vendredi 30 octobre 2009

Mix move Sessions, le webmarketing


Vendredi 30 octobre, j'étais invité à la table ronde sur le web marketing au mix move sessions, à l'espace Barbara à Paris.
Autour de la table, le manger David Barat de Bellevue Music, Franz Tournadour de Playlive, Denis Ladegaillerie de Believe, le tout dirigé par la main de maître de Bertrand Mougin de l'IRMA. Pendant 2heures, nous avons échangé avec le public sur un thème très accès sur la distribution (Believe oblige).
Faire un bon album coûte de l'argent mais la démocratisation des logiciels de montage son donne accès à la production à des centaines d'autoprodcution. Dans une salle remplie d'autoprod et de jeunes labels et producteurs et artistes, la discussion a bien tournée autour du "comment on fait pour émerger". La réponse tient en une phrase : au cas par cas.
Pour compléter et résumer mon intervention, il n'y a pas de voie prédéfinie ou de modèle à suivre. Chaque projet a un développement propre qui mérite ou pas une distribution numérique ou un pressage de CD ou des passages sur scène. Malgré Internet et les opportunité du réseau, la promotion et "la découverte de son public" coût encore assez cher. Le distributeur Believe investit 20 à 30 000€ pour un artiste présent dans le Top 10 ou 20 du téléchargement. Le distributeur a prolongé son engamenent avec Deezer à condition que le site de streaming propose avant 2010 d'offre d'abonnement. Enfin, Believe a fait preuve transparence sur les chiffres et la répartition de Believe. Selon le DG de Believe donc, le streaming par abonnement devrait rapporter plus (entre 0,01 à 0,05 €)...A suivre...
Un grand merci à l'IRMA et à
Mix Move Sessions pour cette manifestation. A suivre sur Viva Musica une présentation des ecover de Playlive qui ont suscité la curiosité du public. Sinon, j'invite votre oreille à flaner du côté de Bellevue Music, management d'artiste au catalogue bien alléchant.

mardi 27 octobre 2009

YoosMedia, un pavé dans la mare


Dans une discrétion toute surprenante, la star up franco-amércaine Yoosmedia a sortie la semaine dernière un nouveau service baptisé Yooscafé.
Yooscafé permet d'échanger, sous couvert de la copie privée, des titres avec 3 personnes de son entourage.
Si la démonstration lors de la soirée de présentation a démontré qu'un copier coller n'est pas toujours facile, le principe est, une fois chez soi au calme, assez simple.
on s'nscrit sur Yooscafé, on upload son titre. On obtient un url type "adresse écourtée" sur twitter. on envoit cette adresse à ses amis, sur Twitter, sur Facebook, bref on en fait ce qu'on veut. Les trois premiers Internautes qui cliquent sur cette adresses peuvent télécharger le titre "légalement". Le fichier est "watermarké" comme "échangé via Yooscafé le X du mois Y de l'année Z". Aucune info personnelle n'est associée au titre.
Au delà du troisième, impossible de télécharger le morceau.
Devant un tel projet, deux questions se posent : la légalité et l'intérêt.


C'est légal ?
Selon Yoomédia, cette solution est 100% légale. L'outil utilise l'exception à la copie privée qui permet donc la copie dans un cadre familial élargi. Reste à voir si, pour le juriste, la diffusion d'une adresse URL sur Internet est compatible avec la définition du cadre familial élargi.
La limitation est de 3 copies par titre, donc pas de risque de transformer son Facebook en mini site de lien de téléchargement.
Si le cadre légal semble être respecté, ça va poser de sérieux problème au niveau éthique. Choisir une voie originale et dissocier la copie dans un cadre privé d'un côté et l'échange ou freedownload un peu partout sur des sites Internet est en soi, une évolution. C'est un peu la valeur ajoutée par rapport à Raphsidare ou Megaupload. Avec Yooscafe, on s'échange qu'avec ses amis dans un "cadre légale".
L'ouverture de cette boite de pandore risque de faire grincer des dents à plus d'un ayants droit. Difficile d'y voir clair car aujourd'hui, seule la fonction Yooscafé est activée, en attendant la Yoosbox de Yoosmedia, véritable plate forme privée permettant d'écouter la musique de ses amis et d'échanger des titres entre "amis" aussi.
Wait and see.


