mercredi 16 septembre 2009

Kiss Kiss Bank Bank, le chaînon manquant



L’année 2009 sera l’année des labels participatifs. Derrière la brèche hollandaise ouverte par Sellaband, la France est devenu le paradis de cette formule. En tête Grégoire + My Major Company + toi + moi + 1 000 000 d’albums = la promesse de la ruée vers l’or. La liste complète et comparatif des labels participatif est disponible ici.
Entre le label traditionnel, producteur (souvent éditeur) qui finance et développe la prodcution d’un album / artiste et les labels participatif où la structure de « levée de fonds » est responsable du travail de la bel, il y a avait un espace libre que la jeune start up française semble vouloir combler.
Parce que produire un album ne se résume pas seulement a trouver de l’argent, parce qu’un producteur n’est (seulement) un banquier, Kiss Kiss Bank Bank a choisi de créer une structure de levée de fond auprès des du public pour un co-financement d’album.
Les producteurs peuvent donc choisir de co-financer une partie de l’album par les internautes via Kiss kiss Bank Bank.
Vous êtes fans de Cock Robin ou du jeune groupe Rafale, vous pouvez devenir son producteur.

Comment ça marche ?
Une vidéo vaut souvent mieux qu’un bon discours.

En d’autres termes, le principe est assez simple. Pour l’internaute, on choisit qui l’ont produit. Les conditions varient suivant les projets. exemple : je touche 10% du CA pendant 2 ans.
La nouveauté, c’est qu’on peut (co)produire un album mais aussi, une tournée, un retour, un single, un festival, bref, un projet musical du studio à la scène. On investit en achetant des parts de 10€ (les kissstocks).

Côté label, on profite aussi de cette souplesse.

On s’inscrit et l’on propose un projet. On choisit les conditions de rétributions des internautes. Trois paramètres sont à prendre en compte pour le montage de la (co)prodcution de l’album. La coproduction des internautes représente combien du coût total ? Quel est le taux de rétribution des internautes ? combien de temps les internautes vont ils toucher leurs droits.

Gare aux filous, Kiss Kiss Bank Bank valident les projets suivant leurs « fair », leurs justesses et leurs honnêtetés. Alors 6 mois de rétribution à 5% pour produire 80% de l’album, désolé, ce n’est pas possible.
Enfin, le label peut proposer des cadeaux bonus à chaque Kiss Banker (le nom ici pour producteurs). Offrir un MP3 pour une part achetée, une place de concert pour 10 parts achetées, un dîner avec le groupe ou un super cadeau pour celui qui fera la meilleure promo…. Bref, un vrai petit atelier marketing direct très sympathique.

Comment vit Kiss Kiss Bank Bank ?
La structure prend une commission sur les investissements.En contre partie, Kiss Kiss Bank Bank propose un suivit complet pour les Kiss Banker comme pour les labels de l’évolution des projets (financement, production, promotion et chiffre d’affaires.
Le site est assez clair, agréable (sauf la musique qui joue quand on passe la souris sur la photo du groupe qui m’a un peu « stressé »). Kiss Kiss Bank Bank a su rendre clair et lisible un concept pas très évident. A cela s'ajoute un graphisme agréable, un logo très efficace et un nom qui parle de lui même : bisous bisous monnaie monnaie. Attention toutefois à ne pas confondre avec le film Kiss Kiss Bang Bang et en pas faire le lapsus Kiss Kiss Bang Gang, on a vu avec Zimbalam qu'un nom un peu original pouvait être très facilement déformé par les Internautes.

Par contre, des zones d’ombres subsistent. Si la base du projet est saine et claire, elle repose sur deux données. Le coût de production en amont (délivré par le label) et le CA généré par le projet (livré aussi par le label). Kiss Kis Bank Bank ont affiné leurs équipes pour « auditer » au mieux les budgets des productions. Le réseau + le budget +une vérification (bon studio, bon réalisateur, bons musiciens) ne devrait pas trop poser de problèmes. Quant au CA, si pour les ventes physiques on peut voir clair (via les stocks, le pressage, les déclaration SDRM, le classements sortie de caisse Gfk) c’est un peu la zone pour les ventes digitales, les ventes directes en concerts et tout ça et tous les revenus annexe d'un projet (droit mécaniques, passage radios...).

Rendez-vous dans un an pour voir comment Kiss Kiss Bank Bank va gérer cet épineux dossier.
Vous êtes tenté par l’expérience ? Kiss Kiss bank Bank offre 10 KissStocks d’une valeur de 10€ chacun aux 10 premiers commentateurs qui diront « oui, je le veux ».

lundi 14 septembre 2009

La guerre des formats aura bien lieu



Musiclassics se pose des questions sur la qualité des compressions audio. Un classique débat chez les amateurs de grande musique.

