mercredi 15 avril 2009

Le Printemps de Bourges fête les MaMA

2009, date de naissance de MaMA. 2 jours avant le début du Printemps, un salon dédié aux professionnels des musiques actuelles fait son apparition. Le MaMA. A quelques jours du festival, interview digital pour DigitalMeme avec Fernando Ladeiro Marquès, directeur du MaMA. Décryptage…

DigitalMeme - Bonjour Fernando Ladeiro Marquès, pouvez-vous nous présenter rapidement le MaMA ?
Fernando Ladeiro Marquès - Le MaMA est un nouveau rendez-vous dédié à l’ensemble des professionnels, français et internationaux, des musiques populaires. Il s’agit de créer un lieu en France qui, à l’instar d’événements tels que Eurosonic (Pays-Bas) ou South by South West (USA) permet de réunir la profession (je veux parler de l’ensemble de la filière, disque et spectacle vivant, commercial et culturel …) autour de rencontres, de conférences et de showcases. Chacun sait qu’il n’existe pas en France, à l’instar d’autres pays, de lieu pour présenter un artiste nouveau à ses pairs et aux journalistes dans de bonnes conditions techniques et humaines. Alors nous avons aussi voulu créer une scène où producteurs et maisons de disques peuvent montrer et faire entendre les artistes qu’ils défendent à un public essentiellement composé de professionnels.

DM - pourquoi ce nom ? comment est venu l’idée ?

FLM - Le MaMA, c’est le marché des musiques actuelles ! L’idée nous trottait dans la tête depuis quelques temps puisque nous avions lancé en 1995 un salon professionnel sur le Printemps de Bourges, Tam Tam. Aujourd’hui, le Printemps de Bourges en raison de son contenu artistique spécifique et de sa période, est devenu le premier grand festival de l’année. Tous les professionnels y sont présents et les internationaux de plus en plus nombreux chaque année. Avec la mise en place du MaMA, il s’agit d’encadrer et de développer la partie professionnelle du festival.
Jamais les gens du disque et ceux de la musique live ne se rassemblent, jamais les conseillers musique du ministère de la Culture ne sont dans la même salle que les labels indépendants du metal, jamais les “tourneurs” de variétés ne voient les responsables des salles rock associatives, jamais les administrateurs de certaines sociétés civiles ne sont assis à la même table que des cadres de majors. Pourtant, nous n’avons pas seulement des intérêts et des inquiétudes à partager. Nous avons un futur à dessiner, et qui doit se nourrir des connaissances de tous et de chacun. Voilà pourquoi noçus avons voulu ce MaMA : créer des assises et un marché des musiques pour tous les métiers et tous les milieux se rencontrent enfin.

DM - Le MaMA commence en amont du printemps. Est-ce une volonté de séparer le festival de la rencontre professionnelle ?
FLM - Comme je le disais précédemment, nous avons voulu créer un événement exclusivement dédié aux professionnels. Dans ce sens, il était important de le séparer du festival, même si cette séparation est minime. En même temps, il aurait été dommage de se couper complètement du festival et de ses infrastructures. En effet, où créer cet événement devant être à la fois un espace de réflexion et de débat, un lieu de rencontres et d’opportunités professionnelles, une vitrine et une chance pour les artistes ? Où le créer mieux qu’à Bourges, au cours des deux journées qui précèdent le Printemps ? Il n’est pas un professionnel de la musique en France qui n’est jamais venu au Printemps Bourges, et ils sont des centaines à lui être fidèles chaque année. Le lundi et le mardi, les infrastructures du festival sont prêtes, les salles sont en ordre de marche, les équipes sont prêtes. Il y aura des colloques, des débats, des tables-rondes, des dizaines de show cases, des espaces destinés aux contacts professionnels


DM - Le MaMA, c’est tous les ans à partir de 2009 ?
FLM - Le succès de cette première édition répondra à cette question. Néanmoins, dans notre esprit, il est question d’implanter un événement récurent, un lieu de rendez-vous et de dialogue annuel.

DM - Quel est l’objectif du MaMA ?

FLM - Nous vivons une période importante, nos métiers sont en pleine mutation et il est essentiel de réfléchir à l’avenir de notre filière. Permettre aux professionnels de se rencontres, faire du MaMA un lieu de réflexion, de dialogue, de partage d’idées et d’expériences est l’un des objectifs majeurs du MaMA.

DM - Le MaMA est payant. Pourquoi ce choix ? Combien avez-vous d’inscrits ?
FLM - Au même titre que l’ensemble des festivals/salons professionnels, le MaMA est payant. Il n’y a là rien d’anormal. En règle générale, tout à une valeur et nous pensons que la gratuité n’est pas une bonne chose. D’autant plus que les tarifs que nous pratiquons (40 euros pour les 2 jours, incluant un libre accès à l’ensemble des conférences, aux rencontres professionnelles et aux showcases) me semblent très bas (il suffit de comparer avec les autres événements de ce type) et permettent à tous d’y participer.

DM - On entend quelques critiques de la part du monde du spectacle, certains parle de boycott. Qu’en pensez -vous ? Le monde du live est-il prêt pour ce genre d’événement ?
FLM - Toute nouveauté est souvent - et dans un premier temps - mal perçue. En ce qui concerne le MaMA, il y a eu quelques incompréhensions lorsque nous avons commencé à présenter l’opération, mais aujourd’hui les choses sont claires, notre position est parfaitement comprise et, à ce jour, près de 1500 personnes sont déjà inscrites à cette première édition.

DM - Enfin, vos souhaits pour cette édition 2009 du printemps ?
FLM - Qu’elle soit vécue par les professionnels et l’ensemble du public comme un grand moment de plaisir, de découvertes et de concerts inoubliables …

DM - Le mot de la fin
FLM - J’aimerais que les professionnels, présents lors de cette première édition du MaMA, puissent se dire à l’issue de ces 48h : “C’est dommage qu’on ne se soit pas rencontrés plus tôt ..”

DM - Merci beaucoup Fernando Ladeiro Marquès, à bientôt.

Le MaMA, du 20 au 22 avril 2009. Plus d’info ici

2 commentaires:

Anonyme a dit…

est ce que tu vas à Bouges Au MaMA?

Frédéric Neff a dit…

J'en reviens à l'isntant