L'intérêt
- Pourquoi payer un service qui peut être gratuit via Skype, gmail, Dlfree ou autres services de fournisseurs d'accès qui permettent l'échange de fichiers entre utilisateurs sans se soucier de la légalité des usages ?
- Pourquoi utiliser Yooscafé quand on peut le faire sans limitation via Megaupload ou un torrent ? Par peur d'hadopi ? Mais Hadopi ne concerne que le P2P et non (pour l'instant) le reste.
Le souci de légalité est une bien maigre justification du service Yooscafé.
Dans sa communication, Yoosmedia ne vise pas le Geek du dimanche mais bien la madame Michu qui a peur de voir débarquer la police à la maison pour deux MP3 de Lorie téléchargés par le petit dernier. D'un autre côté, c'est un marché, on pense tellement peu au non technophile dans le web...
- L'offre de contenu est limitée. Même avec un grand nombre d'amis, on n'aura pas un choix exhaustif et, second problème, l'offre s'appauvrit avec le temps. Si chaque fichier ne peut être échangé que 3 fois, les meilleurs titres vont être échangé en priorité et deviendront indisponible assez vite dans notre petite communauté restreinte d'amis.


Reste la suite de l'offre. Présenté en avant première, la Yoosbox de Yoosmédia propose quelques avantages non néglieable :
- la recomandation par ses amis. Avoir accès aux contenus de ses amis au moins en streaming via l'application est premier pas vers une recommandation de qualité. On fait toujours plus confiance à ses amis. Bon, si tous vos amis ont 40 Go de musique, ça devient plus compliqué pour faire le tri.
- un cloud de sauvegarde. Si 10% des utilisateurs d'iPod ont déjà perdu leurs données selon une étude réalisée par Yoosmedia, ce service est amené à faire quelques heureux. Une sauvegarde digitale de son contenu, ça prend du sens.
- la copie Pirvé maitrisée. Combien de copie pour un titre acheté en ligne ou un disque acheté en magasin ? Difficile a dééfinir.
Ce système brise un tabou, celui de la copie privé, et ouvre une faille dans l'exploitation commerciale d'une pratique non commerciale sur un bien marchand. Toutefois, il permet aussi la maitrise de cette copie. Trois copies par fichiers possible. Y aura-t-il un feedback pour les ayants droits des copies privées réalisées ? Si oui, la Yoosbox aura un autre avantage.

- Une solution technique en marque blanche. C'est le point gagnant de Yoosmedia. Proposer un outil d'échange simple pour des sites communautaires, le service "plus" dédié à la musique. Plus d'un travail sur ce genre d'offre en effet.

La face visible de l'iceberg laisse place a plus de questions qu'autres choses. J'ai eu l'occasion d'avoir deux présentations du projet avec l'équipe de Yoosmedia. Pas facile à expliquer, projet tentaculaire et poupées russses dans l'offres des services asociés...Bref, je reviendrais plus en détail sur ce projet les jours à venir. en attendant, les comentaires sont ouverts pour vos remarques.


mardi 13 octobre 2009

Le Mouv', contrôle technique




Merci à Bidibule pour la capture de l'émission contrôle technique du Mouv avec Jérôme Riera de New Wave Hooker, présenté par Jean Zeid et Emilie Mazoyer.
Je n'ai pas eu le temps de parler du concept "d'album à la carte". C'est pourtant ce que fait très bien Joachim Garraud avec son CD "à fabriquer soit même" sur son site comme il l'explique dans cette vidéo.
Si vous avez écoutez l'émission et si vous avez des questions, n'héistez pas à laisser un commentaire.
Pour approfondir, Bidibule et ses "new release" hors album c'est ici que ça se passe. Sinon, le nouvel album de Boulbar, sur la Boxe, avec une BD, c'est par là. Enfin, les amateurs de musiques africaines trouveront leurs bonheur avec le label Yéro, de la cassette au MP3 sans passer par la case CD.
En bonus de Pony Pony Run Run en MXP4 sur le player Playlive dont je parlerais plus tard dans ce blog. A vous de jouer de écouter le titre sans la voix du chanteur :D

