mardi 31 mars 2009

Quoi de neuf dans le livre #2 ?

On parle beaucoup de livre numérique au salon du livre , oui mais sur quel support ? Comme pour la musique et l’incontournable iPod, les constructeurs se bouscule au portillons avec des projets tous plus séduisants et high tech que les autres. Le public est encore frileux et retissant à l’écran alors que l’encre numérique rend la lecture sur écran aussi confortable que sur papier.
Présentation d’un de ces nouveaux joujoux high tech signé Sony, le Sony Reader.


Sony Reader, démonstration
envoyé par viva-musica

lundi 30 mars 2009

Les artistes à l’Odéon pour la loi Hadopi

Lundi 30 mars, Théâtre de l’Odéon, une soixantaine d’artistes du cinéma et de la musique, à visage découvert, ont défendu la loi Hadopi devant un parterre de journalistes..
Très vite, les débats ont fait abstraction des problèmes liés à la technique (wifi, clé WEP,piratage de ligne, coupure ou amendes) pour s’intéresser à l’esprit de la loi, le pourquoi Hadopi.

Majors comme indépendant étaient présents, jeunes artistes comme « artistes reconnus » se partageaient la scène : Tété, Sanseverino, Alain Chamfort, Christophe Maé, Agnès Bihl, Renan Luce, Didier Lockwood, Arthur H, Ridan, Bertrand Burgalat, et bien d’autres été venu ajouter leurs soutiens à loi.

« on passe pour une grosse bande de bourgeois qui voudraient faire attention de ne pas se faire voler quelques trucs , mais c’est pas ça ». commence Sanseverino le visage fermé, « le téléchargement est devenu logique ».
C’est donc la défense du droit d’auteur que souhaite mettre en avant ces artistes .
Derrière ces revendications,s on sent une grosses fatigue. Une incompréhension avec le public et les internautes.
Comme des lapins pris dans des phares, les artistes ne comprennent pas la violence et les réactions du public suite à leurs prises de position. Qu’avons-nous fait de mal ? Réclamer un droit, le droit d’un travail, leur travail ? Avoir vendu plusieurs milliers de disques ? Faire un métier qu’ils aiment ? Ce qui est légitime pour les autres professions ne l’est pas pour les artistes ?

« L’équilibre économique de la création est fragile » rappelle Bertrand Burgalat du label indépendant Tricatel. « je défends le point de vue des gens qui vendent peu de disque. Les productions sont chères et peu rapportent » rappelle le producteur. « Avant Internet, la Musique déjà étaient dans une situation difficile ».


Didier Lockwood surenchérit. « le jazz n’est pas téléchargé mais il n’est pas distribué, ne passe pas à la radio, ne passe pas à la TV ». « On préfère la rentabilité à la création » se plaint le violoniste de jazz. La musique, « ce n’est pas rationnel ». « on passe d’une éducation culturelle à une éducation du fric ».Un constat amer que le téléchargement gratuit ne rassure pas et rappelle que « Mettre une valeur sur une chose, c’est donner de la valeur au contenu, donner un sens qualitatif ». Bref, de l’incompréhension en pagaille, des craintes et un sentiment d’être lésé :
« C’est la déprofessionnalisation qui arrive » se plaint Agnès Bihl « les artistes n’ont pas le droit de faire le métiers qu’ils aiment et en vivre ? » Un risque de perte de qualité avec une perte des professionnels.

Enfin, la vraie crainte de ces artistes étaient de ne plus avoir le temps, le financement et les professionnels pour créer ce qu’ils souhaitent créer. « je ne défends pas mes revenus mais on défends mes amis musiciens, les métiers de la musique et les jeunes artistes » rappelaient Da Silva et Thomas Dutronc. Sans financement, pas de création et donc pas de diversité culturelle.
« Il y aura toujours de la production pour des disques rentables mais pas pour nous » résume Ridan. Ce ne sont pas les meilleurs qui resteront.

