lundi 21 décembre 2009

C'est dans les vieilles marmites....


C'est bientôt Noël et donc la saison des bêtisiers et autres best Of.
C'est (l'excellent) dessinateur Moon Armstrong qui, lors des ses navigations nocturnes est tombé sur cette merveille, la promotion du WEB 1.0 par France Gall.
Tout est là, la présentation en allemand avec mini cv, l'orchestration en live (à l'ancienne, c'est beau), le moon walk latérale....
Dans sa robe bleue à paillette entre le pyjama de chirurgie ou la tenu de soirée des série Z. Côté physique, c'est l'An I de France Gall. Un savant mélange entre Patricia Lavila et une émérite chercheuse en sémiologie des médias de l'université d'Avignon.
Enfin, la voix, on aime ou on déteste, c'est criard et joyeux.
Bref, youtube and co regorgent de monument comme celui là à vous réveiller les zygomatiques. La face cachée de la production musicale, ce qu'on retrouve ni en magasin, ni en digital, les parents pauvres de la musique, les oubliés des charts, les pas assez intéressant à represser, bref, le back catalog.
Plus sérieusement, alors que l'allongement des droits de producteurs est encore sur le tapis, quel avenir pour ces milliers d'enregistrements oubliés au fonds des catalogues. Doit on rallonger le droit d'exploitation d'une œuvre au producteur originel ou donner accès à ses contenu oublié à des psychopathe du rythme, des défricheurs de vieux tubes et vieux titres, des archéologues de la musique comme Frémeaux et Associés, Testament ou Marianne Mélodie.
Si Computer N°3 est arrivée sur ce blog, c'est grace à une mise en ligne d'une émission allemande et la sagacité de quelques internautes un peu fanatiques des vieux airs. Mais quid des millions d'heures de musique qui ne seront jamais (re)pressée et qui concerne tous les genres musicaux ?

4 commentaires:

Hervé a dit…

salut Fred et joyeuses fêtes,

excellente remarque sur le back catalogue, ben vois-tu le back catalogue il existe à très haute dose sur Internet non ? tu vois ce que je veux dire ? on n'a pas le droit d'en parler mais bon... c'est quand même hallucinant de remarquer que la vraie richesse musicale, au sens discothèque de fonds, est là, sous nos yeux, à portée de main, et que voilà, on n'a pas le droit d'en parler plus que cela, alors que ce fonds perdure et se développe depuis l'aube des années 2000. Drôle d'époque non ?

Hervé

Frédéric Neff a dit…

Tu as raison Hervé. Le réseau P2P regorge de merveille plus ou moins bien classé. La difficulté reste la recherche et l'accès à ce contenu.
il est plus facile de rendre accessible un contenu produit par Testament ou Frémaud qu'une archive de festival ou de radio enregistré un jour ou récupéré on ne sait comment par un amateur et mise en ligne; Idem pour la numérisation des 78 tours...
Le contenu existe, reste à le trouver
bonnes fêtes à toi aussi !

Anonyme a dit…

l'émérite chercheuse en sémiologie dont tu fait allusion a-telle chanté piscandle in ze wind?

Frédéric Neff a dit…

@anonyme on le dit