mercredi 29 juillet 2009

Fin d'une époque, fin de Chorus

chorus n°61

Le magazine Chorus, dédié à la chanson française ne passera pas l’été.
Le trimestriel s’arrêtera au numéro 67 ce septembre. Un rideau de fin assez triste pour ce petit magazine qui anime le monde de la chanson. Les éditions du Verbe avait passé le relais au groupe millénaire presse qui jette à son tour l’éponge. C’est la cessation d’activité.

Cette disparition fait échos avec le regroupement de Jazz Magazine et JazzMan et le rachat par Classica du Monde de la musique (qui se traduit par sa disparition pur et simple des kiosque).

Le hasard a voulu que l’annonce tombe quasi en même temps que le dépôt de bilan d’un monstre de la photographie. L’agence Gamma, fondé par Raymond Depardon et Gilles Gardon est aussi en grande difficulté. Le groupe Eyedea souhaite s’alléger du poids de son département presse. C’est l’inconnu pour l’agence Gamma.

Avec la disparition de Chorus, c’est la recommandation d’un journal d’expert, la validation et la façon de découvrir pour des professionnels de la musique et des amateurs de chansons de nouveaux talents. On ne voit pas (pour l’instant) surgir un blog de cette qualité de recommandation.

L’industrie du disque doit devoir faire avec cette nouvelle donne, une baisse de la visibilité, de la recommadation et de la présence dans les médias. L’heure est à la création de nouvelle référence de recommadation sur le web surtout pour les secteurs de niche.

Interpret, le superman des études ?


J’ai été surpris de voir plusieurs blogs de qualité (ou pas) relayer une info assez chelou à mon sens.
La société anglaise présente aussi au Etats-Unis, Interpret produit une étude qui traite des pratiques des internautes. Selon l’étude, 1 internaute sur 3 est un « pirate » («36% des internautes ont téléchargé ces 3 derniers mois sur un réseau P2P).
Mais le "problème" n’est pas là. Cette étude repose sur un échantillon ( !!!) de 64 millions de personnes, enfin, plutôt d’internautes. Ce chiffre qui n’a pas surpris plus que ça.
64 millions ! C’est pas du panel de fillette ça !
Y a 3 choses qui me surprennent :
  • Qui peut se payer un panel aussi gros. Une étude, c’est en général assez cher. Un panel de qualité, et plus le panel est de qualité, plus il est gros, plus les prix montent. Le coût de traitement de l'infos est lui aussi exhorbitant avec une telle quantité d'interrogés.
  • Pourquoi utiliser un si gros panel. Qu’est-ce qu’un panel de plusieurs millions peut apporter de plus qu’un panel représentatif. Les questions de l’étude devaient-elle aboutir à la définition de profils consommateurs archi pointu (de chez pointu) comme l'étude des pratiques de upload de contenu sur les réseaux ?
  • Pourquoi un cabinet d’étude ne communique pas à la fois sur son panel (un panel de 64 millions, c’est loin d’être commun) et sur son étude. Le site ne fait référence qu’à une seule étude sur les jeux vidéo (intéressante d’ailleurs), le Video Game OverView Report du premier trimestre 2009. Une partie publique des résultats sont visibles sur le site.

Si l’étude en question, sur les pratiques des internautes, n’est pas publique, ce qui est possible, c’est par des fuites que les conclusions se seraient trouvé sur la toile. Mais pourquoi cahcer ur son site sa capacité à traiter une étude sur 64 millions d'internautes; Ce n'est pas u savoir-faire très commun ça...
La question de commanditaire et du panel aussi gros reste entière.

Si cette étude a une part de diffusion publique, on devrait retrouver sa trace sur le site de l’institut de recherche. Nada.
Le « département » Digital Music Vidéo propose l’étude (à acheter) Will Music Phones Replace the MP3 Player ? et rien d’autre…D'ailleurs, cette étude n'a aucun nom sur les blogs français et angalis la citant.
Je suis vraiment dans l’expectative. Si l’un des bloggeurs et/ou journalistes ayant communiqués sur cette étude (ZDNet, onzap, electron libre, Journal du geek, generation NT, numerama...) a des infos sur ce projet, je serais ravis qu’il me contacte qu’on fasse (ensemble) la lumière sur cette étude.
Si elle existe, il doit bien avoir des infos publiques qui mérite de voir la lumière du jour.

