lundi 30 janvier 2012

Il est né Le Divin Enfant



Rien ne vaut une naissance pour apporter un peu de bonheur dans une famille. Surtout quand l’enfant est voulu de tous. Retenez cette date, le 28 janvier 2011.
Historiquement en crise et en conflit, la filière musicale a signé le protocole d’accord du CNM. Pour la première fois la filière est unie. Signe que la crise a bel et bien touché toute la filière et pas seulement les producteurs et les majors comme le veut l’adage.

D’Universal à CD1D, des éditeurs au PRODISS, des fédérations de labels aux syndicats des distributeurs, de la SACEM à la SPEDIDAM, indés, majors, tout le monde était là cet accord historique. Seule la CGT Spectacle n’a pas signé, pour contester le manque de garantie du financement et l’absence des régions alors que la CGT Spectacle…… valide le projet !

Sous des faux airs de faire part de naissance, le discours de Frédéric Mitterrand a insisté sur le caractère historique de l’événement. « plus que de l’enthousiasme, c’est un nouvel élan pour l’ensemble de la filière ». A la sortie de la conférence de presse, un vent d’optimiste soufflait entre les flûtes de champagne. Voilà bien longtemps qu’une telle météo avait été vu dans les couloirs du MIDEM.

Le CNM entame son sevrage avec la mise en place d’une association pour l’application de son protocole d’accord. Au programme, la constitution juridique de la nouvelle structure et la mise en place du programme d’action (comme les aides vont être mises en place par exemple) avant une ultime validation par l’Union Européenne ce printemps.
Tous n’est pas rose dans ce tableau. Des défis sont à relever comme la pérennité du financement en cas de baisse de la taxe affectée (taxe sur les fournisseurs d’accès sur les offre TV mise en place pour le CNC lors des premières box des offres Tri-play). Autre chantier, l’intégration de l’IRMA, CNV, Bureau Export et consorts en un seul et unique CNM.
Les premiers pas du CNM sont prévus pour octobre, et ce, quelque soit les résultats du printemps électoral. 

MIDEM, le point à mi parcours



Si l’an dernier le MIDEM avait des airs moribond de dernier MIDEM, la 46 ème édition donne un nouveau souffle et de nouvelles perspectives à ce salon professionnel.

Quand une filière est en crise, son salon professionnel aussi doit se reconstruire. La place de marché International qu’est le MIDEM change lentement de visage.
Fini donc le salon des labels venant chercher un distributeur à l’étranger. Fini ces réunion B2B entre acteurs du disques et de la distribution. Ou presque. On retrouve cette faune dans les couloirs du Majestic ou dans les bars autour du palais. Le marché reste le marché.
Le 46eme MIDEM s’offre un mariage de raison. Le MIDEMNET, créé en 2000, fait enfin partie intégrante du MIDEM.
Un nouveau public hante les allées. Il y a beaucoup moins de monde que l’an dernier mais le taux de visiteur en mode « mon premier MIDEM » semble à la hausse.
Nouvel espace
Concentrer dans l’espace Riviera, les stands des sociétés civiles, lieu de rendez-vous pour labels et pro partage l’espace avec des start Up. Un vent frais et nouveau d’innovation, représenté par de jeunes entrepreneurs plein d’enthousiasme. En contraste avec la filière « historique » en crise depuis plus de 10 ans.
Le sous sol, lieu historique de la salle de marché, est remplacée par des salles de conférence et de workshop qui ne désemplissent pas. Conférences, rencontre, Speed Dating. Le programme oblige a faire des choix. On peut regretter sur ce salon Internationale la sur représentation des acteurs américains sur les stratégie Marketing Online. On croise dans les allées du salon des start up européenne et sud américaine bien moins arrogantes et souvent bien plus pertinentes.

Il est trop tôt pour faire un bilan du MIDEM mais le résultat à mi-parcours est plutôt positif. Tel un Phoenix, le MIDEM semble renaitre de ses cendres. On assiste à un renouvellement du public. A voir comment les « accrédités historiques » vont s’intégrer dans le paysage.