mardi 1 septembre 2009

Espagne, la crise du live de l’été


Le paysage musical varie suivant les pays. En Espagne, les mairies ont un rôle majeur dans le financement des concerts : tradition espagnole de concerts gratuits dans toutes les villes te les villages espagnols.

Frappé de plein fouet par la crise économique, les diverses institutions publiques font des économies et la culture comme la musique n’échappe pas la règle.
Selon El Pais repris dans le Courrier International n°975, le monde de la musique en Espagne doit faire face à une nouvelle crise. Avec la baisse des budgets, le monde du spectacle opte pour deux stratégie, baisser (et c’est le risque) ses cachets ou faire le dos rond en attendant la reprise. Selon le journaliste Lino Portela, c’est au groupe dont les cachets dépassent les 15 000 € que ce dilemme se déclare le plus. En Espagne, un groupe peut faire une quarantaine de concerts durant l’été. Un poumon pour les groupes et le secteur musical. Avec la baisse des budgets publics, soit les artistes réduisent le nombre de concerts, soit ils réduisent leurs cachets (au risque de ne plus pouvoir les remonter ensuite).
Une situation qui ne satisfait pas les professionnels de la musique, négociant les cachets à chaque village et réduisant les revenus globaux pour la filière.Pourquoi une telle situation. Ces concerts sont gratuits. L’ensemble des revenus provient de l’argent investi par le commanditaire, à savoir la ville.
Avec ce modèle économique, aucune autre alternative économique (acteurs privés, concerts payants), n’a pu émerger.
L’Espagne se retrouve dans la pire des situations, être dépendant d’un seul système.

En France, les acteurs publics ont un rôle important dans le spectacle vivant. L’Etat mais surtout les collectivités territoriales investissent sur les réseaux de salle, les structure comme sur le contenu. Un réseau de petits acteurs se répartit sur le territoire pour un équilibre économique précaire. Pas de risque, à priori, d’avoir la même crise qu’en Espagne.
Toutefois, une trop grosse et trop rapide modification du secteur avec l’arrivée de grosses écuries pourrait mettre à mal cet équilibre.
A chaque culture sa crise et ses mutations.
Gageons que l’Espagne sera créer une offre estivale de concerts toujours aussi riches pour le public et rémunératrices pour les artistes.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

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