Sinon, on a affaire à un super canular.

lundi 27 juillet 2009

Music Around the World # 10 : Australia

Midem, Music around the world. DigitalMeme and Viva Musica made A travel around the (music market) world. Internet is an International business. But What’s happen in different country ?

Country # 10 : Matthew Proft from Sounds Australia explains Australia. Interview in English

Many Office in the world ?
China and Australia are very close in diplomacy. Do you have a new
mission in China ?
What is the situation of music market in Australia ?
Australia is a big Island. Is it an issue to improve Internet and mobile phone ?
What does Australian people prefers for music : Internet or mobile ?
Is illegal download important in Australia ?
About live Music. Australia is an island. Isn’t it difficult to organize tours ?
So lot of live in Perth and Sydney ?
Is it usual to export his music for an australian artist ?
How does Australian Arboriginal influence in music ? Do they have success ?
Is UK and US music important in Australia ?
What can we wish best for music in Australia in 2009 ?

Music Around the World #9 : Argentina

Midem, Music around the world. DigitalMeme and Viva Musica made A travel around the (music market) world. Internet is an International business. But What’s happen in different country ?

Country # 9 : Argentina with Marcos Amadeo from Comercio Exterior. Interview in English.

Situation of music in Argentina
Situation of digital music
Goal : promote music from South America ?
Easy to realise Tour in Argentina ?
Live music, popular in Argentina ?
Difficult to export Argentine music ?
Best dream for Argentine Music in 2009 ?

vendredi 24 juillet 2009

Musique (un peu) financée par les marques : épisode #1 tour d'horizon



« les marques » dans la musique, ce n’est pas nouveau. En Asie, être « brandé » par Pepsi et faire des spots « comique » pour le soda ou autre annonceur est monnaie courante. Idem au Etats-Unis ou l’association d’une Star avec des marques n’est pas choquant. MJ et Pepsi, U2 et Apple, Pink et HP

En France, Coca-Cola avait franchit un cap il y a 3 ans avec des 4 par 3 montrant Olivia Ruiz et la fameuse boisson. Une étape était franchie mais l'initiative reste exceptionnelle. On a du mal a associer un artiste à une marque comme on le fait sans souci avec les acteurs et surtout les sportifs.

Jusqu'à présent, les artistes étaient « sponsorisés » par des marques qu’ils portent ou utilisent. Vêtements, chaussures ou de guitares, « obligeant » les artistes à porter les dits vêtements ou à faire des démos lors des salons. Un sponsoring logique en lien avec la pratique de l’artiste et sa visibilité sans trop intervenir sur le contenu artistique.

L’étape suivante arrive donc logiquement.

Dove
s’attaque au public pré pubère et jeune adulte avec un spot aussi coloré et teenagers que les concurrents. On passe commande pour un titre « à la carte ».
Un clip façon 80’s, des chorégraphies dans tous les sens, Une Yelle qui parodie une parodie de parodie et des costumes à faire regretter la non production d’un FAME 3. En bonus, un concours de Lip dub passé inaperçu.
Simone elle est bonne va plus loin avec sa chanson sur « my garden party » et les rasoirs Wilkinson. Une association marque/ artiste assez réussie avec bien évidemment, un clip incontournable et surtout, c’est la nouveauté, une création de contenu explicite pour la marque : un titre complet avec un gros effort sur la prod et le clip.
Ces deux artistes ont pu produire un titre de façon pro, avec un clip bien léché et un salaire qui va avec tout en valorisant leurs images en augmentant leurs diffusions. C’est plutôt positif (plus pour Simone que pur Yelle dans ces exemples).
D’un point de vue artistique, les deux titres restent cohérents avec la ligne artistique des deux chanteuses. De la parodie, de l’humour. Bref, on paye la blague pour donner une bonne image. Ces projets répondent à un besoin de ces deux artistes de faire des « coups ».
Toutefois, le bilan de ces opérations n’est guère rassurant. Si deux marques de cosmétiques investissent dans la musique, c’est un bon point non négligeable. Par contre, si l'investissement des marques se résume à ce genre de projet, on peut vraiment se questionner sur l’avenir des sponsors dans la musique .
Un argent « sale » mal vu par le « milieu artistique », un mode payement pour avoir un tube + artiste + image de l’artiste à la carte pour les annonceurs.
De plus, la recette n’est pas garantit. Si Wilkinson a marqué des points avec Simone sans passage tv, Dove a plus ramé malgré des spot sur la TNT (et donc un budget plus gros). La recette ne marche pas à tous les coups.