Le cas Da Silva


C’est sans aucun doute l’artiste Da Silva qui jeta un gros pavé dans la mare. Artiste Indépendant (signé sur Tôt ou tard), Da Silva na pas mâché ses mots
« les internautes sont manipulés , on divise tout. Gros artistes et petits artistes, Majors et indép, artiste et producteur» Da Silva se plaint du « manque de connaissance des internautes sur le système économiques » .
« On fait croire que les artistes sont des victimes, les producteurs des voleurs et les internautes des Robins des Bois ». pour rappeler que « mon producteur je l’ai choisit, c’est un partenaire, si il travaille mal, je le change mais je travail avec lui car j’ai besoins de lui »et d’insister sur le rôle de la production “je connait plus d’artistes qui souhaitent avoir un producteurs que d’artistes qui souhaitent les quitter”.
Production, développement, tournée, concert, bref tout l’investissement atour de l’artiste qui permet son succès et son existence. Et de rappeler « si je ne vend pas de disque, je ne fait pas de concert. Quand je n’était pas connu, je faisait aucune salle. Qui va payer le transport pour 10 personnes pour un concert devant 5 spectateurs ? »
Tout est lié. Le CD, la musique enregistrée n’est qu’un maillon de la chaîne. « je touche de l’argent quand je passe en radio, quand je vends un disque, quand je fait un concert, c’est la sommes de ces revenus qui me fait vivre »

Un avis différent de ce qu’on lit sur le net et un avis intéressant car c’est celui des principaux intéressés. Un avis sur le « pourquoi la loi Hadopi » et non pas sur sa mise en place et sa ribambelle de « c’est quand même fou que certains artistes n’osent pas donner leur avis en public de peur des représailles » raconte un des intervenants.
Ce qui m’a vraiment surpris, c’est le gouffre qu’il y a entre les internautes et les artistes. Attention, les artistes ne sont pas des technophobes comme j’ai pu le lire ici et là sur le net, non, ils savent utiliser le web pour la vente, la promo et la diffusion de leurs musiques et sont eux-même grands consommateurs de musique sur le web. (Agnès Bihl par exemple utilise un concours sur le web pour une de ses nouvelles chansons).
Les artistes sont de bonne foi. On les aime ou pas. On adhère à leurs positions ou pas mais, malgré tout, ces créateurs savent combien a coûté leur création, en temps, en effort et en investissement financier. Et sans leur autorisation, copier leur création n’est, à leurs yeux, que du vol. Rompre le lien entre un artiste et public pour une méconnaissance du partage sur le web et une méconnaissance du coût de la création, c’est sans doute le pire dommage collatéral que va nous procurer ces longs débats pour la loi Hadopi.

DigitalMeme : L’hebdo #6

SOMMAIRE - DigitalMeme l’hebdo #6

LA BIG NEWS :

Hadopi, le tournant ?

EN BREF

Last.fm payant presque partout
Radionomy ne connait pas la crise
Emploi et consommation
Apple, la fin du prix unique

EN ATTENTE

Paris Mix
Odéon
iPhone sur scène


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Quoi de neuf dans le livre #1 ?

DigitalMeme sort des sentiers battus de la musique pour voir nos confrères du livre et plus particulièrement l’espace dédié au livre numérique. C’était la semaine dernière au Salon du Livre Portes de Versailles.

rencontre avec Sébastien Begel de HDS Digital pour Relay.com, le service de magazine et de livre numérique téléchargeable, du groupe Hachette.

lundi 23 mars 2009

DigitalMeme Hebdo #5

SOMMAIRE - DigitalMeme l’hebdo #5

LA BIG NEWS :

HADOPI : du rififi à la majorité

EN BREF


SpiralFrog ferme
L’année en Chiffre
Google riposte contre la riposte
SNEP, nouvelle direction


EN ATTENTE

Café promo
Musicothérapie
Le salon du livre

Lire l'Hebdo

lundi 16 mars 2009

DigitalMeme Hebdo #4

SOMMAIRE - DigitalMeme l’hebdo #4

LA BIG NEWS :

HADOPI, laborieuse première semaine

EN BREF

YouTube déchiré en UK
Fusion et récession chez Universal
Vente d’un exemplaire unique
Jamendo et le remerciement gradué

EN ATTENTE

Le droit d’auteur, pour qui ?
Les ondes en débats
Le salon du livre

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mercredi 11 mars 2009

Séance à l'assemblée, petite révision

Je n'ai pas trop envie de parler du projet de loi HADOPI. Alors, en guise de résumé, viva musica version micro-onde. Un petit "réchauffé" d'une (regrettée) info du jour sur le post où ce (grand et talentueux) Mathieu m'avait invité pour parler en octobre (déjà) de madame Hadopi. C'est rapide, facile à comprendre et (pas trop ) de mauvaise fois.

mardi 3 mars 2009

C'est le printemps, les DRM tombent

MusiClassics, le site de téléchargement dédié à la musique classique, fait sauter les verrous. Fort d’un catalogue de majors agrémenté mois après mois en indépendant, MusiClassics est enfin compatible avec tous les players.

