mardi 28 avril 2009

Le MaMA et les indés

Retrouvez sur DigitalMeme deux articles à lire absolument :

MaMA de Bourges #2 : des chiffres et des lettres
Deuxième article sur le MaMA avec un décriptage en chiffre et en lettre du salon.
Les indés donnent de la voix
une lettre ouverte de la FEPPIA et de CD1D.

Je ne poste plus trop sur viva musica ces derniers temps mais je vous expliquerais tout prochainement.

lundi 27 avril 2009

DigitalMeme l'Hebdo #10

SOMMAIRE - DigitalMeme l’hebdo #10

LA BIG NEWS :
Hadopi, le points sur les dernières tendances

EN BREF
The Pirate Bay, procès annulé ?
Rallongement des droits voisins
Apple repasse le Milliard

EN ATTENTE

CE QUE VOUS AVEZ MANQUÉ
Nouvelle rubrique des liens DigitalMeme de la semaine

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vendredi 24 avril 2009

MaMA de Bourges #1 : les axes

Ce que vous avez raté au MaMA. Ambiance, citation, thématique. Retour sur le premier salon professionnel organisé au Printemps de Bourges.
Après deux jours dans un univers à forte dominante spectacle vivant, où les nouveaux acteurs du web ont brillé par leurs faibles représentations, retour sur les grands axes de réflexion du MaMA, liste non exhaustive..
La nouveauté, le nouveau frein du développement
Que se soit pour le live ou le disque, l’objectif est toujours de développer un artiste autour d ‘un projet artistique.
La visibilité média est de plus en plus difficile à avoir. On fonctionne sur un ancien système de promotion d’une nouveauté (album) dont le succès assoit la notoriété de l’artiste et permet le remplissage de la tournée. Actuellement, le développement d’un artiste se fait par le live. Du côté des médias, les journalistes présents se plaignaient à la fois d’un manque de place pour chroniquer, d’une impossibilité de promouvoir une tournée plutôt qu‘un disque et des pressions de certaines rédactions pour orienter les chroniques « vers ce qu’aiment les lecteurs ». Sans parler du manque de place dans les différents médias traditionnels.
Enfin, les aides à la production sont basées encore sur le disque. Très difficile pour un artiste d’avoir des aides pour une tournée. Sans live, pas de fond,de public et de notoriété pour faire un album. Et sans album, il est quasiment impossible d’exister médiatiquement et de faire une tournée.
Sur ce point, médias, artistes, producteurs de spectacle et de disque étaient unanimes.

Internet comme media
Internet (malgré la faible présence de professionnel du secteur) a souvent été au cœur des débats. Faiblesse des revenus étaient bien sûr au sujet. Le problème exposé pour la filière n’est pas, bizarrement, la pratique pirate : la filière n’adoube pas les P2Pistes mais préfère s’attaquer au cœur du problème.
Les sites de diffusion de contenus ne sont pas considérés comme des médias mais comme des hébergeurs de contenu. Impossible donc de « monétiser » l’audience réalisée sur Youtube, Dailymotion ou myspace comme une audience peut l’être sur une radio par exemple.
C’est bel et bien deux philosophies qui s’opposent. Une respectant le contenu et demandant, quelque soit le taux ou le modèle, une rémunération pour audience. Une autres, œuvrant pour la libre mise en ligne de contenus, générant des revenus pour l’hébergeur sans que l’ayant droit (major, label, artiste ou même utilisateur amateur) ne soient rémunérés pour son contenu. Quid de la valeur réelle et symbolique d’un contenu ? Où est le rapport de force : Le contenu apporte de valeur à l’hébergeur ou c’est le service de l’hébergeur qui apporte de la valeur au contenu ?
Est-ce qu’à terme la simple visibilité sur Internet justifiera-t-elle ce mode de partage peu favorable aux créateurs de contenu ? Et quel poids pour négocier face aux géants du web et des Telecom. ?