Rien de mieux qu’un test à l'aveugle grandeur nature.
Imaginez vous a dans un studio de mastering avec 6 extraits de 4 œuvres différentes. 6 extraits dans 6 compressions différentes.
AAC 192 Kb/s et 320Kb/s, WMA 192 Kb/s et 320Kb/s, La source et le MP3 (en 320kb/s)

La conclusion fut effarante. Sur les 14 personnes faisant le test dont parmi elle de l’oreille de bloggeur ( my(good)Zik , Rock Trotteur…) Yann Guégan de Rue 89, de la claveciniste Claude Nadeau au directeur de label (Saphir) en passant par le zozopate (fan de technologie et de Hi-fi)….
La surprise, c’est que personne n’a mis la source en tant que meilleur « résultat ». un constat qui ne surprenant le responsable technique de Musiclassics.
C’est le format AAC et WMA qui ont le plébiscite du public tandis que le format MP3 est largement mis au banc du test par le public. Le MP3 à 320kb/s largement délaissé...imaginé à 256 ou 192KB/s vendu comme "qualité CD" sur de nombreux sites.
Pour ma part (j’assume) j’ai préféré d’un zeste le WMA 192 JKB/s devant son confère AAC au même taux de compression et le WMA et le AAC à 320KB/s. Loin derrière, le MP3 avant dernier avec un zeste d'avance sur ... la source !

Le MP3 n’est plus à jour. On critique beaucoup sur le net la qualité du MP3 en mettant dans le même panier les compressions en WMA et en AAC. Malheureusement, la différence est tout autre. Si le WMA et l’AAC proposent une compression de bonne qualité (le test en aveugle offert par Musiclassics est assez impressionnant), on peut regretter deux choses dans notre paysage de musique numérique. Las ource ne plait pas à priori. En plus d'être lourde, elle ne satisfait pas l'oreille.
Le MP3 est en dessous en terme de qualité alors qu’il est interopérable. Le AAC et le WMA sont de meilleure qualité mais l’interopérabilité n’est pas à jour. Voilà le problème, le format parfait n’existe (pas) encore.

Pourquoi proposer tant de choix différents alors ?
Tout d’abord pour renouer les amateurs de musique et audiophile avec le fichier numérique de bonne qualité. C’est techniquement chose faite avec la compression WMA et AAC mais il y a un gros travail pour évangéliser le public.
C’est aussi une stratégie durable et louable de communiquer et favoriser la qualité du fichier. Toucher un public plus audiophiles et amateurs (acheteurs) de fichiers numériques. Au moins, on a le mérite du côté de MusicMe, de Qobuz et de Musiclassics (les 3 frenchies qui se lance cette année dans le high fidelity) de se démarquer du mastodonte iTunes.
On propose du choix dans la compression, du choix dans le format pour une qualité d’écoute "à la carte". En contrepartie, on perd l’interopérabilité. Alors, quel avenir pour le numérique ; un algorithme MP3 nouvelle génération plus propre, plus fidèle ? Intégrer le OGG dans un test similaire et l'adopter? Une offre Alliant WMA et AAC pour satisfaire la compatibilité et l’interopérabilité des internautes ? Bénéficier de son catalogue en WMA quand on jette son iPhone et qu’on passe par exemple au PC ?
Toute cette polémique sur le bon format reste assez anecdotique. On dépend d’abord de sa sensibilité, de son oreille. Ensuite, on dépend de son équipement audio souvent médiocre quand il est lié à son ordinateur. La bonne nouvelle, c’est que les solutions HI Fi de luxe peuvent mettre en avant le port USB (sacrilège !) sur les amplis à lampe.

La guerre des formats aura bien lieu. Pas de DRM qui bloquent mais des soucis de compatibilité sont au programme. Le taux de compression, le fichier source, le MP3, le Lossless en WMA ou AAC, on est loin du format universel !

vendredi 11 septembre 2009

iTunes 9, plus de services et de recommandations


On a eu peur. Le nouveau iTunes a bien caché les genres musicaux. En tout cas, malgré cette petite frayeur, iTunes 9 nous offre une home plus claire, plus jolie, plus aérée avec surtout plus de covers visible en homepage. Les pages artistes sont plus valorisantes, plus claires et surtout, (ça c'est traitre), nous permettent de voir les albums et les titres pas vendus. Un flux RSS, l'abandon du fond bleu (enfin !!!), le top album et le top titre, les artistes que les internautes ont acheté et du partage via Facebook et Twitter entre autre, voilà qui devrait rendre les visites sur iTMS plus agréables.

L'interface laisse plus de place à la "diversité" des contenus. Vidéos, Applications, contenus "universitaires", podcast partagent le même espace que la musique.
L'application Genius, qui n'est pas une nouveauté est mise en avant. Côté petit trucs sympa, on peut, maintenant, du côté des podcast voir si l'on a écouté, pas écouté ou écouté qu'un extrait du podcast. Bien pratique quand on podcast des trucs un peu long.
L'option partage en famille permet de faire un pot commun de sa musique sur iTMS façon plateforme Apple TV, un Apple TV qui ne supporte pas le LP, les bonus (on en parle de suite).
Côté blague, faut obligatoirement mettre à jour Safari quand on fait la mise à jour sur Apple, j'ai beaucoup rit.