Musiclassics propose du téléchargement et de l’écoute en ligne moyennant abonnement. L’achat se fait à la durée et non au track (10€, 10 heures).
Cette mesure va donner un second souffle à ce jeune site pénalisé par l’absence d’interopérabilité qu’il offrait.
Musiclassics est allé plus vite que l’Assemblée Nationale. En effet, le vote de la loi est reporté au 10.

Viva musica sur BFM TV, le bilan...


une webcam posée sur "une boite de 25" avec le retour
image dans l'axe et twitter en grand sur l'écran.
Voilà les coulisses du débat


C'était samedi soir, dans l'émission partageons nos idées et ici pour ceux qui souhaitent le (re)voir.

C’est très frustrant comme rendez-vous même si ce fut un plaisir de participer à cette expérience. J'ai même retrouvé un pote du lycée qui bosse à BFM.
On me voit beaucoup lever la main, donc voilà un peu ce que je voulais dire le bras tendu.

@ Sophie L’offre légale ne se résume pas qu’à iTunes. Il existe des services de téléchargement moins cher (eMusic) voir gratuit (Airtist)

@ monsieur le présentateur
. Si les sites de télécharegement ne sont pas les « inventeurs des DRM », ils sont ravis par contre d’imposer des format pas forcement inter-opérable.
@ Jean-François. Non, un artiste ne touche pas 3% sur les ventes d’un CD ou d’un MP3. Grnx !

@ Jonathan Benassaya
. Des offres payantes qui marchent, ça exite. Il y a Napster, Spotify et bientôt …Deezer sur BlackBerry. Sans loi, juste avec des projets innovants. Le meilleur exemple reste Deezer, un juxebox qui comble un besoin de l’internaute. Par contre, ça coûte plus cher à gérer qu’un site pirate.
Là, où j’ai pas pu finir mes propos, un site comme The Pirate Bay pourrait gagner vraiment plus avec leurs audiences. Mais bizarrement, on n’a pas l’esprit mercantile si caractéristique du circuit du disque pirate.
J’ai beaucoup aimé quand vous avez commencé à parler production. Pourquoi diable avoir choisit comme exemple un artiste (Cabrel) qui est son propre éditeur, qui possède son studio et qui pourrait sortir un album en direct si l’envie lui prenait ? Un artiste de majors qui a son public....Ce n'est pas ce que j'appelle un exemple d'artiste en développement...

Oui, il y a un vrai débat aujourd’hui. Comment financer la production ?
Et la loi HADOPI ne répond pas du tout à cette question.Heureusement pour Deezer que le site Numerama ne regardait pas BFM.tv…Vous seriez devenu le vilain à abattre.



@ Alain Rocca
. J’ai pas compris son histoire de grand-mères. Diable. Internet c’est toujours une histoire de génération ? Des jeunes qui embêtent les vieux ?


Enfin, en conclusion, la conclusion que j'avais sur le bout de la ngue vers les 19h55...
La musique traverse une crise. Une crise financière, une crise sectorielle et surtout une crise de confiance et une crise de valeur. Bref, c’est pas la forme. La priorité ce n’est pas Hadopi ou pas Hadopi, la loi passera et sera quasiment impossible à mettre ne œuvre. Le problème, c’est l’après HADOPI. Vers quoi on va ? Avec des premiers acteurs qui se stabilisent, des habitus de consommation qui se dessinent, il faut prendre le temps de l’analyse et de la réflexion pour décrypter ce monde merveilleux qu’est le numérique.


Voilà ce que vous avez raté.
Et vous, si vous êtiez samedi devant une webcam, vous auriez dit quoi ?

lundi 2 mars 2009

DigitalMeme l'Hebdo #2

SOMMAIRE - DigitalMeme l’hebdo #2

LA BIG NEWS :
HADOPI, ça commence cette semaine ! : Le projet de lois de riposte gradué partage le web et fait l’actu cette semaine !

EN BREF

ITunes lance l’abonnement, un premier service d’abonnement pour quelques mois à Depeche Mode
Portishead cherche son avenir, le groupe anglais se tourne vers ses fans pour choisir son avenir
IFPI / Irlande ; Episode 2, le Dallas du business de la musique, c’est en Irlande que ça se passe
The Pirate Bay : l’autre feuilleton de l’été printemps,
le rebondissement de la smeaine dans le feuilleton The Pirate Bay
La boulette de l’année ?, rumeur…On en s’est plus sur l’origine de la fuite du dernier U2

EN ATTENTE

Deezer
Talent Zapping
La nouvelle Star
DigitalMeme

C'est ICI