Les nouvelles missions des producteurs de concert

Le producteur de concert est de plus en plus au cœur de la carrière et du développement d’un artiste. Et lors du MaMA, les producteurs de concert ont mis le doigt sur une « injustice » qui les limites. Il n’y a pas de droit de producteur associés aux artistes. En d’autres termes, un producteur ne peut s’engager avec un artiste sur plusieurs années car seul un contrat de travail lie les deux entités. A tout moment, un artiste peut donc démissionner. Aucun contrat ne justifie une fidélité d’un artiste à une société de production de spectacle, bloquant ses structures en terme d’investissement sur le long terme. Et justement, avec la perte de terrain du disque, ces acteurs ont de plus en plus besoins d’investir sur du lon terme.
L’objectif est d’avoir des droits associés sur la production comme peuvent l’avoir les producteurs de phonogramme.
Dans quelles conditions ? Sous quelle forme ? L’idée d’un CNC pour la musique a encore fait son apparition.

360 : info ou intox ?
Le contrat 360 (un contrat pour l’exploitation de la marque artiste) a été aussi au coeur des débats. Cette forme de contrat pose à la fois des problèmes de compétences (association entre acteur existant car on ne s’invente pas éditeur ou producteur ou distributeur). Ce mode de contrat tend vers une concentration des acteurs au détriment des artistes. Un contrat unique pose les risques de dépendance pour l’artiste. Dans un développement de carrière, l’artiste se doit d’avoir une “stratégie 360″ en multipliant les partenariats gagnant/gagnant avec les acteurs les mieux adaptés à son projet. Pour l’instant, peu d’acetur français se sont lancé dans les contrat de type 360.

Le mythe de la gratuité
Que ça soit en ligne ou en concert, le mythe de la gratuité semble faire du tort à la filière. Le mythe de la gratuité ne concerne pas que la musique mais est un mythe de notre société moderne. La gratuité sur le web déprécient la valeur symbolique de la musique estiment certains producteurs (indépendants ou pas).
Quand au live, la gratuité se fait à deux niveau. Une explosion des concerts gratuit qui a un coût pour l’organisation et une gratuité des prestations… Cachet en réduction, rémunérations « douteuses » pour une prestation scénique. Qui payent quand le spectacle est gratuit ? est-ce toujours l’artiste qui fait la variable dans les politiques de cassage des prix du cachet ?
A cela s’ajoute la place de l’amateur sur scène sans avoir un dumping social vis à vis des professionnels.

La paupérisation du secteur
Baisse du revenu moyen des artistes, « classe moyenne » des artistes en baisse, le secteur subit une mutation, depuis 2003 et la modification du statut d’intermittent du spectacle.
Il y a 35 000 artistes musiciens et chanteurs en France en 2003 contre 6500 en 1986 . Pour ces 35 000 artistes, la réalisation d’un album n’est pas une obligation. Ils sont donc sur des revenus provenant en majorité du du live. 70% des artistes disparaissent au bout de 3 ans. Voilà la réalité de la « majorité » de la scène musicale rappelle Marc Slyper de la CGT.
Les 50 000 spectacles recensés par le CNV ne représentent que 15% des spectacles en France. 85% des spectacles ne génèrent pas ou peu de taxe du spectacle récolté par le CNV.
Cette micro-production scénique sur l’ensemble du territoire garantit une offre de divertissement sur le territoire dans un écosystème extrêmement fragile. Malgré les baromètres, le monde du spectacle est excessivement fragile et les tendances à la globalisation ne vont en faveurs de la filière ni à la faveur des revenus des artistes.

Le rôle des services publics et société civiles

Financer les structures ou les projets ? L’avenir de la filière passe-t-elle par une politique de financement en« mode projet ». Les sociétés Civiles doivent-elles donner plus aux gros événements ? Doivent-elles financer les entreprises pour assurer une offre mieux répartie sur le territoire ou bien doivent-elles financer les projets et le développement d’artiste au cas par cas ? Doit-on créer une nouvelle redevance pour financer la production ? Si oui comment ? Pour quelle répartition ?
Les débats sont ouverts et un clivage existe entre les petits acteurs associatifs à la recherche de soutient de collectivité territoriale, pour une offre de proximité et des acteurs plus nationaux aux besoins plus élevés pour une offre nationale et internationale. A noter la forte présence des acteurs publics locaux et territoriaux sur le financement de l’offre en spectacle vivant. UNe donnée à mettre en parallèle avec le secteur de production d’album très peu subventionné par le public.