Mais pour du développement, du travail de fond, comment faire ?

Ray Ban a développer un concours qui propose un tremplin (sous forme de bourse) à un groupe rock / electro français. C'est le Ray Ban Rock Battle réalisé en partenariat avec les Inrocks.
Un bon système. C’est un jury de « pro » et non le public qui fait le choix. La marque se positionne en « découvreur » de talent. La marque comme starter, le coup de pouce qui fait du bien au développement et qu’on cite à tout va dans la carrière de l’artiste. Un deal gagnant gagant si le concours proposé par la marque est de qualité.


Zadig et Voltaire, marque de fringues de bon standing, a créé son label. II signe avec Warner Music un contrat 360. il sera intéressant de suivre ce genre de production et de développement sur le long terme. Fort à parier que Zadig & Voltaire ouvre une brèche durable pour le financement de la production. Reste à voir les limites des projets.

La liste n’est pas exhaustive. Il existe d’autres solutions plus ou moins efficaces et pertinentes.
La route est encore longue avant de voir Rolex, Nike, Renault, et AG-2R financer respectivement Anne Gastinel, I Am , Bidibule ou Frank Mickael. Et si ce jour arrive, comment Rolex, Nike, Renault et AG2R vont pouvoir communiqué et valoriser ces partenariats ? Avec des maillots et les logos dessus ? en capitalisant sur l'iamge de marque de l'artiste et sa communauté ? Bien malin (et riche) celui qui trouvera la formule.
Va-t-on voir (un jour proche) les labels faire le tours des entreprises pour financer un projet comme un club de foot de village fait le tour des entreprises locales pour financer son équipe ?

jeudi 23 juillet 2009

Music Around the World #8 : Spain

Midem, Music around the world. DigitalMeme and Viva Musica made A travel around the (music market) world. Internet is an International business. But What’s happen in different country ?

Country #8 : Spain with Garcia Doval de Promusicae Interview in English.


MIDEM 2009, Carlos Garcia Doval, Spain
envoyé par viva-musica. - Regardez plus de clips, en HD !

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- Ringtone ou download ?
- Easy to export Spanish music ?
- Live music and diversity in Spain
- Live music, everywhere in Spain ?
- Unitate all country in Spain, is it impossible ?
- Link with north Africa ?
- Most beautiful dream for Spanish music

jeudi 2 juillet 2009

Music Around the world #7 : Belgique

Midem, Music around the world. DigitalMeme and Viva Musica made A travel around the (music market) world. Internet is an International business. But What’s happen in different country ?

Country #7 Belgium. Thierry Dachelet from SABAM. Interview in French.

- SABAM, société d’auteur Unie ?
- Pas de scission culturelle ?
- Une culture Belge ?
- Pourquoi une si grande créativité en Belgique ?
- L’export, une nouveauté ?
- Le marché belge de la musique
- La téléphonie, un eldorado en Belgique ?
- Compatibilité de la SABAM avec les nouvelles pratiques web ?
- Piratage: répression ou conciliation
- Le rêve de la SABAM pour 2009