Les bonnes rencontres musique du WebDeux Connect



Un peu d'actualité autour de viva musica.
Samedi dernier, j'ai fait le déplacement au Webdeux connect, histoire de faire du réseau.
Dasn le flot de rencontres, je vous présente quelques blog / site / twitter à découvrir et suivre. En tout cas, on en reparle bientôt sur viva musica :
Martin Ohannessian de My Tour Manager, un projet un peu lyonnais à suivre.
Allostudio, un outil très pratique pour organiser ses séances d'enregistrements. A suivre bientôt sur viva musica.
Sémi Souames de muzicosphere, un site de vidéo et de démo d'instrument.
Rencontre avec le plus improbable blog de musique, la manufacture française d'Harmonie de précision, un casse tête de référencement et un blog qui décortique lesw succès musicaux. Pourquoi ça marche ?
Enfin, le Rock Trotteur de Laurent Belando qui prépare un projet autour du live. A suivre aussi ...
Merci à l'équipe de Webdeux connect pour cette journée riche en rencontre et en information.
Enfin, viva musica sera à l'antenne du Mouv' pour le contrôle technique mardi 13 octobre. A suivre à 19h20 sur le mouv. Au programme, l'album a-t-il encore de l'avenir ?

jeudi 1 octobre 2009

Combien coûte 40 minutes de musique ?



Voilà une question qui me trotte dans la tête depuis de nombreuses années et depuis 2 ou 3 jours sur mon
Facebook. J'ai participé à la numérisation de cassette audio (oui des K7 !!) de griot Africain. 40 minutes de chants, ou d'histoire séparés en deux faces comme ce "deux titres" d'El-Haaj Sammba Siree Gorel, combien ça coûte ?

Le support :
Sur support, le prix varie suivant le format, le style de musique, le label et son pressage. On a une fourchette de prix pour un disque variable suivant la notoriété du groupe, le label, le packaging... Pas de prix unique. C'est bien sûr moins cher si c'est une cassette et plus cher si c'est collector. Il y a le live qui coûte toujours plus cher. C'est 40 minutes de musique et une expérience unique. Plus le concert est rare, unique, plus l'artiste est reconnu, plus le concert est cher. Logique.

En ligne :
En ligne, on défini le prix suivant le barême du prix unique iTunes. Un album pop fait 12 titres, il est vendu 0,99 €/$ le titre et 9,99€/$ l'album. Quoi que. Avec, au printemps dernier, l'arrivée de prix variable sur iTunes, on a à la fois des prix à la baisse (7,99€, 6,99€ pour l'album) et à la hausse 11,99€.
Que justifie cette variation de prix ? La notoriété de l'artiste. Un Muse sera plus facilement vendable à 11,99€ que Marlène Dorcena.
Avec ce système, on défini le prix suivant d'un album suivant un nombre de piste et sa notoriété et non sa durée. Pourtant, c'est ce qu'on vend aussi non ? On vend des titres (nombre de piste) et de la musique (durée). Alors, quel est le juste prix de 40 minutes de musique ? Son prix doit il dépendre uniquement de son nombre de titre ?

La notoriété :
Un jeune artiste a-t-il le même prix qu'un artiste reconnu. Ce qui est rare est-il plus cher ou moins cher ? Un artiste en développement n'est pas connu, il est donc rare. Par contre il n'est pas cher. Midprice pour le jeune artiste est toujours plus préférable. Pas seuelement pour une question de prix mais par ratio. Un album de François Ville au même prix qu'un Renaud à 9,99€ ? pas logique, Renaud a plus de valeur, il est plus connu, il est donc plus cher. Plus c'est connu et reconnu, plus c'est diffusé, plus c'est cher. Logique non ?

Moralité, avec des enregistrements, rares, exclusifs et inédits, sont par défaut à 1,98€ pour cause de leur simple nombre de pistes.

Le prix unique de la musique n'existe pas. Il n'y a pas d'algorithme pour définir le prix suivant sa durée et ses nombres de titres. On est actuellement dans une définition du prix de la musique suivant son nombre de piste et non sa durée. Un paradoxe car on achète au titre et on écoute en flux.

Ces problèmes existent pour le rock (Atom Heart Mother des Pink Floyd) la World, les projets un peu crossroad, le jazz et bien sûr le classique. Musiclassics reconstitue les œuvres selon leurs partitions d'origine. Chaque mouvement est réuni en une piste. L'œuvre est vendu à la durée et non au titre. A ma connaissance, c'est le seul site à avoir franchi le Rubicon et à vendre "au poids" et non au titre. Un modèle relativement cohérent pour le classique. Après est-ce qu'une étude au piano de Mozart coûte le même prix qu'une Symphonie de Beethoven, c'est une autre histoire.