En conclusion, tous ensemble, tous ensemble !
Il est apparu évident qu’il fallait, main dans la main, unir l’ensemble de la filière musicale pour défendre un réseau de distribution, de diffusion et de production, donc défendre des structures et des outils pour permettre la diffusion de musique et la création.
La part plus importante de la tournée et du live dans la carrière d’un artiste doit nécessairement être accompagnés d’innovation en termes d’économie, d’adaptation à la production, d’évolution des mentalités…bref, une bien longue aventure.

DigitalMeme : L’hebdo #9

SOMMAIRE - DigitalMeme l’hebdo #9

LA BIG NEWS :
THE PIRATE BAY condamné

EN BREF
Depeche Mode joue du streaming
We7 avec ou sans pub
100% Music Songwriting Contest, c’est parti !

EN ATTENTE

CE QUE VOUS AVEZ MANQUÉ
Nouvelle rubrique des liens DigitalMeme de la semaine

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mercredi 22 avril 2009

Printemps de Bourges



De retour sur Paris avec la clôture du MaMA ce mercredi 22 avril dans l'après midi. Je vous propose un compte rendu de ces 48heures de MaMA sur viva-musica et DigitalMeme et, au passage, sur ce blog, mes réactions sur ce qui a été dit pendant ces 2 jours.
J'invite tous les spécialistes du spéectacle vivant à partager vos expériecne et vos réaction surle sujet.
On commence demain :-)

mercredi 15 avril 2009

Le Printemps de Bourges fête les MaMA

2009, date de naissance de MaMA. 2 jours avant le début du Printemps, un salon dédié aux professionnels des musiques actuelles fait son apparition. Le MaMA. A quelques jours du festival, interview digital pour DigitalMeme avec Fernando Ladeiro Marquès, directeur du MaMA. Décryptage…

DigitalMeme - Bonjour Fernando Ladeiro Marquès, pouvez-vous nous présenter rapidement le MaMA ?
Fernando Ladeiro Marquès - Le MaMA est un nouveau rendez-vous dédié à l’ensemble des professionnels, français et internationaux, des musiques populaires. Il s’agit de créer un lieu en France qui, à l’instar d’événements tels que Eurosonic (Pays-Bas) ou South by South West (USA) permet de réunir la profession (je veux parler de l’ensemble de la filière, disque et spectacle vivant, commercial et culturel …) autour de rencontres, de conférences et de showcases. Chacun sait qu’il n’existe pas en France, à l’instar d’autres pays, de lieu pour présenter un artiste nouveau à ses pairs et aux journalistes dans de bonnes conditions techniques et humaines. Alors nous avons aussi voulu créer une scène où producteurs et maisons de disques peuvent montrer et faire entendre les artistes qu’ils défendent à un public essentiellement composé de professionnels.

DM - pourquoi ce nom ? comment est venu l’idée ?

FLM - Le MaMA, c’est le marché des musiques actuelles ! L’idée nous trottait dans la tête depuis quelques temps puisque nous avions lancé en 1995 un salon professionnel sur le Printemps de Bourges, Tam Tam. Aujourd’hui, le Printemps de Bourges en raison de son contenu artistique spécifique et de sa période, est devenu le premier grand festival de l’année. Tous les professionnels y sont présents et les internationaux de plus en plus nombreux chaque année. Avec la mise en place du MaMA, il s’agit d’encadrer et de développer la partie professionnelle du festival.
Jamais les gens du disque et ceux de la musique live ne se rassemblent, jamais les conseillers musique du ministère de la Culture ne sont dans la même salle que les labels indépendants du metal, jamais les “tourneurs” de variétés ne voient les responsables des salles rock associatives, jamais les administrateurs de certaines sociétés civiles ne sont assis à la même table que des cadres de majors. Pourtant, nous n’avons pas seulement des intérêts et des inquiétudes à partager. Nous avons un futur à dessiner, et qui doit se nourrir des connaissances de tous et de chacun. Voilà pourquoi noçus avons voulu ce MaMA : créer des assises et un marché des musiques pour tous les métiers et tous les milieux se rencontrent enfin.

