ne marche comme il l'explique dans sa vidéo en homepage.

Joli initiative pas courante courante dans la variété française surtout chez un artiste à la longue carrière (pour pas dire un plus tout jeune).
Ce téléchargement libre va peut-être faire des heureux au Japon et aux Etats-Unis car Alain Souchon n'est pas disponible en téléchargement légal au Japon et aux Etats-Unis.
J'aimerais connaître l'explication du responsable distribution digital de Virgin Music qui, pour le même prix, se prive de quelques territoire sous prétexte qu'Alain Souchon ou un autres n'ont pas la célébrité de Madonna. D'autant plus ridicule que les semi-francophone scanadiens mais aussi les Néo-Zélandais, les australiens peuvent télécharger Alain Souchon !
Dommage car la chanson française a son public au japon et aux Etats-Unis. Oh, c'est pas énorme, mais ça ne coûte rien d'être présent et ça peut rapporter....C'est le principe de la long Tail...

Selon vous, pourquoi Alain Souchon (mais aussi Laurent Voulzy chez RCA et Mireille Mathieu chez BMG) ne sont pas disponibles sur iTunes Japan et USA ?


mardi 7 octobre 2008

Plus fort que la crise

DETENTE

CAC 40 en berne, Wall Street en deuil, la bourse de Moscou à -20%. Bienvenue en récession !


Avec près de 10 ans de crise, le secteur musical doit prendre cette crise avec optimisme et bonne humeur !
C'est pas facile...je sais. mais on peut y arriver en faisant par exemple des économies sur les instruments de musique par exemple.


Une canette, un morceau...Qu'en pensez-vous ?

vendredi 3 octobre 2008

Eve Angeli révolutionne-t-elle la musique ?

Non, je ne parlerais pas de musique mais de distribution. Et pour changer un peu, on va parler de variété.

Eve Angéli, sort son nouvel album. Rien d’exceptionnel sauf que la miss Evangélisme a frôlé la révolution industrielle avec….Révolution, son dernier album.

En effet, Révolution a faillit être vendu avec un taux de TVA à 5,5%. OUI ! Comme le livre !
Le mari-producteur-agent d’Eve Angeli, ne voyant pas les majors sauter sur le nouvel opus de la demoiselle décide de le vendre en bureau de presse. Changement de programme cet été. Ne restant qu’un mois dans les bureaux de presse, Eve Angéli change de stratégie et vend uniquement son disque sur amazon.fr
On a frôlé la révolution avec une TVA à 5,5% sur une nouveauté et on a une sortie physique exclusivement sur un site de vente en ligne. Ce n’est pas une révolution, juste une évolution.
Du coup, Eve Angeli se passe d’un distributeur physique au risque de ne pas toucher une partie de son public acheteur en ligne.

VOUS N'AVEZ DONC QU' A LE COMMANDER SUR WWW.AMAZON.FR ET ILS VOUS ENVERRONT L'ALBUM EN CHAIR ET EN OS CAR JE NE LE VENDS PAS EN TELECHARGEMENT LEGAL
Evengélisme 1 : Alors, est-il à vendre en téléchargement illégal ?

Vendre directement sur amazon, voilà ce que peut nous réserver l’avenir. Aux Etats-Unis, les trois plus grand vendeurs de musiques sont Walmart (grande distribution) amazon et iTunes.

Et pourtant, Eve Angeli a bien préparé sa sortie d’album sur Internet avec un « musicblog » très très rose. Jeu concours pour le cover de l’album, mise en place du tracklisting avec les fans, pré-écoute sur son site, photo de son homme et de son chien, sa vie à Pierrelatte (26) avec sa famille, partie de pétanque...
Si vous êtes fans, vous pouvez appartenir à l’univers d’Eve en étant « ses Loulous ».

Pas de Révolution pour Révolution ?

Avec sa notoriété (plus connu pour ses Evengélismes et vidéos de ses noces que pour sa musique), Eve Angeli possède une bonne communauté et un nom.
Mais voilà, le numérique fait peur.

Etant productrice de cet album et ayant investi beaucoup de temps et d'argent pour pouvoir vous offrir 15 chansons inédites, je compte sur votre soutien et vous invite à ne pas essayer de télécharger illégalement ces nouvelles chansons car je ne pourrai plus créer de nouvelles chansons si vous ne m'aidez pas à rentabiliser ces nombreuses années de travail.