Côté internationnal, please welcome to the Mexican iTMS. Un troisième store sur le continent américain voit le jour. Apple vient de mettre un pied dans le monde hispano Américain, fort à parier que les grandes nations (en terme de pouvoir d'achat) du continent américain vont suivre. A suivre aussi l'offre en telenovelas avec l'arrivée de nos amis Méxicains.
Côté Europe, pas de nouveaux store (ou j'ai mal vu). La Slovaquie, dernier pays Européen a adopté l'Euro n'a même pas son store. Décidément, la vie est dur pour les petits pays. (voir les vidéos du MIDEM en ligne et à venir).

Enfin, la nouveauté côté "contenu" c'est l'apparition du LP digital. C'est ça Cocktail alors ? En tout cas, le projet est séduisant. Le contenu en bonus est fournit par l'éditeur. la valeur ajoutée repose bien évidement sur ce fameux contenu en plus (vidéos, photos, paroles, bio, exclusivités...) fournit par la production. Grande inconnue, comment un indépendant pourra bénéficier d'un tel service. Souhaitons en tout cas que son utilisation (tant du côté du public que de la production) soit généralisée.

Music Around the World #11 : Latvia

Midem, Music around the world. DigitalMeme and Viva Musica made A travel around the (music market) world. Internet is an International business. But What’s happen in different country ?

Country #11, Latvia. Interview in English

mercredi 2 septembre 2009

Une place au soleil

Vous êtes jeune ?

Vous cherchez à affiner votre expérience et vos connaissances sur la musique ?
Vous aimez la musique (toute la musique ?
Vous aimez le soleil et les entreprises qui ont une piscine ?
Vous aimez prendre des responsabilités ?
Vous avez de l'initiative ?
Vous parlez anglais ?
Vous êtes un addict des réseaux sociaux et de la musique sur le web ?
Vous pouvez avoir une convention de stage ?
Vous êtes prêt à vous défoncer pour être embauché ensuite ?


Alors cette offre de l'Irma est faite pour vous. Harmonia Mundi souhaite étoffer son équipe bossant sur le digital.
Arles est une bonne ville (j'y ai travaillé en vivant sur Avignon) pleine de libraires et de disquaires et fort agréable à vivre même si l'on ne connaît pas Cupo Santo par chœur et qu'on aime pas le Pastis et que l'on aime pas la Corrida.
Ce genre de stage est une aubaine car dans ce genre de structure, vous apprenez 2 fois plus qu'ailleurs et vos idées peuvent voir le jour. Alors n'hésitez pas !

mardi 1 septembre 2009

Espagne, la crise du live de l’été


Le paysage musical varie suivant les pays. En Espagne, les mairies ont un rôle majeur dans le financement des concerts : tradition espagnole de concerts gratuits dans toutes les villes te les villages espagnols.

Frappé de plein fouet par la crise économique, les diverses institutions publiques font des économies et la culture comme la musique n’échappe pas la règle.
Selon El Pais repris dans le Courrier International n°975, le monde de la musique en Espagne doit faire face à une nouvelle crise. Avec la baisse des budgets, le monde du spectacle opte pour deux stratégie, baisser (et c’est le risque) ses cachets ou faire le dos rond en attendant la reprise. Selon le journaliste Lino Portela, c’est au groupe dont les cachets dépassent les 15 000 € que ce dilemme se déclare le plus. En Espagne, un groupe peut faire une quarantaine de concerts durant l’été. Un poumon pour les groupes et le secteur musical. Avec la baisse des budgets publics, soit les artistes réduisent le nombre de concerts, soit ils réduisent leurs cachets (au risque de ne plus pouvoir les remonter ensuite).
Une situation qui ne satisfait pas les professionnels de la musique, négociant les cachets à chaque village et réduisant les revenus globaux pour la filière.Pourquoi une telle situation. Ces concerts sont gratuits. L’ensemble des revenus provient de l’argent investi par le commanditaire, à savoir la ville.
Avec ce modèle économique, aucune autre alternative économique (acteurs privés, concerts payants), n’a pu émerger.
L’Espagne se retrouve dans la pire des situations, être dépendant d’un seul système.

En France, les acteurs publics ont un rôle important dans le spectacle vivant. L’Etat mais surtout les collectivités territoriales investissent sur les réseaux de salle, les structure comme sur le contenu. Un réseau de petits acteurs se répartit sur le territoire pour un équilibre économique précaire. Pas de risque, à priori, d’avoir la même crise qu’en Espagne.
Toutefois, une trop grosse et trop rapide modification du secteur avec l’arrivée de grosses écuries pourrait mettre à mal cet équilibre.
A chaque culture sa crise et ses mutations.
Gageons que l’Espagne sera créer une offre estivale de concerts toujours aussi riches pour le public et rémunératrices pour les artistes.

Et vous, qu’en pensez-vous ?