DM - Le MaMA commence en amont du printemps. Est-ce une volonté de séparer le festival de la rencontre professionnelle ?
FLM - Comme je le disais précédemment, nous avons voulu créer un événement exclusivement dédié aux professionnels. Dans ce sens, il était important de le séparer du festival, même si cette séparation est minime. En même temps, il aurait été dommage de se couper complètement du festival et de ses infrastructures. En effet, où créer cet événement devant être à la fois un espace de réflexion et de débat, un lieu de rencontres et d’opportunités professionnelles, une vitrine et une chance pour les artistes ? Où le créer mieux qu’à Bourges, au cours des deux journées qui précèdent le Printemps ? Il n’est pas un professionnel de la musique en France qui n’est jamais venu au Printemps Bourges, et ils sont des centaines à lui être fidèles chaque année. Le lundi et le mardi, les infrastructures du festival sont prêtes, les salles sont en ordre de marche, les équipes sont prêtes. Il y aura des colloques, des débats, des tables-rondes, des dizaines de show cases, des espaces destinés aux contacts professionnels


DM - Le MaMA, c’est tous les ans à partir de 2009 ?
FLM - Le succès de cette première édition répondra à cette question. Néanmoins, dans notre esprit, il est question d’implanter un événement récurent, un lieu de rendez-vous et de dialogue annuel.

DM - Quel est l’objectif du MaMA ?

FLM - Nous vivons une période importante, nos métiers sont en pleine mutation et il est essentiel de réfléchir à l’avenir de notre filière. Permettre aux professionnels de se rencontres, faire du MaMA un lieu de réflexion, de dialogue, de partage d’idées et d’expériences est l’un des objectifs majeurs du MaMA.

DM - Le MaMA est payant. Pourquoi ce choix ? Combien avez-vous d’inscrits ?
FLM - Au même titre que l’ensemble des festivals/salons professionnels, le MaMA est payant. Il n’y a là rien d’anormal. En règle générale, tout à une valeur et nous pensons que la gratuité n’est pas une bonne chose. D’autant plus que les tarifs que nous pratiquons (40 euros pour les 2 jours, incluant un libre accès à l’ensemble des conférences, aux rencontres professionnelles et aux showcases) me semblent très bas (il suffit de comparer avec les autres événements de ce type) et permettent à tous d’y participer.

DM - On entend quelques critiques de la part du monde du spectacle, certains parle de boycott. Qu’en pensez -vous ? Le monde du live est-il prêt pour ce genre d’événement ?
FLM - Toute nouveauté est souvent - et dans un premier temps - mal perçue. En ce qui concerne le MaMA, il y a eu quelques incompréhensions lorsque nous avons commencé à présenter l’opération, mais aujourd’hui les choses sont claires, notre position est parfaitement comprise et, à ce jour, près de 1500 personnes sont déjà inscrites à cette première édition.

DM - Enfin, vos souhaits pour cette édition 2009 du printemps ?
FLM - Qu’elle soit vécue par les professionnels et l’ensemble du public comme un grand moment de plaisir, de découvertes et de concerts inoubliables …

DM - Le mot de la fin
FLM - J’aimerais que les professionnels, présents lors de cette première édition du MaMA, puissent se dire à l’issue de ces 48h : “C’est dommage qu’on ne se soit pas rencontrés plus tôt ..”

DM - Merci beaucoup Fernando Ladeiro Marquès, à bientôt.

Le MaMA, du 20 au 22 avril 2009. Plus d’info ici

DigitalMeme : L’hebdo #8

SOMMAIRE - DigitalMeme l’hebdo #8

LA BIG NEWS :
HADOPI, 21 à 15

EN BREF
Qtrax à contre-courant
La musique en ligne selon l’Observatoire
Hadopi arround the world

EN ATTENTE

CE QUE VOUS AVEZ MANQUÉ
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mercredi 8 avril 2009

l'iPhone en concert




Les meilleures utilisations son à inventés par nos clients. Ce geemik très connu d’Apple a été pris au pied de la lettre par un artiste Français. Arbon, chanteur poète, fou dingue de l’iPhone, a su trouver dans ce petit gadget les atouts d’un instrument de musique.