On peut dire que la chanteuse passe à côté de quelque chose. Tout d’abord, une vente en directe sur Amazon n’est pas forcement le plus rentable. Il existe d’autres outils plus avantageux pour ce genre d’aventure. Ensuite, ne pas vendre son album en numérique condamne chaque MP3 à être pirate…Se priver de download, streaming et de ringtone à qutare mois d’une hebdomadaire sur M6, ce n’est pas stratégique.

Pourtant, Révolution à quelque chose de nouveau comme un cover fait par un fan, une participation du public à la création de l'album, une vente en directe, de la part d'une artiste de variété qui a une bonne exposition télé, un album en physique à 11€ seulement, Eve Angeli partait bien.

Eve Angeli s’en sort-elle mieux en solo avec son blog qu’en passant par une major ou M6 Interaction ?
Sans numérique, juste avec Amazon, difficile à dire...Qu'en pensez-vous?

jeudi 2 octobre 2008

Un opéra dans une gare


Mardi 30 septembre sur Arte, on a pu voir (et on peut encore sur Internet) regarder la Traviata de Giuseppe Verdi joué dans la gare de Zurich.
Un orchestre dans la salle des pas perdus. Des chanteurs avec oreillettes pour entendre l’orchestre qui ballade un peu partout dans la gare, de la terrasse d’un kébab au quai de gare.
Une expérience unique pour les spectateurs (pas tous prévenus) et les téléspectateurs qui ont jouit d’une retranscription filmée de très bonne facture.

Ce n’est pas forcément la meilleure médiation culturelle d'aller "au contact" avec la population en lui livrant un opéra en costume dans un lieu qui est tout sauf un théâtre. Cela dit, un happening improbable (façon freeze) dans une bruyante gare, permet de vivre une expérience commune entre spectateurs et téléspectateurs avec une retranscription vidéo aux codes plus proches du cinéma que de l’opéra…qui sait, c’est peut-être le bon pari.
Ce genre d’initiative est inoffensif. Certes les puristes n'aimeront pas, ce n'est pas grave, ils vont déjà à l'opéra. Les autres ? Ils ont la chance de voir la Traviata, de vivre une émotion commune, de découvrir sans les contraintes des codes du lyrique.

Alors vive l’opéra à la gare de Zurich qui aura permis à l’opéra de faire les ouvertures de JT et d’alimenter toutes les dépêches d’agence de Presse.
Vive cette initiative qui a pour une fois, révolutionné la capture vidéo d’un opéra, mettant le téléspectateur au centre de l’action, comme dans un film.
Vous trouvez ce post inutile tellement cela vous paraît évident ?
Détrompez-vous.
Une minorité de puriste choisit l’isolement plutôt que l’ouverture pour partager leurs passions. En illustration, (merci Philippe ;-)) les mots d’un journaliste de Diapason (G.C.) à propos de la présence de Jonny Greenwood au festival Présences :
« René Bosc, directeur artistique, a placé en « compositeur phare » du premier week-end le Britannique Jonny Greenwood, que sa formation très classique n’empêche pas de brasser les esthétiques les moins avouables. Et pour cause : il est autre que le guitariste du groupe Radiohead. »
Si pour un amateur de musique classique la musique de Radiohead est d’une « esthétique des moins avouables », on peut s’attendre au pire.
Les murs des chapelles qui entourent chaque élite de chaque genre musical sont des freins aux renouvellement des publics. Ces murs infranchissables comme rempart protecteur de l'art risque de transformer cet art en tombeau.


Pour la peine, demain je parle d’Eve Angeli.

Musique à laver

Logo Bonux

Il l’ont fait. Voilà les lessives Bonux et le non moins légendaire cadeau Bonux reviennent sur le devant de la scène et c’est Voici qui nous le dit. (merci à Philippe pour le lien)
Pour l’achat d’un paquet de lessive vous n’aurez plus un jeu à gratter, un porte clé tout plastique so Lovely.
Non, pour un paquet de lessive vous avez, là comme ça, au milieu de la poudre un album de Skill Cool de Kool and the Gang. une initiative musique propre d’Universal.
Un CD dans sa lessive ? Génial ! Pour une famille nombreuse c’est l’occasion de collectionner le même CD pendant 3 mois.
Kool and the Gang, une musique de ménagère ? Si on vous le dit.
Soit, une opération marketing rustre et pas très glorifiant pour le secteur musical.
Ce n’est plus les ventes de disques qui s’écroulent, mais la valeur symbolique de la musique.
Avons-nous atteint le fond ? Qu’en pensez-vous ?
Aller, pour redorer le blason de la musique, on peut lancer l’opération inverse. Un CD acheté, 10 litres d’essence offerts. 3 CD le plein offert.