C’est son ingénieur du son, Oji, qui va, pour la première fois, jouer de l’iPhone. Non ce n’est pas l’application ocarina ou un remake de guitar hero . Non, c’est une appli toute simple (BeatMaker, 16€ sur l’app Store Apple) qui transforme les 16Go de la bestiole en réservoir de fichiers wave. “L’iphoner” lance les musiques comme on peut le faire un DJ derrière un ordi ou ses platine à un concert sauf que c’est plus petit et plus facile à ranger.
Ce n’est pas tout. L’iPhoner joue en direct avec les musiciens présents sur le plateau. Véritable maillon du groupe, l’iphoner est-il le musicien du futur ? Je demande à voir. Rendez-vous donc à l’Européen jeudi 9 avril.
Gadget ou révolution musicale ? La réponse le lendemain sur DigitalMeme.
N’étant ni DJ ni iPhone-addict, j’invite les lecteurs-testeurs de cette application à nous liver leurs impressions. On publiera vos expériences pour mieux décoder ce nouvel outil.

lundi 6 avril 2009

DigitalMeme : L’hebdo #7

SOMMAIRE - DigitalMeme l’hebdo #7

LA BIG NEWS :
HADOPI, c’est sortie !

EN BREF
Google et la coupure graduée
Spotify, cliquer et achetez
Google et le téléchargements gratuits en Chine
Sellaband et la pré-vente

EN ATTENTE
Deezer et EMI
Paris fête le digital
Droit et devoir des médias

CE QUE VOUS AVEZ MANQUÉ
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Lire l'hebdo ICI

vendredi 3 avril 2009

Quoi de neuf dans le livre #5 ? Analyse

Venir au Salon du Livre de Paris avec la casquette de bloggueur et de professionnel de la musique, c’est un peu comme aller dans le passée ou visiter le salon que la musique a peu ou pas connu.

Un énorme salon populaire avec une forte place à la jeunesse, une démonstration de diversité culturelle, de diversité de contenu avec de très mauvais ouvrages et d’excellent chef-d’œuvre, avec ces énormes machines d’éditeurs (Hachette, La Martinière), ces gros et valeureux indépendants (l’Ecole des Loisirs, Actes Sud, Autrement) et cette multitudes de micro éditeurs TPE, réunit sous le même toit pour défendre le même objet : le livre.

Peu de place au numérique donc, juste un espace, dans le fond à droite, loin du passage où quelques courageux visiteurs venaient se presser au stand Relay.com pour déguster un Smoothie, sur les canapés confortables d’Orange ou dans le lieu de conférence de “la lecture de demain”.

On est bien loin du MIDEM Net et des démonstration de force des nouveaux acteurs du numériques. Donc aller au salon du livre comme représentant du monde de la musique, c’est comme visiter un village avant la guerre, un port avant la tempête. Le point positif reste l’accueil. Nous, représentant de l’au delà, qui avons bravé les crises de distribution, la dévalorisation du support, le téléchargement “pirate” et l’explosion du numérique, nous sommes un peu comme des anciens combattants revenant du front.


Mutation du marché en cours
Sauf que …Le monde du livre attend de pied ferme le livre. Fort de son support (confort, symbole de la culture, objet de collection) le livre a encore de bonnes années devant lui. Pour certains, le numérique ne remplacera jamais le livre. On annonce depuis une décennie la fin du papier et les livres électroniques commencent à peine à pointer le bout de leur pages digitales.

Malgré l’aspect encore anecdotique du livre numérique, cette digitalisation du contenu “écrit” chamboule les esprits. Deux pistes font débats au chœur des allée du Salon :

1 - La place de l’éditeur. Si l’agrégateur est le prestataire qui mets en ligne l’œuvre (le PDF ou .doc de l’auteur) en le rendant compatible aux format des livre électronique, en numérisant ligne par ligne pour permettre son accès par recherche de mots clé, quel est la valeur de l’Editeur ? un agent marketing ? un garant des droits d’auteur pour l’écrivain ? un intermédiaire indispensable pour le sacro-saint livre papier ?

2 - Incontestablement, un pdf est moins bon que son équivalent papier. il est contraignant pour l’utilisateur de créer ce pdf (scanner page par page un livre n’est pas chose facile par rapport à la numérisation d’un CD ou la création du DivX). Donc le livre numérique se confronte très tôt à son utilité. Qu’elle est la valeur ajoutée du livre numérique par rapport au papier, fort d’une noble réputation, symbole de la connaissance, de la culture et du savoir ?

C’est sur dernier point que les acteurs du livre numérique œuvrent. Un livre hypertexte, conçu et écrit pour le numérique, avec musique, ambiance sonore, lien vers site…Des exemples existe déjà, une nouvelle forme d’écriture est en train de naitre alimentant le roman traditionnel d’un nouveau pan, créatif et innovant. Un apport en plus comme la portabilité des caméras avec la nouvelle Vague a transformer le cinéma.
Le rôle d’agrégateur a lui une vraie valeur ajoutée. Mettre au format de l’écran, rendre compatible sur les différents supports, ajouter de l’interactivité. Bref, une vraie mission de service ajouté qui risque fort de modifier le rôle historique de l’éditeur comme on a ppu le voir avec MobiLire et AVE! Comics.

Un autre point, non négligeable, repose sur l’adaptation ou non de la loi Lang au numérique et le taux de TVA à 19,6% appliqué au livre numérique (contre 5,5% pour le livre).
Une TVA différente pour un même contenu. Un prix variable et plus faible pour du numérique par rapport au livre et surtout la fin du prix unique sur le digital. Voilà de quoi cristalliser les débats entre chaque échelon de la filière ou comment innover avec le numérique tout en respectant l’ensemble de la chaine traditionnelle et vivrière du livre. Un casse tête que la musique n’a pas connu (du moins à cette échelle).

Le marché du livre


Légèrement en baisse, le nombre de lecteur reste stable d’année en année. le prix unique du livre permet d’avoir un excellent réseau de distribution indépendant via les librairies. Un véritable poumon pour l’édition et surtout les les éditeurs indépendants mais un écosystème fragile.
L’inquiétude repose sur la diminution de gros lecteurs, moteur du marché de l’édition. L’arrivée du numérique risque de provoquer une grosse crise économique dans le secteur non pas par l’apparition de livre “piratés” en masse comme pour la musique mais par un déséquilibre du marché dû entre autre à la baisse des gros lecteurs et le transfert vers le numérique d’une partie des productions. Par exemple, l’édition des œuvres universitaires sont de plus en plus délaissées au profit du net. L’édition d’ouvrage universitaire, déjà économiquement faible s’en trouve affecté.
L’arbre fragile de l’édition risque de s’effondrer si d’autres genres ou d’autres lecteurs délaissent le papier pour une consultation en ligne non ou pas rémunératrice. L’adoption de l’ouvrage numérique serait une manière de réduire ce gap.

Step by step
Jamais on a autant lu pourtant avec Internet. Et jamais l’information a été aussi importante dans le quotidien de nos contemporains. La forte présence d’organes de presse à se salon, témoigne la recherche d’un second souffle vers une ouverture à l’édition ou via les nouveaux services numérique. L’industrie du papier entame donc lentement sa révolution, conscient de ses atouts et de ses faiblesses par rapport au livre, avec les yeux tournés vers le secteur de la musique, au chœur de la mutation numérique.
Si le marché et l’écosystème du livre est très différents de la musique, il n’en demeure pas moins que de nombreuses problématiques sont partagés par ces deux secteurs.

jeudi 2 avril 2009

Quoi de neuf dans le livre #4 ?

Dernière vidéo du Salon du livre de Paris pour DigitalMeme. Pour des raisons techniques, le débuts de l’intervention de Stéphane Amiot a disparu. Quoi qu’il en soit, vous avez quand même la présentation et les objectifs de cette jeune start-up du livre, Mobilire, spécialisé dans la BD et les Mangas sur téléphones portable. A suivre…

Et vous, que pensez-vous de ces initiatives dans le livre numérique ?

Rencontre avec Stéphane Amiot de Mobilire.

mercredi 1 avril 2009

Quoi de neuf dans le livre #3 ?

Lire un livre sur un écran c’est pas forcément funky mais une BD franco belge ou un manga ?

Bizarrement, la transissions semble plus simple pour la BD.
Entre BD et animation, rencontre avec Thomas Ribeau d’AVE! Comics la lecture de BD pour portable, iPhone et ordinateur.